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Artsud
Francesca Caruana


Galerie 'à cent mètres du centre du monde' -Perpignan 10 janvier au 16 mars

« Le centre n’est pas un point fixe. Je ne peux l’imaginer que relié au mouvement. Le centre se fait alors focale, mobile, capiton, soliton, tous pris dans un noyau mouvant, d’où le geste peut faire dévaler la couleur ou le trait. Le centre du monde est microscopique, plage intérieure faite de tendresses et d’affects mais aussi , immensités des énergies déployées, croisées, pétries par les rencontres, les chocs, les devenirs. « Peindre » le centre du monde, c’est faire trace dans la pulpe de la toile pour se dissoudre dans un monde plus grand ».

MUSÉE D'ART MODERNE DE COLLIOURE-

Cette exposition présente des peintures, dessins, installations, créés autour de la mer et de la pêche. ce sont des prétextes à des tracés de graphite, à des gestes de couleurs, à des montages d'objets où les univers se confondent: eau, air, terre.

"Préfiguration d'un geste"- 28 avril-10 juin 2007 - Musée Peské - Collioure

Cette installation au Musée de Collioure s’inspire du lieu, et des symboles qui accompagnent la pratique de Francesca Caruana : des dessins de faux-cordages, des couleurs en mouvement, des filaments d’écriture… le travail accompli in situ est une préfiguration gestuelle d’une exposition qui occupera le musée dans son entier à partir d’octobre.

Il s’agit d’établir une continuité thématique et plastique entre les formes et les couleurs, entre l’intérieur et l’extérieur, entre l’au-dessus et l’au-dessous de la ligne d’horizon, entre maintenant et plus tard ; les tissages de la mer, les résilles de la terre.

Expo «Soleil de femmes» — Perpignan — 2006

Contrastes entre des matériaux bruts et des éléments plus fins, confrontation d’objets tels que bâtons faits d’objets achetés aux puces, d’os, coraux ou coquillages, à des papiers-boucherie avec os collés, couleurs discrètes ou sacrées (comme le doré) et à des dessins très fins et très rigoureux dans l’exécution.
Sources d’inspiration qui viennent aussi bien de l’histoire de l’art la plus traditionnelle au travers des primitifs italiens que des sociétés tribales comme celles des kanak de Nouvelle-Calédonie. Les textures d’herbes, les épissures répondent au thème de la femme et aux différents symboles contenus dans les titres tirés de la mythologie.

L’association de matériaux très humbles comme dans Ariana et de graphismes ou peintures très travaillés, sont le gage d’une recherche de continuité, de lien entre le simple et le complexe, entre le proche et le lointain, entre les objets choisis et les objets résiduels.

"Sans titre" (graphite sur canson et bénitiers) et "Les nymphes" (acrylique et graphite sur toile)

Expo «Doña Maria» — Céret — 2004

Quatre grandes pièces installées
« EST » : le bâton noir (peinture et mine Conté sur papier-environ 1,80 x 1,10m)
« SUD » : la scène sanglante (photo, et acrylique sur coton-environ 2,20 x2,50 m )
« OUEST » l’encorné (photo, toile non tissée, crayons divers, os- environ 2,20 x2,50 m)
« NORD » : : le toril (photo, mine Conté sur papier, os - environ 2,20 x2,50 m)
-* et « bâtons et objets » : il s’agit de tête de taureau réalisée avec des machoires de porc et un omoplate de bœuf. Les bâtons sont «habillés» et piqués de cornes, vraies ou fausses. -* Dans des cartons à côté, non exposés, quelques uns des dizaines de dessins réalisés depuis des années, de manière quasi automatique avec ces bestioles humaines ou pas.
Ces réalisations ne quittent pas le domaine du rituel qui m’intéresse tant : pas accéléré de la course…, deuil, observations, récupération des os.

L'Arène de Bellini — Salles Archives — Perpignan, 2003

Le travail présenté dans cette exposition représente une partie de ce qui a été réalisé à la suite de 4 voyages en Océanie. C'est une manière de relier le rituel et le sacré. A l'origine de cette installation, il y a une fresque de Piero della Francesca et un retabe de Bellini. Le bois, l'œuf. Elever le regard ne serait-ce que vers le ciel. Je me sens très proche de ces objets dits "primitifs" par les matériaux, leur mise en forme, leur sélection dans l'entourage immédiat: le bois, les coquillages, les chiffons pour chasser les mauvais esprits, les feuilles de banian…
Dans ma peinture et les objets que je fabrique, c'est la même chose. Ce que je peux en dire, c'est que le rituel est du côté de la peinture; il y a une pratique constante qui va de la toile aux bouts de bois, des surfaces vierges aux objets hétéroclites, et puis à un moment donné, "ça" croise le sacré, senti et perçu ailleurs. J'ai fabriqué des objets à tête de "taureaux" bien avant d'aller en Nelle-Calédonie et j'ai découvert là-bas qu'ils avaient la même structure que des objets cérémoniels appelés "monnaies". Ça a été un choc. Je tente de retrouver la fluidité entre l'univers occidental qui m'a construite et ces échos violents trouvés dans l'art kanak. Il n'y a rien de primitif, seulement des ponts de sève.
L'installation se compose d'une quinzaine de bâtons, d'une barre d 'ignames, d'une arène avec des œufs, des os, des objets blancs jetés par ceux qui ont passé la barre d'ignames et de deux peintures. Performance sur le premier texte écrit par un auteur kanak.

francesKAR

j'habite chez Platon , je grignotte avec Hegel et je me promène avec Peirce. De temps en temps, il ya des faux philosophes qui nous font manger des crabes, des couleuvres ou de l'arsenic sans dentelle, alors on finit par sortir ses revolvers et à fumer la moquette… Heureusement que Conté a inventé sa mine et Ripolin son palmarès à reluire, ça change des statuts et du pouvoir que je n'ai pas. Après ça, il n'y a plus qu'à se tromper de bouteille!

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



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