ART | EXPO

Awakening of the Somnambulist

14 Oct - 25 Nov 2017
Vernissage le 14 Oct 2017

Les peintures que Philip Grözinger présente dans son exposition « Awakening of the somnambulist » à la galerie Maïa Muller sont de véritables métaphores de l’état présent du monde, des expressions d’une désorientation entre utopies et réalité, mais elles procèdent aussi à une critique de l’état des sociétés occidentales : le réveil du somnambule.

Philip Grözinger
Awakening of the Somnambulist

Les toiles que Philip Grözinger expose à la galerie Maïa Muller sont de couleurs vives et contrastées, entre lumières violentes et zones ténébreuses. La matière picturale est variée, de l’acrylique à l’huile, elle est appliquée au moyen de pinceaux ou de bombes, et surtout avec une grande rapidité d’exécution et un large registre de gestes.

Des peintures en forme de métaphores de l’état présent du monde

Par leur excès et leur caractère chaotique, les choix plastiques de Philip Grözinger sont empreints d’une urgence, voire d’une inquiétude, qui pourraient être une métaphore de l’état présent du monde. Mais ils expriment peut-être aussi l’espoir d’un possible avènement de sociétés plus libres, plus paisibles, débarrassées des rapports d’oppression et d’exploitation…

Des expressions d’une désorientation entre utopies et réalité

Influencé par la littérature et le cinéma de science-fiction des années 1950, nourri par une idéologie du progrès qui croyait que le nouveau millénaire ouvrirait la voie à des transformations du monde et des vies, Philip Grözinger est en quelque sorte désorienté entre les utopies et la réalité. Dans ses toiles se croisent les temporalités, les géographies, les corps, les cultures, le réel et la fiction, le passé et le futur. Ses sujets dérivent entre la terre et l’espace, entre la renaissance et l’effondrement, entre le vivant et la machine, entre les genres, entre les espèces. Les humains cohabitent avec les non-humains et interagissent. Les figures humaines s’hybrident aux machines et les machines s’anthropomorphisent. Les corps en mutation d’êtres en fuite, de voyageurs ou de migrants traduisent les oscillations du vivant entre destruction et reconstruction.

Une critique de l’état des sociétés occidentales : le réveil du somnambule

Des êtres en quête d’un ailleurs, d’une autre planète au travers desquels Philip Grözinger procède à une critique des sociétés productivistes et
consuméristes occidentales qui ont adopté le modèle de la production de marchandises. La démarche à l’œuvre dans l’exposition « Awakening of the somnambulist » prend la forme d’un éveil de somnambule…