du centre.
Pour la galerie italienne, vous revisitez à votre façon les classiques du mobilier : la commode, la bibliothèque…
Mattia Bonetti. Oui, et ce qui me plaît dans ce type de meubles, c’est leur simplicité fonctionnelle et formelle ; ce sont des blocs, des boites dans lesquelles on range des choses. De ce fait, mon intervention se concentre sur les surfaces, lesquelles s’animent d’effets d&e
cute;coratifs. La commode, par exemple, est constituée d’une alternance de sphères concaves et convexes, ce qui lui donne un aspect lunaire. Les cavités me font penser à des cratères, à des planètes, comme on peut le voir sur les images de la Nasa.
En quoi vos objets sont-ils représentatifs de notre époque ?
Mattia Bonetti. Le mobilier en général reflète le monde qui nous entoure, notre univers de formes. Mon travail retranscrit notre époque dans toutes ses dimensions éthiques et esthétiques. Une époque qui se caractérise par son hétéroclisme, ses excès, ses antagonismes, son kitsch. Une époque légèrement schizophrénique…