PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
INTERVIEW
WK Interact
WK Interact

Wk Interact est un artiste français réputé à travers le monde. Expatrié à New York depuis quinze ans, il fait partie des personnes ayant réussi à renouveler le graffiti grâce à l’affiche. Ses personnages en noir et blanc, cagoulés et armés, sont aussi violents que la mégalopole américaine est vivante.


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR

WK-Interact-<i>Gang-Of-New-York-Cut-It-Out-Customed-Deck<-i>-2006-Technique-mixte-83-x-25cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Gang-Of-New-York-Blow-Yourself-Customed-Deck<-i>-2006-Technique-mixte-80-x-24cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Gang-Of-New-York-Pick-Pocket-Customed-Deck<-i>-2006-Technique-mixte-81-x-30-cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Recycled-Cardboard-Serie-A1<-i>-2006-Technique-mixte-100-x-82cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Twisted-Head<-i>-1997-Acrylique-sur-toile-212-x-183-cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Shake-Well<-i>-2006-Technique-mixte-(serigraphie-dessin-collage)-91-x-60-cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Crash<-i>-2006-Technique-mixte-(serigraphie-dessin-collage)-91-x-60-cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

  
Par Pierre-Evariste Douaire

WK Interact a exposé en France sur les vitrines de Colette et des Galeries Lafayettes. Il place dans la rue ses personnages noirs sur fond blanc. Consacré à New York et exposé dans le monde entier, il revient en France pour un projet spécialement conçu pour Addict Galerie.
Double impact se tiendra du 16 mars au 17 avril 2007, dans ce nouvel espace consacré principalement aux artistes post-graffiti.

Pierre-Evariste Douaire. Peux-tu nous parle

Le créateur :
  • WK Interact


    L'interview :
  • WK Interact


  • de tes personnages?

    WK Interact. Placés dans la rue mes personnages racontent des histoires. Ils obligent les piétons à se poser des questions. Que se passe-t-il? Où suis-je ? Ils sont toujours en mouvement, ils indiquent toujours des directions. Ce sont des saynètes qui s’additionnent les unes aux autres. Elles forment un récit parcellaire que chacun peut reconstituer. Je montre toujours le paroxysme d’une action. Je pointe toujours un moment précis. A chacun, ensuite, d’y aller de son interprétation pour savoir ce qui a précédé, et ce qui va découler de tout cela.

    Tu les représentes souvent cagoulés, ce sont des criminels, des terroristes?
    Je m’adapte aux lieux que j’investis. Expatrié depuis quinze ans à New York, j’ai pris le rythme de cette grande ville qui autorise et interdit certains thèmes. La violence y est autorisée, elle ne choque personne. Mais en utilisant les codes américains je ne me sens pas violent pour autant. Malgré les cagoules et les flingues, tu ne verras jamais une flaque de sang ou un coup échangé dans mes travaux. La vraie violence est ailleurs. C’est une question de point de vue. Il serait choquant par exemple de représenter un corps nu alors qu’ici la sensualité s’affiche sur toutes les affiches publicitaires. Ce genre de chose serait inimaginable à New York.

    Tes personnages recouvrent les murs, ils ressemblent à des ombres.
    Je ne trouve pas. Leur rôle est de surprendre les passants. Ils doivent être remplis d’émotions. L’image doit s’adapter au lieu et s’affranchir du cadre qui lui est assigné pour être là naturellement. Il ne faut pas que le personnage soit plaqué. Il doit se substituer au flux de la ville.

    Quel rapport tes personnages entretiennent-ils avec la rue?
    Je recherche des coins de rues pour glisser mes personnages. J’entretiens une relation très étroite avec la ville. Elle me permet de créer mes histoires. Elle est le terreau fertile que j’utilise pour élaborer mes saynètes. Ces coins de rues sont des story boards qui se superposent les uns aux autres.

    Pourquoi exposer dans une galerie?
    Après avoir oeuvré pendant de longues années dans la rue, après avoir cherché la réussite à New York, exposer en galerie est un nouveau défi. Le challenge consiste à être aussi bon à l’intérieur qu’à l’extérieur. Ce n’est pas évident et beaucoup d’artistes se cassent les dents. Cet exercice est périlleux, et même les meilleurs s’en mordent les doigts.
    L’apprentissage par la rue permet de penser les lieux d’une manière très fine. Mais le passage en galerie réduit la fluidité de mes projets. Préoccupé par les notions de mouvements, j’ai du mal à exprimer la même force dans une galerie. La fureur de la ville m’aide énormément dans la rue, elle amplifie mes installations.
    A l’opposé, un lieu d’exposition est beaucoup plus calme et il faut redoubler d’effort pour insuffler de la vie et du mouvement dans les images. Travailler in door reste un gros problème. Il faut beaucoup de temps et de maturité avant de pouvoir avancer des projets cohérents. J’ai tendance à entrer par effraction dans ces lieux magnifiques, un peu à l’image de ma première expérience dans le domaine.
    Pour l’anecdote j’avais refusé de peindre le mur immense de la galerie. Je m’étais contenté de faire un trompe-l’œil sur la vitre de la porte. Mon personnage était à la fois à l’intérieur et à l’extérieur. Sans être un leitmotiv, je poursuis dans ce sens en privilégiant toujours ce double aspect des choses quand j’investis un lieu d’exposition.

