ART | BIENNALE

L’Almanach 18

23 Juin - 14 Oct 2018
Vernissage le 22 Juin 2018

La biennale internationale d’art contemporain « L’Almanach 18 », au Consortium de Dijon présente des peintures, sculptures, installations vidéo et performances, dont plusieurs inédites, de treize artistes comme Cecilia Bengolea, Matt Connors Genieve Figgis, Renaud Jerez ou encore Martin Puryear. Une exposition des nouvelles œuvres de la collection à laquelle s’ajoutent des projections de films, des conférences, des publications et des concerts.

La troisième édition de la biennale internationale d’art contemporain du Consortium de Dijon, « L’Almanach 18 », réunit des expositions, des films, des conférences, des publications et des concerts. Treize réalisations monographiques reflètent avec précision l’art de notre époque.

« L’Almanach 18 », biennale internationale d’art contemporain du Consortium

Pour sa troisième édition, la biennale « L’Almanach », créée en 2014 par le Consortium, se veut sans thème particulier pour mieux porter l’attention sur ce lieu lui-même qui entame sa cinquième décennie, après avoir fêté l’an dernier ses quarante ans. En cette occasion particulière, Le Consortium, qui fut inauguré la même année que le Centre Georges Pompidou, met en lumière les multiples facettes de son activité.

Avec la biennale « L’Almanach 18 », Le Consortium présente ses activités d’édition et de production cinématographique, un cycle de conférences, une exposition consacrée à Jean Baudrillard et les nouvelles œuvres de sa collection. Les œuvres produites par treize créateurs pour « L’Almanach 18 » offrent une vision pointue de l’art contemporain.

« L’Almanach 18 » : performance de C. Bengolea, peintures de M. Connors, sculptures de M. Puryear

L’installation vidéo Répétition & Roy réalisée par Cecilia Bengolea est un work in progress qu’elle mène depuis près de cinq ans, une perfor­mance participative en collaboration avec les danseurs du crew jamaïcain Black Eagle et la ballerine japonaise Erika Miyauchi. Cette œuvre fondée sur l’idée de créer un fil continu à partir d’expériences hétérogènes et fragmentées s’inscrit dans le parcours très éclectique de Cecilia Bengolea qui aborde autant la performance que la danse, la vidéo et les sculptures animées.

Les peintures de l’Américain Matt Connors sont riches de multiples références et pro­cessus et en font l’une des figures majeures de l’abstraction contemporaine. Ces compositions aux couleurs vibrantes, saturées et contrastées utilisent les effets de transparences et les juxtapositions de couches de peinture pour laisser entrevoir la construction du tableau et suggérer une trame narrative rompue puis recomposée. L’installation conçue par Renaud Jerez pour « L’Almanach 18 » renvoie à l’univers qu’il déploie fabrique depuis une dizaine d’années, un univers à la fois drôle et dépressif, nourri des fictions en ruine et des théories en crise.

Parmi trois sculptures de Martin Puryear, celle intitulée Shackled associe un matériau ancestral, le fer, et l’OSB, utilisé dans le secteur du bâtiment, pour évoquer les anneaux auxquels étaient attachés les esclaves africains pendant leur traversée de l’Atlantique. Elle témoigne de réalisations dont la simplicité des formes n’a d’égale que la technicité, fruits d’une grande maîtrise des matériaux, d’une riche culture artistique et d’un intérêt pour l’histoire et la justice.

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