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INTERVIEW
Axel Palhavi

Axel Palhavi, qui expose à la galerie Eva Hober, délivre ses orientations esthétiques, oppose souvent l’idée à l’énergie. Alors que l’idée lui semble trop enfermer l’énergie, il prend le parti de l’énergie qui crée des idées.


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Axel-Pahlavi-<-i>Renaissance<-i>-2004-Huile-aerosol-et-marker-sur-toile-320-x-240-cm-Courtesy-galerie-(Eva-Hober

Axel-Pahlavi-<-i>Centaurette<-i>-2005-Huile-sur-toile-244-x-162-cm-Courtesy-galerie-(Eva-Hober

Axel-Pahlavi-<-i>Centaure<-i>-2005-Huile-sur-toile-244-x-162-cm-Courtesy-galerie-(Eva-Hober

Axel-Pahlavi-<-i>Charlotte-Parfois<-i>-2005-Acrylique-huile-et-laque-sur-toile-250-x-200-cm-Courtesy-galerie-(Eva-Hober

  
Interview
Par Marguerite Pilven

Marguerite Pilven. Il y a dans tes tableaux une dimension autobiographique très forte : tu t’y représentes personnellement et tu as repris des compositions réalisées à l’âge de seize ans lorsque tu as décidé que tu voulais devenir peintre. Cette exposition, tu la présentes aussi comme une déclaration d’amour renouvelée à la peinture…
Axel Palhavi. Par ce côté autobiographique, je cherche à puiser dans une matière première, une essen
e, et ce que je ressens au quotidien produit une énergie que je reformule ensuite dans mes peintures. Je suis également sensible à ce que me dit mon entourage, notamment Florence, ma compagne. Ce que je peins doit lui faire aussi plaisir. Ces aspects très intimes me permettent d’échapper à ce qui ne serait que des références à l’histoire de l’art pour créer quelque chose d’impur où je mêle également des préoccupations intimes.

En même temps c’est plus complexe qu’une déclaration d’amour, il y a aussi de la critique, un côté kitsch qui joue sur le jugement de valeur, voire la parodie…
Dans mon travail, le kitsch correspond avant tout à une recherche de limites. J’aime bien chercher le point ou le beau va basculer en kitsch. En ce qui concerne l’aspect parodique, qui est un mode de distanciation d’avec les influences, cela vient après. Au début, je suis dans ma peinture et ne me pose pas du tout de questions de ce genre. Il n’y a pas d’aspect stratégique, je suis dans une sincérité première à laquelle j’essaie de coller. Cette forme ridicule ou grotesque que le tableau peut prendre me dépasse en fait totalement. Ce sont comme des débordements que je ne voudrais pas forcément mettre en place. Au départ, ce n’est pas du tout intentionnel. Ce que je revendique surtout par rapport à cet aspect, c’est une forme de maladresse. Beaucoup de choses apparaissent malgré moi.

Un aspect qui rapproche vraiment ton travail de celui de Jérôme Zonder, le mélange des styles, la volonté d’explorer simultanément plusieurs systèmes. Tu puises tes idées aussi bien dans la peinture classique que dans la bande dessinée ou le film gore américain…
Chez Jérôme, il y a la volonté de créer une palette, un alphabet possible. Chez moi, il s’agit plus d’un transport amoureux. C’est en suivant mes désirs que je me retrouve avec quelque chose de totalement hétérogène. Plutôt que par volonté de contrôle technique, cette disparité relève d’une recherche émotionnelle qui trouve son expression dans cette diversité technique. Le désir et l’envie sont les moteurs de mon travail. Mais le jeu de citation purement formel ne m’intéresse pas, j’y recherche toujours une forme de transcendance, un lieu d’expérimentation possible.

Tu me disais assumer une sorte de schizophrénie constitutive en essayant de faire tenir ensemble des éléments hétérogènes, contradictoires…
Oui, mais l’aspect autobiographique y est aussi pour beaucoup. Mes arrières grands-parents sont de huit pays différents et ça fait beaucoup d’histoires familiales très différentes qui se mélangent et sont souvent abracadabrantes, comme des moments d’irréalité. Elles ont quelque chose de romanesque, avec une profusion de détails qui fait que tout a l’air faux tellement c’est exagéré. Ma pratique de la peinture est aussi pour moi une manière d’exister dans ma famille, lourde de sens et de conséquences. Quand je peins, il m’arrive par exemple de penser à ce que va dire ma grand-mère quand elle verra le résultat. Mentalement, je discute avec toute une tribu qui me dit des choses contradictoires, critique ce que je fais. J’ai envie de contenter tout le monde, ce qui me conduit à exploiter des systèmes très différents.

Tu es d’ailleurs attiré par les figures qui expriment une dualité : tu te représentes en centaure, en homme bicéphale, tu as réalisé une série de portraits ou plusieurs visages se télescopent les uns sur les autres. Il y a aussi les compositions dans lesquelles apparaissent deux têtes et que tu considères en fait comme le portrait d’une seule personne…
J’ai du mal à analyser cet attrait. Effectivement, ça revient très fréquemment. Mais ceci correspond aussi tout simplement à quelque chose de dialectique. Dans un tableau, quand je pose un élément, ça ne me suffit pas. Je peins un monstre, mais c’est insuffisant : il me faut aussi de la beauté, de l’amour, quelque chose qui contrebalance cette première figure. Ça vient aussi du fait que, tout simplement, je ne sais pas choisir.

Revenons au centaure, cette figure qui exprime en fait le dualisme corps-tête, physique et mental, ou animalité et intellect, une figure hybride qui trouve sa place dans ta question sur la façon de faire travailler ensemble le corps et la tête, question qu’on sent assez déterminante dans ton approche de la peinture.
Le centaure est une forme dans laquelle je me sens bien. Esthétiquement, elle me plaît. Ensuite, du point de vue du sens, c’est un lieu de transformation, de mutation. Je peux devenir quelque chose qui n’existe pas et cela me plaît de vivre un espace impossible que je vais essayer de rendre réel aux yeux des autres. Pour ce qui est de la dualité, homme-animal, ou œil-bouche, autre dualité très fréquente dans mon travail, je cherche en fait à créer une unité entre des formes contradictoires. Cependant, je n’y arrive jamais. Même lorsque j’ai peins le centaure, il me faut encore rajouter la Centaurette, je suis toujours rattrapé par cette envie de mettre ensemble. Mais en mettant en scène ces figures mythiques, je voulais aussi que ça ressemble à une scène de vie quotidienne. Florence, la Centaurette a l’air de se coiffer, on a vraiment l’impression d’une rencontre dans la salle de bain le matin. En dehors des espaces purement symboliques, il y a vraiment un aspect banal, sensible. Ce mélange des échelles est un ensemble que j’aime bien et je cherche toujours à suivre mon

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Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk MATUSZEWSKI & l'Art INNABSTRAIT Nommé le peintre des ombres et des lumières, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun ! J'offre une démarche intéressante et différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant, avec des matériaux naturels; la lumière très forte et les ombres très foncées. L’association « Ombre et Lumière » devient indissociables voir énigmatiques. Les techniques et matériaux sont inédits : argiles, fragments de roche, zinc, sable, sels, terre, acides, épices etc...Le tout sur toile ! Visiter mes galeries sur mon site officiel http://lepolsk.blog4ever.com ou contactez moi sur lepolsk@gmail.com
 
 
 
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