Augustin Lesage et Elmar Trenkwalder,
Maxence Alcalde | 08 septembre 2008 | 11:26
Récemment (11 Juin - 7 Septembre 2008), la Maison Rouge présentait une belle exposition autour des œuvres de l’artiste médiumnique Augustin Lesage et l’artiste contemporain Elmar Trenkwalde. Dans le « milieu » il est de bon ton de parler d’exposition « dialogue ». C’est pas tellement que les deux gugusses aient pu dialoguer ; Lesage étant mort en 1954 et bien que médium n’a jamais « contacté » Elmar Trenkwalde ; mais que l’exposition en elle-même cherche à tisser des liens entre les deux artistes.
A la Maison Rouge c’est assez réussit (malgré un titre très tarte : « les inspirés »), mais ce n’est pas toujours le cas. Ce genre d’expo très prisé des Conservateurs du patrimoine est une recette qui marche (c’est-à-dire que ça attire du monde) et se compose comme suit : 1) Prendre Picasso ; 2) lui coller un grand ou petit maître de la peinture (Manet, Velasquez, ma tante) ; 3) trouver un titre très « Académie Française » (désolé, là je sèche) et une belle tête pleine d’eau pour écrire un catalogue dans le même style (de toute façon, on s’en fout du catalogue, les gens les achètent pour les images ou pour leur table basse !). Essayez chez-vous, vous verrez c’est du plus bel effet !
Revenons aux « inspirés ». Si les œuvres dans le pur style « tapis persan » de Lessage me laissent un peu de marbre ; on comprend rapidement que la biographie du bonhomme est plus intéressante que sa production ; celles d’Elmar Trenkwalde sont plus captivantes.
Trenkwalde réalise de gigantesques sculptures en céramique monochromes émaillées à l’excès qui donnent à l’ensemble un coté outrancier des plus jubilatoires. Pour donner une idée de l’effet produit, on pourrait dire que ces œuvres sont le croisement des sculptures de Giger (dont les œuvres ont inspiré le monstre Alien) et de Jeff Koons avec la Cathédrale de Reims. Evidemment, les sujets sont éminemment sexuels (verges, culs, vulves, etc.). Une des œuvres la plus convaincante reste WVZ 206 (2007), sorte de colonne constituée d’emboitements de corps comme un jeu de Légo pornographique. Si Brancusi avait inventé la Colonne sans fin, avec WVZ 206 Trenkwalder invente la « colonne s’enfile ».


Dans son dernier édito, André Rouillé pose à juste titre la question du rôle du commissaire d’expo. à travers les argumentations curatoriales déployées par Obrist et Moisdon pour la dernière biennale de Lyon placée sous le signe de l’invitation. Evidemment, quoi de mieux pour justifier le degré zéro de la prise de décision curatoriale des deux compères, visiblement très occupés à passer des coups de fils à leurs potes pour faire la teuf à Lyon et nous faire le coup de 




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