ART | EXPO

Noirs de cuivre

02 Nov - 01 Déc 2018
Vernissage le 02 Nov 2018

L’exposition « Noirs de cuivre » à la galerie niçoise Depardieu accueille des sculptures de Bernard Dejonghe : des pièces abstraites en céramique et en verre nées de l’affrontement entre la matière et les énergies qui font écho au constant et lent mouvement du monde minéral.

L’exposition « Noirs de cuivre » à la galerie Depardieu, à Nice, présente des sculptures en verre et en céramique de Bernard Dejonghe, inlassable explorateur du monde minéral.

« Noirs de cuivre » : Bernard Dejonghe, artisan de la terre et du feu

La pratique sculpturale de Bernard Dejonghe s’inscrit dans deux temporalités apparemment contradictoires : celle de la tradition ancestrale, par les techniques anciennes et primitives auxquelles elle a recours, et celle de la modernité, par la réflexion sur l’art qu’elle porte. Depuis cinquante ans, le sculpteur imprime sa marque intensément singulière dans le champ de la céramique et, plus récemment, du verre, des matériaux dont sa connaissance approfondie lui a permis de s’émanciper des usages qui en sont faits habituellement.

Les sculptures de Bernard Dejonghe épousent le monde minéral

Les sculptures de Bernard Dejonghe sont nées de l’évidence que rien dans l’univers n’est fixe. C’est ce mouvement qui transforme de façon constante le monde que l’artiste introduit au cœur de sa pratique. Sensible au minéral, il aborde la matière comme un champ d’expérimentation et de réflexion. La céramique et le verre sont des compositions de minéraux qu’il manipule et accompagne dans une perpétuelle métamorphose de formes et de couleurs par le mélange, la fonte, la cuisson, la fusion…

Des formes nées de la matière et des énergies

Les formes générées par Bernard Dejonghe comme les Tripodes en céramique, le Triangle du Ténéré en verre, les Cubes noirs, la Colonne triangulaire, les Cercles, les Formes brèves, blocs de verre d’optique qui présentent des profils laissés bruts et deux faces polies, ou encore la série de grandes pièces en céramique Areshima refusent toute interprétation : elles ne relèvent d’aucune narration, symbole ou sens. Elles se contentent d’être, émancipées du règne de l’objet pour renouer avec celui de la matière et des énergies.