    Tu travailles toujours in situ?
    Pour le projet de la galerie Addict, j’ai tout de suite été attiré par le lieu. L’espace est situé à l’angle de deux rues. Elle s’offre facilement aux regards des piétons. Une grande baie vitrée la ceinture. La frontière entre l’intérieur et l’extérieur est aboli. Intervenir en plein Marais est une expérience intéressante. C’est une situation assez unique, car les personnages dessinés sur les murs semblent être placés à l’extérieur. Il faut un moment d’attention pour comprendre le dispositif mis en place.

    Pourquoi choisir d’abord la rue pour exposer?
    Pour toucher des gens qui ne vont pas forcément dans les galeries. La liberté et la gratuité du geste ont beaucoup joué dans ma démarche. Mais pour autant, travailler dans le milieu urbain ne se résume pas à troquer sa toile pour des murs. La ville est une matière vivante, c’est un corps sensible qu’il faut appréhender. Chaque quartier, outre son architecture, est habité par des habitants et traversé par des piétons. Ce tissu urbain est fascinant à observer. Agir dessus l’est encore davantage. Les gens qui passent devant mes œuvres, dans la rue, prolongent mes histoires en emportant avec eux leurs questions. Leur imagination emporte ailleurs les silhouettes que je pose un peu partout.

    L’aspect éphémère de tes actions est important à tes yeux?
    J’aime que le papier travaille, qu’il se désagrège au fur et à mesure. Le temps s’invite dans mes interventions en patinant l’image. Cette évolution est très intéressante à suivre. Après avoir collé une affiche, je reviens plusieurs fois après pour suivre son chemin.

    Tu es Français, mais tu es très rarement visible à Paris, excepté la réalisations de la vitrine Colette et celles des Galeries Lafayette.
    Colette était une super opportunité. La collaboration

         Page 1 / 2           Page suivante  
    RÉAGIR
     

     
    VOS RÉACTIONS
    0 réaction




    Rechercher une interview





     DÉPÊCHES
    Samy Naceri en garde à vue après une «tentative d'homicide» : Une rixe a opposé hier l'acteur à un homme qu'il a blessé à la gorge d'un coup d ...
    On réchauffe bien les éléphants... : GLAGLA- Pas plus de cinq degrés au thermomètre à l?intérieur du chapiteau. Beauc ...
    Portzamparc et ses péripéties à Rio : Architecture. Le concepteur de la Cité de la musique brésilienne de Rio, critiq ...
    Sollers à tir d?aile : Préférence. Entre bonheur ciblé et montée au paradis, le nouveau «voyage» de l?é ...
    L'album des écrivains: Philippe Sollers en 1981 : Chaque jeudi, en partenariat avec l?Institut National de l?Audiovisuel, LibéLabo ...
    Avec Radio Libé, surfez en musique : Libération.fr lance aujourd'hui sa propre radio musicale sur le Net. ...
    Collection privée 4 : © zzzzz ? Chaque mois, Frédéric Fleury présente un collectionneur de «Geek photo ...
    Silence, on joue: Wii Sports, crise et pronostics 2009 : Chaque jeudi, l'émission 100% jeux vidéo de Libération. ...
    Ron Asheton en paix : Disparition. Le mythique guitariste des Stooges, emmenés par Iggy Pop, a été ret ...
    Egéries nigérianes : Lagos. «Le meilleur reste à venir», premier roman de Sefi Atta. ...

    Découvrez toute l'actualité de la culture, spectacles... en temps réel.
    Le 118000 annuaire professionnel Paris et renseignements téléphoniques.
    Besoin d'une location de salle de reception à Paris ? ShowRoom et Exposition sur www.location-salle-de-reception.com
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Vous souhaitez remplacer vos traditionnels calendriers par un calendrier personnalisé ? Sur PhotoBox vous pouvez facilement réaliser vos calendriers photo ou un livre photos avec vos clichés préférés.


    Page exécutée en 0.912828 secondes.- requetes : 277- requetes différentes : 212