PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
ART | CRITIQUES
David Saltiel
David Saltiel
09 avr. - 28 mai 2005
Paris. Galerie Dominique Fiat


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES

David-Saltiel-<em>E(N)TRE<-em>-2005-Installation-Dimension-variable-Courtesy-Galerie-Dominique-Fiat-Paris

David-Saltiel-<em>E(N)TRE<-em>-2005-Installation-Dimension-variable-Courtesy-Galerie-Dominique-Fiat-Paris

David-Saltiel-<em>E(N)TRE<-em>-2005-Installation-Dimension-variable-Courtesy-Galerie-Dominique-Fiat-Paris

  
Par Xavier Testot

à la fois sollicités et remerciés.

C’est naturellement le film qui cristallise l’ensemble de l’œuvre. Celle-ci est comme encadrée par les quelques mots échappés, rescapés et pleins de sens. Et par cette lumière blanche que l’on retrouve en quittant les lieux. Elle n’est plus aveuglante, comme si elle gardait désormais la mémoire de la pénombre d’où nous rvenons, à la manière des écrans de Hiroshi Sugimoto.

Trois termes pourraient rendre compte de cette singulière expérience à laquelle nous convie David Saltiel, à condition de ne pas les confiner à leur domaine cinématographique : champ, contre-champ et hors-champ, en tant qu’ils organisent la perception d’un espace et d’un temps, la réception de l’autre et des autres.
Dans la pièce centrale, l’espace du spectateur est perçu tout d’abord comme espace vécu, un espace dans lequel le spectateur se promène, s’arrête, écoute et regarde. Par les deux ralentis du film, celui de l’image et celui du son, cet espace devient peu à peu espace mental, chambre d’écho et caisse de résonance non seulement sonore mais visuelle. La pièce est devenue camera obscura, pour et par le spectateur.

Car cette architecture qui se joue des catégories : in situ, installation, projection, exposition… est avant tout un espace habité. Alors que les deux personnages du film marchent l’un derrière l’autre, de chaque côté du bureau deux personnes pourraient prendre place l’une en face de l’autre. Et le film fait face aux spectateurs, uns parmi les autres.
A la manière dont l’un des personnages du film tient son sac en bandoulière on peut soupçonner et imaginer ces protagonistes d’être homme et femme. Les lumières de la pièce seraient alors celles des chambres d’enfants : le bleu du film pour les garçons et le rose de la lampe pour les filles. Pour le meilleur ou pour le pire et selon chacun(e) on préférera être dans le film sans spectateur, être un visiteur tout seul, un seul couple, des ensembles.
A propos du gris, et dans la lumière rosée et bleutée du cœur de son œuvre, David Saltiel évoquait à nos côtés le second des cours au Collège de France de Roland Barthes : Le neutre. Fort de cette expérience : le vécu de son œuvre, on ajoutera le titre du premier de ces cours : Comment vivre ensemble.

Œuvre(s)
David Saltiel :
E(N)TRE, 2005. Installation. Cloisons dimensions variables, 2 portes, 2 fenêtres, 1 projection DVD, 1 bureau 78,5 x 98,5 x 49 cm, 2 chaises 77,5 x 38 x 40 cm 1 suspension lumineuse, 9 barres de 4 tubes de

 Page précédente             Page 2 / 2           
RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES
 

 
VOS RÉACTIONS
0 réaction




Rechercher une critique d'expo







 FORUMS