ART | EXPO

Double jeu

24 Nov - 23 Déc 2017
Vernissage le 23 Nov 2017

L’exposition « Double jeu » à la galerie parisienne NeC - Nilsson et Chiglien, dévoile de nouveaux tableaux de Bernard Bousquet qui ont pour particularité d’être peints des deux côtés de la toile. Cette remise en question de l’emploi habituel de la matière et du support alimente une exploration de la transgression et du désir.

L’exposition « Double jeu » à la galerie NeC – Nilsson et Chiglien, à Paris, présente des tableaux de Bernard Bousquet qui renversent les conventions picturales en étant peints des deux côtés de la toile.

Bernard Bousquet se joue de l’utilisation traditionnelle de la matière

Le titre de l’exposition « Double jeu » illustre parfaitement la démarche de Bernard Bousquet qui, avec ses peintures, entretient une multitude d’ambiguïtés, tant formelles que conceptuelles. Habitué aux réalisations non conventionnelles, le peintre délaisse cette fois ses toiles monumentales où l’abstraction se voulait une évocation sonore, et explore un nouveau concept à travers l’exploitation même de l’objet tableau.

En investissant les deux faces de la toile, Bernard Bousquet se joue de l’utilisation traditionnelle de la matière. Ses peintures sont réalisées sur une toile marouflée sur papier qui permet d’employer ses deux faces : si les traits apparaissent incertains et flous du côté de la toile, ils sont précis et assurés du côté du papier. L’aspect brut de la toile est préservé et dénote ainsi une minutie qui ne réside pas dans la recherche d’une perfection picturale mais dans la pensée qui précède le coup de pinceau.

« Double jeu » : une exploration picturale de la transgression et du désir

Le choix de peindre sur les deux faces de la toile est d’abord pour Bernard Bousquet un acte de désobéissance à ce qui n’est à ses yeux qu’une convention. Mais au-delà de cette expression de rébellion, il ouvre les mille possibilités d’un double jeu. Les peintures ainsi réalisées peuvent en effet être accrochées au mur mais aussi posées dans l’espace afin de rendre chacune de leurs faces visible.

Accrochées au mur, les peintures deviennent des entités mystérieuses qui entretiennent le secret de leur face cachée et suscitent le désir… Côté face, l’œil glisse et cherche à découvrir le côté pile, selon un jeu presque sensuel. Le regard, comme le geste du peintre, ne saurait se limiter à la face visible arbitrairement déterminée par l’accrochage et comme lui, il est tenté par la transgression…