ART | EXPO

Reste l’air et le monde…

17 Mar - 17 Juin 2018
Vernissage le 17 Mar 2018

L’exposition « Reste l’air et le monde... » au FRAC Auvergne offre l’occasion de découvrir trente-cinq œuvres de sa collection en totale liberté. Sans cartel ni notice d’explication, le parcours laisse le spectateur seul face aux œuvres, et l’incite à retrouver le temps de les apprécier ainsi que la confiance en ce qu’il voit et ce qu’il comprend.

L’exposition « Reste l’air et le monde… » au FRAC Auvergne, à Clermont-Ferrand, propose une expérience singulière : une déambulation en complète liberté, parmi les œuvres de vingt-quatre artistes et un écrivain, sans les habituels cartels et notices explicatives qui guident leur interprétation.

« Reste l’air et le monde… » : une exposition sans notice explicative

Troisième et dernier volet d’une trilogie commencée en 2016 autour de la collection du FRAC Auvergne et consacrée à la façon dont nous percevons et interprétons les œuvres, l’exposition « Reste l’air et le monde… » en constitue une sorte de synthèse. Le questionnement sur le temps accordé au regard, sur ce qui se joue dans la rencontre avec une œuvre, entre ce que nous voyons et ce que nous sommes, trouve une conclusion sous la forme d’une totale liberté laissée au spectateur.

Peinture de Luc Tuymans, photographies de Dove Allouche, poème d’Éric Suchère

Le parcours, conçu comme la traversée d’un paysage est jalonné par trente-cinq œuvres de vingt-quatre artistes et d’un écrivain : les fragments d’un poème en prose d’Éric Suchère, un tableau sans titre peint en 1989 par Luc Tuymans, les photographies Reflect et Soudaine éclaircie de Viriya Chotpanyavisut, l’aquarelle sur papier LVIII 280 A de Camille Saint-Jacques, une peinture à l’huile entre paysage et abstraction d’Ilse d’Hollander ou encore la série photographique Temps scellé de Dove Allouche pour laquelle l’artiste s’est rendu sur les lieux où a été tourné le film Stalker d’Andreï Tarkovski pour les photographier dans la même lumière, trente ans après.

Le spectateur retrouve un accès direct à la création de l’artiste

L’exposition a pour particularité de laisser au spectateur une entière liberté et la complète responsabilité de ce qu’il voit. En effet, aucun cartel fixé au mur ne vient indiquer le nom de l’artiste ni le titre des œuvres, aucune notice ne détaille son contexte de création ou les intentions de son auteur. Le spectateur est ici livré à sa seule intuition, il retrouve le lien direct et intime avec les œuvres ainsi que le temps de les apprécier et il est incité à reprendre confiance en ce qu’il voit et ce qu’il comprend. Le projet se pose en opposition aux modalités habituelles de monstration des œuvres d’art qui reposent sur l’idée qu’elles nécessiteraient une explication, idée que l’on n’applique ni au cinéma, ni à la musique, ni à la littérature où l’accès à la création de l’artiste est direct.