PHOTO | EXPO

Metaphorai

09 Juin - 19 Août 2018
Vernissage le 09 Juin 2018

L’exposition « Metaphorai » au CRP de Douchy-les-Mines s’intéresse à la dimension fictionnelle, narrative et métaphorique des villes à travers le regard porté par onze photographes contemporains sur Bruxelles, d’Isabelle Arthuis à Angel Marcos en passant par Elina Brotherus et Philippe Herbet.

L’exposition « Metaphorai » au Centre régional de la photographie de Douchy-les-Mines, réunit les œuvres de onze photographes contemporains qui posent leur regard sur la ville de Bruxelles et exploitent son potentiel fictionnel et métaphorique.

Metaphorai : onze photographes explorent le potentiel métaphorique des villes

L’exposition « Metaphorai » présente une sélection de photographies issues de la collection de Contretype, centre pour la photographie contemporaine à Bruxelles avec lequel le CRP s’associe pour son exposition estivale. Ce projet partagé qui a pour but de mettre en lumière le travail de production et de résidence des deux structures revient sur le programme de résidences que mène Contretype depuis 1997 autour de la ville de Bruxelles, à laquelle des photographes du monde entier sont invités à venir se confronter.

Le titre de l’exposition, « Metaphorai », est inspiré par le nom donné aux transports en commun à Athènes : à travers cette surprenante appellation qui fait que l’on emprunte une « métaphore » pour circuler à travers la cité, s’exprime l’idée que chaque ville s’apparente à une langue avec ses propres vocabulaire, syntaxe, figures de style…

Metaphorai : Bruxelles vue par Elina Brotherus, Vicente De Mello, Angel Marcos, Satoru Toma…

Les photographies d’Isabelle Arthuis, Elina Brotherus, Vicente De Mello, JH Engström, Enikö Hangay, Isabelle Hayeur, Philippe Herbet, Angel Marcos, Alain Paiement, Sébastien Reuzé et Satoru Toma ont en commun de retranscrire à leur façon la dimension métaphorique et narrative de la ville de Bruxelles. Les images de Vicente De Mello extraites de la série Silent city, Théâtre d’ombre, explorent le potentiel fictionnel de la ville endormie à travers de troublants jeux d’ombre réalisés dans sa chambre, où les objets du quotidien se métamorphosent en visions fantastiques et oniriques.

Il est aussi question de fantasmagorie dans les clichés de la série The New Painting, Broken Horizon 2 d’Elina Brotherus qui, en inversant les rapports d’échelle, cadrant ses compositions au plus haut des barres d’immeubles, les isole en une fine bande sous un ciel immense, et compose ainsi un nouvel horizon urbain.

La photographie intitulée La chute 33 d’Angel Marcos montre de dos un homme seul, tenant un sac en plastique rempli de petits bouquets de fleurs, se tenant debout devant un  panneau publicitaire où s’affiche le visage d’une femme, qu’il semble fixer intensément. Cette unique présence humaine dans une ville plongée dans la nuit qu’éclairent les phares des voitures et les vitrines allumées symbolise toute la solitude qui habite les grandes villes.