PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
DANSE | CRITIQUES
Garry Stewart
G
02 déc. - 06 déc. 2008
Paris. Théâtre de la Ville
Garry Stewart, qui a pris la suite de la chorégraphe Meryl Tankard à la tête de l’Australian Dance Theater en 1999, propose sa propre version du ballet romantique Giselle. Comment faire du neuf avec du vieux…


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR
LIRE L'ÉVÉNEMENT
INFOS PRATIQUES

Garry-Stewart-Australian-Dance-Theatre-<em>-G<-em>-Pi-egrave;ce-pour-11-danseurs-Courtesy-Theatre-de-la-Ville-©-Chris-Herzfeld

  
Par Nicolas Villodre

Peut-on encore adapter Giselle en 2008, après la relecture fine, spirituelle, analytique (au sens freudien du terme), définitive, serait-on tenté de dire, qu’en fit le Suédois Mats Ek en 1982 ? Le prénom est ici réduit à la lettre qui désigne aussi le point mythique du plaisir féminin. Suffit-il d’apporter du sang neuf, l’exotisme d’un continent éloigné, du muscle, de la vitesse et aussi pourquoi le cacher ? De la précipitation pour relooker le personnage spectral, vampirique, maudit, né de l’observation sociologique, pré-benjaminienne, du poète Heinrich Heine et de l’imagination sans bornes de son confrère et ami Théophile Gautier ? Heine était parti de l’image qu’il se faisait de la Parisienne, une femme insouciante fréquentant les salons et pratiquant la danse jusqu’à l’étourdissement — de nos jours, elle suivrait des stages intensifs de yoga, de fitness ou de pilates. Gautier et le librettiste Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges transformèrent cette Parisienne en belle des champs et la naturalisèrent silésienne (sujette du roi de Prusse).

L’idée, fixe, certes, mais au moins il y en a une, de Garry Stewart est de faire de sa chorégraphie un interminable défilé de mode, un tapis roulant à vitesse variable, un fondu enchaîné de petits gestes, d’attitudes, d’actions brèves. Les onze danseurs de la troupe sont, paraît-il, co-auteurs de la pièce mais ils demeurent à ce jour anonymes, leur nom n’étant mentionné ni dans le programme du théâtre ni affiché sur l’écran de diodes faisant office de déco lumineuse qui se contente de donner celui des protagonistes de Giselle et de citer quelques phrases du livret. Sortant des coulisses par le jardin, ils disparaissent de notre vue côté cour et forment une queue leu leu à la Bézu, un cercle finalement pas si vicieux que cela, une longue marche à la Marey plus qu’à la Mao. On découvre les interprètes : des petits, des grands, des brunes, une blonde, une fausse rousse, des minces, des dodues, des vertes et des pas mures. Parlons-en, du vert. Le chorégraphe et ses costumiers Daniel Jaber et Gaelle Mellis ont opté pour cette couleur censée porter la poisse sur les planches, en tout cas en France.

C’est parce que nous aimons l’Australie, pays multikulti plein d’énergie, c’est parce que nous aimons Adelaïde, célèbre pour son festival et ses cent églises (Colombey n’en a que deux), c’est parce que nous aimons les cinéastes, les chorégraphes, les danseurs australiens que nous sommes exigeants. Ce show est un blockbuster, cette Giselle un peu Mad Max sur les bords tombe un peu à plat. Le chorégraphe, comme souvent, s’encombre d’un dispositif et d’une logique de laquelle il ne parvient pas à sortir. Aucun pas de danse qu’on n’ait déjà vu ailleurs, chez les néo-classiques (Béjart ou le Béjart d’aujourd’hui, Preljo), chez les Belges (Vandekeybus), chez les Montréalais (Lock), chez les postmodernes (Brown). Aucune trouvaille visuelle en dehors de ces beaux costumes, de l’écran de sous-titrage électronique barboté à Times Square, du défilé mieux exploité par ailleurs (cf. Busby Berkeley, Chopinot, Goude, Decouflé, etc.). La musique est vaguement « lounge ». On n’est jamais étonné, épaté, pris à contre-pied par le chorégraphe antipodique.

