ART | EXPO

No more pink ?

06 Jan - 24 Fév 2018
Vernissage le 05 Jan 2018

L’exposition « No more pink ? » à la galerie niçoise Eva Vautier présente des œuvres récentes du musicien et plasticien américain Ben Patterson, disparu en 2016. Objets, collages et peintures témoignent de la pratique expérimentale et de l’intérêt pour la nature de ce cofondateur du mouvement Fluxus.

L’exposition « No more pink ? » à la galerie Eva Vautier, à Nice, permet de redécouvrir le versant plastique de l’œuvre du musicien américain Ben Patterson qui fut l’un des fondateurs du mouvement Fluxus.

« No more pink ? » : le versant plastique du musicien américain Ben Patterson

Plus connu pour son œuvre musicale en tant que contrebassiste avant-gardiste notamment inspiré par John Cage, Ben Patterson, disparu en 2016, réalisa également des œuvres plastiques expérimentales. L’exposition « No more pink ? » en présente une sélection des plus récentes, créées dans les années 2000.

Le titre de l’exposition, « No more pink ? » (Plus de rose ?), reprend celui d’une série d’œuvres de Ben Patterson réalisée en 2013. Suivant une forme invariable, celle d’une croix constituée de cinq toiles peintes en noir, ces œuvres présentent divers objets roses typiques de la féminité dans la société de consommation (une poupée Barbie, un flacon de parfum, une chaussure à talon, un balai…) fixés sur les toiles et une photographie d’objets roses barrée, surmontée de la mention qui est aussi le titre de l’œuvre : No more pink ? try black !, No more pink ? try amethyst !, No more pink ? try orange !, etc.

Ben Patterson, un artiste Fluxus inspiré par la nature

D’autres œuvres témoignant de la création plastique de Ben Patterson laissent entrevoir un dénominateur commun entre elles et la vie personnelle de l’artiste et sa création : sa longue et intime relation à la nature. L’histoire familiale de Ben Patterson lui a en effet permis d’entretenir dès l’enfance un contact étroit avec la nature sauvage, qui l’a incité à étudier la botanique, la zoologie et la minéralogie. Cet intérêt se manifeste à travers les œuvres Erbe et Fior I et II réalisées en 2015, des nichoirs à oiseaux dont sort une fleur artificielle, ou encore une série de collages et canevas sur tablette montrant des morphologies animales.