l’expérience jusqu’à l’épuisement des possibilités les formes se modifieraient au point de devenir autres. Je ne donne qu’une apparence de maîtrise, mais en réalité ce sont les formes et les techniques employées qui décident de l’évolution, moi je repère les changements et je tente de les intégrer.
Récemment, vous avez montré à l’association Huicenmillun à Montreuil des objets d’un tout autre type : de petites machines motorisées soulevant ou poussant des blocs de ciment. Contrairemnt aux objets que vous montrez à l’exposition Jeune Création, ces machines étaient animées, bruyantes et plutôt poreuses ! Ces petites machines, je les ai appelées
Robots. Ils se déplaçaient ou généraient des séquences de mouvement qui leur étaient propres. Toutes ces séquences étaient binaires et aussi absurdes. L’ensemble créait une chorégraphie à chaque fois renouvelée. Les machines étaient indépendantes les unes des autres et s’émancipaient un peu plus à chaque séquence. Avec ces robots, je tentais de créer de l’aléatoire par le hasard des interactions.
Entretien réalisé par Katrin Gattinger lors du Salon de la Jeune Création 2003, Grande Halle de la Villette, Paris. François Guibert est né 1966 à Chartres. Il vit et travaille à