Restent les interprètes, singuliers, excellents dans leur genre. Ils tirent leur épingle de ce jeu dans cette Giselle simplette à l’hystérie convenue.

Œuvre(s)
— Concept et direction artistique : Garry Stewart
— Chorégraphie : Garry Stewart et les danseurs de l’Australian Dance Theatre
— Assistante à la chorégraphie : Larissa McGowan
— Décor : Garry Stewart
— Lumières : Geoff Cobham
— Musique : Luke Smiles
— Costumes : Daniel Jaber et Gaelle Mellis
— Conseillère pour la dramaturgie : Anne Thompson
— Epées : John Coory
 

     Page 1 / 1           
RÉAGIR
LIRE L'ÉVÉNEMENT
INFOS PRATIQUES
 

 
VOS RÉACTIONS
0 réaction




Rechercher une critique d'expo







 BLOGS               Voir tous les blogs
 
Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk & l'Art INNABSTRAIT Nommé le peintre des ombres et des lumières par le quotidien RL, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun ! J'offre une démarche différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant, avec des matériaux naturels; la lumière très forte et les ombres très foncées. L’association « Ombre et Lumière » devient indissociables voir énigmatiques. Les techniques et matériaux sont inédits : argiles, fragments de roche, zinc, sable, sels, terre, acides, épices culinaires etc... Le tout sur toile ! Visiter les galeries sur mon site officiel http://lepolsk.blog4ever.com LAURÉAT DU CONCOURS "LES NOUVEAUX TALENTS DE LA PEINTURE 2009" organisée par le ville de METZ, ville du futur centre Pompidou. Découvrez sur le site le tableau gagnant élu par le vote du public.
 
 
 
 DÉPÊCHES
L'hommage à Michael Jackson aura lieu mardi à Los Angeles : Ce ne sera pas à Neverland mais dans la salle du Staples Center, à Los Angeles, ...
La dernière répétition de Jackson en vidéo : Dans cette vidéo, révélée par son producteur AEG, le roi de la pop apparaît en b ...
La famille Jackson obtient la garde provisoire des enfants de Michael : La mère du chanteur a également obtenu le droit d'administrer provisoirement les ...
Vibrant hommage de Stevie Wonder : En ouverture du Festival international de jazz de Montréal, le chanteur américai ...
Francofolies : fallait-il interdire Orelsan ? : VOTRE AVIS - Le rappeur s'est attiré les foudres de politiques et d'association ...
«Les derniers jours du monde» : la bande-annonce : EXCLUSIF LEFIGARO/EVENE.FR - Découvrez les premières images du film des frères ...
Le «Hérisson» réussit son passage à l'écran : Pour son premier film, la réalisatrice Mona Achache transpose subtilement le rom ...
«Le cinéma n'est pas à la fête» : VIDEO - Malgré une prologation de la période dédiée à la fête du cinéma, les sp ...
La stratégie gagnante du Festival d'Aix : Son directeur, Bernard Foccroulle, maintient l'équilibre entre élitisme et démoc ...
Py :  «À l'opéra, l'œil entend et l'oreille voit» : INTERVIEW - Il met en scène «Idoménée», de Mozart, samedi, au Théâtre de l'arch ...

Vous rêvez d'un livre photo où vous êtes le héros ? Vous n'avez qu'à sélectionner vos photos, et PhotoBox se chargera de réaliser votre livre photos.
Le 118000 annuaire professionnel Paris et renseignements téléphoniques.
Besoin d'une location de salle de reception à Paris ? ShowRoom et Exposition sur www.location-salle-de-reception.com
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Page exécutée en 1.022255 secondes.- requetes : 150- requetes différentes : 122