PHOTO | EXPO

Yokainoshima

07 Avr - 09 Juin 2018
Vernissage le 06 Avr 2018

L’exposition « Yokainoshima » à L’Artothèque de Caen dévoile une nouvelle série photographique entre art et documentaire dans laquelle Charles Fréger poursuit ses études de communautés en s’intéressant cette fois aux figures costumées des rites et fêtes traditionnels au Japon.

L’exposition « Yokainoshima » à L’Artothèque, à Caen, présente la plus récente série de photographies de Charles Fréger consacrée aux figures costumées des fêtes traditionnelles japonaises.

Héritier d’August Sander, Charles Fréger conjugue photographie documentaire et artistique

La dernière série photographique de Charles Fréger, intitulée Yokainoshima s’inscrit dans les séries de portraits qu’il réalise depuis 2002 de membres de communautés précises telles que des sportifs, des militaires, des sumos, des majorettes, des jockeys, des écoliers puis des communautés européennes célébrant « l’homme sauvage » à travers des mascarades hivernales dans la série Wilder Mann. Ces Portraits photographiques et uniformes répondent à un questionnement sur l’appartenance au groupe et son expression physique à travers l’uniforme et le travail sur le corps.

Les Portraits photographiques et uniformes de Charles Fréger suivent un protocole technique précis. Avec leur prise de vue souvent frontale, en buste ou serrée, au cadrage centré, associée à une mise en scène et des éclairages spécifiques, ils relèvent d’une pratique conjuguant photographie documentaire et démarche artistique. Charles Fréger s’affirme en cela comme l’héritier d’August Sander, figure majeure de la photographie allemande et minutieux portraitiste.

Yokainoshima : une vision du Japon rural et traditionnel

La série Yokainoshima donne à voir les figures masquées et costumées utilisées dans les coutumes, rites et fêtes traditionnelles au Japon. Réalisées au cours de cinq voyages à travers de nombreuses régions de l’archipel, les photographies reflètent le monde rural japonais, les traditions qui rythment la vie des habitants et leur rapport empathique à leur environnement. Ces portraits font évoluer le protocole initial de Charles Fréger en étant réalisés hors du vrai contexte des mascarades ou carnavals. On retrouve en revanche les références à des portraits signés par des maîtres anciens, la série Yokainoshima ayant notamment été beaucoup inspirée par l’œuvre de Katsushika Hokusai.