Lydie MARCHI |
17 août 2008 | 15:54
Lors du Berliner Liste 08, la galerie présentera une nouvelle série de Damien Valero, travail dans la continuité de son oeuvre sur la peux et la structure de cette dernière mais en y incluant la notion d'architecture. Un texte de Lionel Dax illustre plus que brillamment le propos de l'artiste :
"Comment est-il possible que des formes architecturales soient l’expression d’un corps, d’une texture ?
Damien Valero, avec cette installation va interroger le rapprochement entre l’architecture et le corps, lien que l’on retrouve déjà dans le jeu des mots : l’ossature et l’enveloppe d’une architecture ou d’un corps. On parle aussi d’architecture d’un corps pour la physiologie.
On pourrait d’ailleurs, comme le dit Wölfflin, « énumérer les possibilités physiognomoniques que l’architecture peut assimiler. » L’historien perçoit certains monuments comme des visages. Les fenêtres correspondent aux yeux, les portes aux bouches… Mais, il est nécessaire de dépasser cette vision comparative quelque peu naïve et stéréotypée.
Damien Valero va utiliser des plaques de plexiglas pour penser le cheminement, le parcours qui s’étend d’un amas vivant désordonné jusqu’à un angle droit qui ne triche pas, un coin. Par là le plasticien amène le spectateur à appréhender la dé-construction à travers une mise en scène d’un processus, d’un déplacement, d’une mutation à l’œuvre par le matériau lui-même.
Pour reprendre le concept de Derrida et l’appliquer au travail de Damien Valero, on peut dire que la « déconstruction » est la mise en forme d’une recherche, d’un dialogue, d’une dialectique entre la destruction (la dernière pierre) et la construction (la première pierre). Sur chaque plaque de plexiglas une image numérique montrera des fragments d’architectures, des façades en construction, en destruction, en restructuration, en restauration : voiler et dévoiler les os, les muscles, les peaux, les textures des villes.
Se joue alors une articulation d’abord horizontale qui se transforme étape par étape en une articulation verticale, afin d’atteindre un coin qui ouvre l’espace suivant, qui initialise un nouvel espace, un nouveau langage qui utilisera la forme du cube.
Le cube a trop souvent été analysé comme une forme fermée, muette, silencieuse, autiste, prisonnière d’elle-même. Wölfflin dans sa Psychologie de l’architecture : « Le cube, en raison de son indifférence, acquiert un caractère d’immobilité absolue. Il ne veut rien. » De David Smith (« Die ») aux cubes fumés de Larry Bell, les minimalistes l’ont investi comme forme parfaite.
Damien Valero donne une nouvelle version du cube. Il le désinhibe de ces analyses figées, lui donne un corps. Sur les six faces de ses cubes, il mélange des fragments en gros plan de corps où il fait mention de mue avec des images d’architectures.
La peau des murs dans les villes sont parfois lépreuse, laisse apparaître des exsudations pour reprendre un vocabulaire médical. Les restructurations, les ravalements de façades, les restaurations peuvent aisément s’appliquer à une architecture ou à un corps soumis à des opérations de chirurgie plastique.
L’architecture, à travers les installations de Damien Valero, est contenue dans la forme du cube qui est en fait un dé/corps projeté dans l’espace. Toute pensée émet un coup de dé/corps.
La texture est la disposition, l’entrelacement des parties, des fragments qui composent un corps. Chez Damien Valero, le corps et l’architecture compose une texture devenue cubes."
Lionel Dax
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Lydie MARCHI |
09 août 2008 | 01:01
Maciek Stepinski appartient au Jeune Ar,t Polonais ou JAP nommé
ainsi par l’historien d’art Pawel Leszbowicz lequel fait allusion ici,
d’une manière un peu provocatrice, au Young British Art... Le JAP se
démarque totalement de l’art post-communiste qu’a pu connaître la
Pologne jusqu’à il y a peu et connaît une dynamique importante.
Maciek Stepinski développe un art de l’étrange à la fois dédié à la
notion de voyage et aux non lieux que l’on voit sans voir, que l’on ne
regarde pas, ces lieux de transition que sont les passages cloutés, les
aires d’autoroute, les parkings, les couloirs, etc. Ces thématiques sont
développés avec un sens de la couleur et de la composition exacerbé
par l’artiste qui par leurs utilisations arrive quasiment à une forme
d’abstraction de ces motifs.
SAFFIR, galerie nomade présentera Maciek Stepinski lors du Berliner Liste 08.
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Lydie MARCHI |
06 août 2008 | 15:26
Lors du Berliner Liste 08, SAFFIR, galerie nomade présentera la nouvelle série de l'artiste français Pascal Martinez, les "Compositions X".
La série de 100 “Compositions” perforations à l’aiguille de textes pornographiques issus de synopsis de films x relève dans l'oeuvre de Pascal Martinez de son intérêt pour l’intimité qu’elle lui soit personnelle ou que cette dernière relève d’une identité plus collective.
Ces perforations tendent à rendre invisible le texte, monochrome indécent, blanc sur blanc, d’une pureté visuelle immédiatement contrarié par la lecture.
Sont relatés les aventures d’une hôtesse de l’air dans un Hôtel Intercontinental, celle d’une Nonne et du “bon” Curé François, du jeune homme au travail perverti par cette machine diabolique que peut être internet, de la Blonde, etc. Autant de mythes développés par le cinéma pornographique et repris ici. Où l’on s’attend en s’approchant, tant l’objet tend à la pureté, blanc sur blanc, à lire du Ronsard et où l’on tombe sur une jolie délurée ...
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Lydie MARCHI |
05 août 2008 | 16:33
SAFFIR, galerie nomade a été sélectionnée pour participer à l'une des foires concomitantes d'ARTFORUM à Berlin en octobre-novembre 2008. Il s'agit de Berliner Liste (http://www.berliner-liste.org/).
SAFFIR, galerie nomade y présentera le travail de trois des artistes qu'elle soutient.
Pascal Martinez, artiste français demeurant à Marseille, et dont le travail porte sur l'intimité personnelle mais aussi sur l'idée de l'intimité collective avec beaucoup d'humour, de poésie et de finesse.
Maciek Stepinski, artiste polonais vivant entre Arles et Varsovie, dont l'oeuvre s'interroge sur la notion de non lieu et de transit.
Damien Valero, artiste français demeurant à Paris, qui présentera un travail dédié au corps et à sa texture.
En ce mois d'août, la galerie travaille déjà à la présentation de ses oeuvres, à leur scénographie, aux textes les accompagnant, à la bonne intelligence de ces oeuvres entre elles, à la cohésion de ses trois univers, etc.
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Lydie MARCHI |
30 janvier 2008 | 17:23
SAFFIR galerie nomade est née d'une passion de l’art contemporain.
SAFIR galerie nomade promeut le travail d'artistes contemporains émergeants dans différentes disciplines en privilégiant toujours l'excellence et l'émotion. Cette volonté d’excellence qui l’anime pousse SAFFIR galerie nomade à montrer des artistes aux multiples facettes, aux univers très différents, aux recherches artistiques poussées mais d’où découle toujours une très forte émotion. Car l’art c’est l’émotion.
SAFFIR, galerie éphémère de par son mode de fonctionnement : les expositions peuvent aussi bien se dérouler dans l’appartement ou le jardin d’un collectionneur qu’au sein d’une galerie d’art ou d’un salon professionnel. Ces expositions sont destinées aux amateurs d’art soucieux de créer chez eux ou au sein de leur entreprise une ambiance plus conviviale par la présence d’œuvres d’art.
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