ART | EXPO

Œuvres récentes

13 Sep - 27 Oct 2018
Vernissage le 13 Sep 2018

L’exposition « Œuvres récentes » présente à la galerie Jean Fournier, à Paris, des peintures et dessins de Christophe Robe dans lesquels la représentation entre abstraction et figuration du monde végétal est aussi une représentation de paysages mentaux.

L’exposition « Œuvres récentes » de Christophe Robe à la galerie parisienne Jean Fournier réunit des peintures, des œuvres sur papier et pour la première fois des réalisations en volume.

« Œuvres récentes » : peintures, œuvres sur papier et en volume de Christophe Robe

Les œuvres récentes de Christophe Robe s’inscrivent dans un travail qui, au cours des dernières années, s’est essentiellement tourné vers le paysage et le végétal, délaissant la représentation d’intérieurs et d’espaces domestiques qui caractérisait auparavant la production du peintre. Peintures et dessins sont désormais parsemés de motifs empruntés au monde végétal et naturel : fleurs, herbes, feuilles, nuages, troncs, sous-bois, algues et autres éléments aquatiques…

Ces motifs facilement identifiables se fondent dans un style toujours à la limite de la figuration et de l’abstraction. Ils y côtoient des formes plus imprécises et suggestives qui constituent une passerelle entre la représentation de paysages réels et celle, véritable enjeu de la pratique de Christophe Robe, de paysages mentaux et émotionnels.

Entre abstraction et figuration, les paysages mentaux de Christophe Robe

L’exposition présente des peintures de grand et de petit format dans lesquels on retrouve la grande variété habituelle des techniques et outils utilisés par Christophe Robe : le pistolet à peinture, l’aérographe, le lessivage, le ponçage… Une variété qui correspond aussi à celle des gestes, les œuvres étant caractérisées par la multiplication des couches picturales, l’imbrication de plans, l’association de textures différentes, la présence de coulures…

L’aspect très coloré des paysages peints par Christophe Robe ne masque pas l’étrangeté qui les habite et les rend parfois inquiétants. Leur construction par strates renforce la tension entre la surface et la profondeur et suit la remontée de la mémoire perceptive de l’artiste.