PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
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WK Interact
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WK-Interact-<i>Gang-Of-New-York-Cut-It-Out-Customed-Deck<-i>-2006-Technique-mixte-83-x-25cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Gang-Of-New-York-Blow-Yourself-Customed-Deck<-i>-2006-Technique-mixte-80-x-24cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Gang-Of-New-York-Pick-Pocket-Customed-Deck<-i>-2006-Technique-mixte-81-x-30-cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Recycled-Cardboard-Serie-A1<-i>-2006-Technique-mixte-100-x-82cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Twisted-Head<-i>-1997-Acrylique-sur-toile-212-x-183-cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Shake-Well<-i>-2006-Technique-mixte-(serigraphie-dessin-collage)-91-x-60-cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

WK-Interact-<i>Crash<-i>-2006-Technique-mixte-(serigraphie-dessin-collage)-91-x-60-cm-Courtesy-Addict-Galerie-Paris

  
avec les Galeries Lafayette, s’est malheureusement soldée par une incompréhension mutuelle. J’avais la chance de travailler sur quinze vitrines à la fois. J’ai complètement intégré la ville dans les vitrines. Je ne me suis pas contenté de scénariser des jupes et des accessoires, j’ai totalement réinventé les vitrines. La direction a été terriblement déçue, alors même que les jeunes et les touristes étrangers adoraient le concept. Mais je pense que les Galeries Lafayette ont dix ans de retard su

Le créateur :
  • WK Interact


    L'interview :
  • WK Interact


  • les autres enseignes. Je le dis d’autant plus volontiers que mon père, dans le passé, en était le directeur général. Colette, Zara par contre sont en avance et continuent d’être à la pointe de la mode. Leurs vitrines en sont la preuve.

    Tu en tires une leçon?
    Je voyage énormément dans le monde et cette expérience me donne beaucoup à réfléchir sur les Français et sur la mentalité du pays. La France est préoccupée par son confort et sa qualité de vie. Elle préfère critiquer que créer. Le résultat ne se fait pas attendre. Les créateurs s’exilent et trouvent ailleurs les moyens qu’on leur refuse ici. Ils sont obligés de le faire car les Français préfèrent donner leurs chance à des étrangers. On voit toujours les mêmes artistes dans les expositions. C’est lassant à la longue, même si on apprécie les artistes.

    New York est plus dynamique?
    Ce qui se passe actuellement à New York est incroyable. Les artistes des années 1980 comme Keith Haring, Basquiat, ou Futura 2000 sont célèbres depuis longtemps. Le plus étonnant aujourd’hui est la demande qui entoure les nouveaux artistes. Le phénomène n’est pas qu’américain, mais s’étend à toute l’Europe. Les grandes galeries new-yorkaises comme le MoMa s’interrogent sur le Street Art. Le Whitney Museum, le Moma ont des espaces gigantesques. Les galeries n’ont rien à voir avec les petites galeries du Marais. Les visiteurs pour un vernissage sont 8 000. La presse relaie l’événement et les retombées sont à la hauteur de l’engagement. Ces musées s’ouvrent aux jeunes street artistes. En Angleterre trois artistes se disputent le marché et des petites toiles s’envolent à 120 000 euros. Paris, comme à son habitude, se contente de regarder passer les trains.

    L’intérêt pour le Street Art est un phénomène de mode?
    L’effet de mode est passé et un vrai marché se met en place. La critique emboîte le pas et des essais sont consacrés au genre. Cet état de fait oblige les musées à venir nous chercher, car ils sont pragmatiques. Ils se demandent si ce courant est digne d’intérêt. Pour ne pas perdre ce marché colossal, ils invitent des artistes encore plus jeunes que moi à exposer. Le marché est tellement énorme, la pression des collectionneurs est si forte qu’ils ne peuvent pas se permettre de laisser passer l’occasion. Ils préparent l’avenir. Ils ne veulent pas louper le coche. Les enjeux financiers sont à la hauteur de l’énergie créatrice de l’art urbain. Ce courant est international. Mais personne n’est dupe, il s’agit d’un pari sur l’avenir. Le choix peut se révéler payant ou pas. Les anglo-saxons ne sont pas idiots, ils investissent aujourd’hui mais n’hésiteront pas à tout arrêter si l’expérience est décevante économiquement.

    Comment expliquer l’ampleur du phénomène ?
    La facilitation de l’information, la diffusion en masse de tous ces visuels entraîne dans son sillon un véritable engouement planétaire pour l’art urbain. Ce phénomène n’est pas perçu en France. Le monde de la mode n’est pas étranger à cet état d’esprit. Cette industrie soutient énormément les jeunes artistes. Les grandes enseignes de la mode ont besoin d’eux pour leurs logos. Elles ont besoin de rendre reconnaissable leurs baskets et leurs tee-shirts. Elles ont besoin des artistes pour vendre leurs produits. Peu importe que le logo soit sur le vêtement ou se fasse par le biais d’une campagne publicitaire. Pour prendre un exemple concret, aux États-Unis j’ai réalisé le fronton d’une banque en y peignant un skateur. En France ce projet n’aurait aucune chance de passer. Vous préférez vendre une voiture par l’intermédiaire d’une jolie fille. Chaque pays fonctionne avec ses codes publicitaires.

    Si tu devais intervenir sur les murs de Paris, comment le ferais-tu?
    Différemment qu’à New York. Formellement j’opterais pour un papier plus beige. Je renoncerais au blanc et noir que j’utilise en Amérique. Le marron me semble mieux convenir aux pierres de Paris. L’effet craquelé, la recherche de matière, le rocailleux caractérisent la capitale. J’aime le côté crasseux, modeste, pauvre d’un mur. Depuis que les murs sont nettoyés, protégés, la ville est aussi propre qu’une clinique, on frise Disney World. Les rapports culturels s’appauvrissent à la même hauteur je pense.


    Addict Galerie
    14/16 rue de Thorigny
    75003 Paris
    www.addictgalerie.com

    www.wkinteract.com

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