PHOTO | EXPO

Vous êtes finies, douces figures

20 Mar - 03 Juin 2018
Vernissage le 20 Mar 2018

L’exposition « Vous êtes finies, douces figures » au musée du quai Branly - Jacques Chirac dévoile une installation réunissant des photographies de Bettina Rheims et des sculptures africaines. Le dialogue qu’elle offre met à l’honneur une représentation des femmes libérées des stéréotypes.

L’exposition « Vous êtes finies, douces figures » au musée du quai Branly – Jacques Chirac propose un dialogue entre des photographies de Bettina Rheims et des sculptures africaines autour de la figure féminine.

« Vous êtes finies, douces figures » : un dialogue entre les photos de Bettina Rheims et des sculptures africaines

L’installation Vous êtes finies, douces figures résulte d’une carte blanche donnée à la photographe Bettina Rheims et à l’historien et critique d’art Philippe Dagen. Poursuivant son travail sur la représentation des femmes, Bettina Rheims a imaginé une conversation originale entre ses photographies et des sculptures africaines appartenant aux collections du musée, les unes comme les autres affirmant à leur manière la force et la dignité du féminin.

Le titre de l’exposition, « Vous êtes finies, douces figures », citation du poète latin Pétrone, est emprunté à l’une des militantes Femen photographiées par Bettina Rheims pour sa récente série Naked War, qui l’avait tatouée sur son corps. A travers cette phrase s’exprime la démarche qui traverse l’ensemble de l’œuvre de Bettina Rheims : s’approprier les stéréotypes qui s’imposent dans la représentation des femmes pour mieux les détourner, les mettre à mal et finalement les détruire.

Bettina Rheims offre une vision de la féminité libérée des stéréotypes

L’exposition se présente comme l’atelier de Bettina Rheims : un lieu où des femmes du monde entier communiquent librement entre elles. Souvent désignée comme la « femme photographe de la femme », l’artiste est en effet plutôt la photographe des femmes, réelles et plurielles. Aux êtres de chair et de sang qu’elle célèbre dans les séries comme Héroïnes, répondent les statues et masques d’artistes africains qui renvoient à une féminité tout aussi réelle et irréductible à une allégorie de la beauté, du désir ou de la fertilité.