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Dérive

12 Mai - 24 Juin 2017
Vernissage le 11 Mai 2017

L’exposition « Dérive » à la galerie Confluence, à Nantes, présente des photographies de rue de Yusuf Sevinçli prises entre Istanbul, Naples, Paris, Vichy et Marseille. Des clichés en noir et blanc qui offrent une vision subjective de l’atmosphère urbaine.

Marseille(s), photo, Yusuf Sevinçli
Yusuf Sevinçli, Marseille(s) - 010, 2013. PhotoCourtesy Galerie Les filles du calvaire, Paris

L’exposition « Dérive » à la galerie nantaise Confluence présente les photographies de Yusuf Sevinçli, jeune stambouliote qui capte en noir et blanc des bribes de vie quotidienne au hasard de ses flâneries. En héritier de la « street photography », Yusuf Sevinçli photographie les villes, d’Istanbul, à Paris en passant par Marseille et Vichy.

Yusuf Sevinçli, héritier d’Anders Petersen, Daido Moriyama et Jacob Aue Sobol

Le titre de l’exposition, « Dérive », évoque parfaitement l’approche photographique de Yusuf Sevinçli dont les clichés, s’inscrivant dans une tradition photographique incarnée par Anders Petersen, Daido Moriyama ou encore Jacob Aue Sobol, naissent d’errances dans des environnements urbains.

D’Istanbul à Paris, la street photography de Yusuf Sevinçli

Les photographies de Yusuf Sevinçli résultent d’une pratique quotidienne et non préméditée. Elles fixent dans des plans d’une grande beauté formelle les détails les plus anodins du quotidien. Ici, la silhouette d’un homme apparaît floue derrière une vitre mouchetée, à Paris. Ailleurs, c’est la culture traditionnelle d’Istanbul, bouleversée par la modernité qui se laisse entrevoir : une des dernières maisons en bois de la ville qui part en fumée, un artisan juché sur un lampadaire qu’il répare, une nuée d’oiseaux s’élève d’une ruelle en pente…

Une vision subjective de la ville

Aujourd’hui toujours en noir et blanc et très contrastés, les photographies de Yusuf Sevinçli présentent un grain dense et une surface souvent griffée. Cet aspect quasiment pictural transforme des vues de lieux précis en des images atemporelles, personnelles et poétiques. S’il affectionne les atmosphères urbaines, dans la capitale turque, et plus récemment en Europe, à Naples, Paris, Vichy et Marseille, Yusuf Sevinçli cherche moins à en dresser un tableau fidèle qu’à en tirer une vision subjective.