DANSE | SPECTACLE

Echo

01 Déc - 01 Déc 2016
Vernissage le 01 Déc 2016

L’Atelier à spectacle, scène conventionnée du Pays de Dreux, présente Echo. Cette création pour cinq danseurs de Claire Jenny et Etienne Aussel mêle chorégraphie et vidéo pour rendre sensible la rencontre des corps et de leur représentations, et s’interroger sur les utilisations individuelles des nouvelles technologies.

Pièce pour cinq danseurs, Echo conjugue danse et vidéo et met en oeuvre un dispositif scénique conduisant à s’interroger sur les limites de la représentation de soi. Réalité et virtualité, scène et écran, ne cessent de se répondre jusqu’à ce que s’efface toute distinction entre ces deux mondes.

Corps et image

La pièce présentée par Claire Jenny, Echo, est avant tout l’histoire d’une collaboration avec le vidéaste Etienne Aussel. Collaboration qui conduit à souligner immédiatement les rapports entre danse et image, entre corps et image. Sur scène, ces derniers apparaissent clairement sous la forme de deux parties distinctes, l’une réservée à la vidéo, l’autre à la danse. Ainsi, deux conceptions du monde, deux perspectives se font face. Distinctes au premier abord, ces deux parties, ces deux conceptions, n’en communiquent pas moins.

Scène et écran

D’une part, l’espace vide et parfaitement blanc sur lequel sont projetées les images des danseurs est constitué de boîtes de tailles différentes, obligeant ces derniers à se courber et à constamment s’adapter à l’étroitesse du lieu. Mais les danseurs peuvent également prendre appui sur les murs de ces boîtes et tenter de trouver de nouveaux points d’équilibre. Ici, l’expérience de l’inversion de la perception de l’espace et du mouvement est essentielle puisque l’évolution des danseurs dans ces boîtes est filmée à l’envers.

De l’autre côté de la scène, s’ouvre l’espace contraire, celui de la réalité. Les cinq danseurs qui voient devant eux leurs doubles filmés accompagnent les déplacements et les mouvements de ces derniers. Si virtualité et réalité se répondent dans un premier temps, l’une n’étant que le miroir de l’autre, elles tendent toutefois à se confondre. Les interprètes vont et viennent entre monde réel et virtuel, entre la scène et l’écran, donnant à voir l’expérience du trouble de la perception et de la confusion de l’identité. Qui n’est que soi-même ? Qui n’est que sa propre image ?