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Design graphique : acquisitions récentes

30 Mar - 27 Août 2017

Les Arts décoratifs présentent «Design graphique : acquisitions récentes», une exposition soulignant la diversité des approches contemporaines en matière de design graphique, et les contraintes propres à cette discipline.

Bien que la collection de design graphique du Musée des Arts décoratifs soit l’une des plus pourvues et des plus anciennes collections françaises consacrées à cette pratique, le musée a pris l’initiative depuis 2009, et l’invitation faite au duo de graphistes Antoine + Manuel, de compléter ces collections. Ainsi les Arts décoratifs acquièrent-ils des ensembles monographiques provenant essentiellement plupart de donations faites par les graphistes, et donnant lieu à l’exposition «Design graphique acquisitions récentes.»

A partir d’une sélection de trois cents pièces, il est ainsi désormais possible de donner une vue d’ensemble d’univers graphiques aussi différents que ceux de Frédéric Teschner, Pierre Di Sciullo, Les Graphiquants, Jocelyn Cottencin, ou encore M/M (Paris).

Une telle sélection permet donc de se rendre compte de la diversité des formes d’expression du design graphique, et de comprendre comment ces travaux incorporent contraintes et réflexions liées aux commanditaires.

«Design graphique acquisitions récentes»

L’exposition «Design graphique acquisitions récentes» s’organise tel un parcours présentant neuf grands thèmes mettant en avant les domaines d’application du design graphique. Tout d’abord, le spectacle vivant, et notamment le théâtre, qui conduit les graphites à tenir compte du récit ; la danse et l’art contemporain, aux approches plus abstraites ; la musique et la mode, ainsi que l’autoproduction, le livre, la typographie, et l’identité visuelle.

Ces grands thèmes permettent indéniablement de mieux saisir les finalités du graphisme comme activité professionnelle, ses contraintes à l’égard des commanditaires, et les moyens mis en œuvre par le design graphique pour répondre à ces dernières.

«Design graphique acquisitions récentes» : découvertes

Parmi les pièces sélectionnées lors de l’exposition, le public peut découvrir au travers des thèmes choisis la diversité des approches graphiques.

M/M (Paris) a ainsi dessiné une série d’affiches pour le théâtre de Lorient entre 1996 et 2015. Pour chacune d’elles, le duo de designers s’est employé à adapter les principes de la tragédie classique puisque chaque affiche est conçue d’une même manière : une photographie couleur et un titre noir et blanc au contraste accusé.

Pour concevoir l’identité visuelle du Phare, le Centre chorégraphique national du Havre, Anette Lenz a pris pour point de départ le nom et les missions de celui-ci. Puisqu’il importe de faire rayonner la culture chorégraphique, Anette Lenz a donc transposé sur tous les documents destinés à la communication deux éléments particuliers que sont la lumière et son rayonnement.

Pierre Di Sciullo, quant à lui, a conçu la série N’importnawak pour le douzième numéro de la revue Qui ? Cette série, qui comprend douze affiches sur le thème du «joyeux n’importe quoi», se présentent comme des invitations à découvrir l’ambiguïté des mots et des slogans.

Devant renouveler l’identité visuelle du fabriquant de chaussures Stéphane Kélian, les Graphiquants ont, comme à leur habitude, utilisé signes graphiques et recherche typographique.

Le Centre d’art contemporain de Brétigny-sur-Orge a fait appel à Vier5 pour redéfinir son identité visuelle. Vier5 a adopté le principe suivant : le logo du lieu doit être renouvelé selon la nature même du projet et des artistes invités. Dès lors, chaque production graphique se révèle être une réponse particulière, adaptée aux exigences du commanditaire.