DESIGN | EXPO

Divagations. Une oeuvre de la collection du Frac Bretagne

26 Juin - 29 Août 2010
Vernissage le 25 Juin 2010

Pressager tisse des liens entre visible et invisible. Dans Divagations, il évite de dessiner quoi que ce soit d’identifiable mais le fait avec la plus grande précision.

Communiqué de presse
Étienne Pressager
Divagations. Une oeuvre de la collection du Frac Bretagne

Il y a indubitablement quelque chose de l’enfance dans le travail d’Etienne Pressager (de l’infans, celui qui ne parle pas et s’y essaie en répétant syllabes et mots qui n’ont pas encore de sens pour lui), de l’approche du langage avec ses comptines et ses procédés ludiques.

L’enfance, l’apprentissage avec ses contraintes et ses récréations, bien nommées dans le cas de cet artiste intitulant Enfantillages, petits plaisirs coupables, une suite de 151 planches exécutées en 23 journées non consécutives, chaque planche réunissant un texte et un dessin, soignés et précis comme les premières pages d’un cahier de devoirs de vacances.

Traversées, oeuvre présente dans la collection du Frac Bretagne, fait partie d’un ensemble de cinquante-deux planches réalisées entre 2002 et 2003.

Le blanc y est prédominant et le texte, légende froide et précise, occupe une place que le dessin ne peut pas prendre. Le sens de ces indications sur l’heure, le lieu et les circonstances est confronté à celui de l’image, parfois contradictoire.

Dans Divagations, série de 112 planches datant de 2007, il dessine comme il marche, il avance en rêvassant, en prenant des notes également.

Il inscrit: cheminer-cheminée-fumée, ses dessins sont des volutes, des courbes. De cette série, il dit qu’elle pourrait être dédiée à son père avec qui, enfant, il arpentait les champs labourés à la recherche d’outils taillés. Il reconnait avoir entamé la série sans préparation, avec le risque de résultats irréguliers.

Il ne veut surtout rien représenter d’identifiable, mais le faire avec la plus grande précision. Il ne cesse de marcher. Il dit encore: «Je chevauche mon crayon comme une sorcière son balai ou Kafka son seau à charbon.»