PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
ART | CRITIQUES
Naomi Fisher
Naomi Fisher
10 déc. 2005 - 07 janv. 2006
Paris. Galerie Emmanuel Perrotin
Les encres sur calques de Naomi Fisher sont colorées et fortes. La série des «Ladys» décline un type de personnage féminin perdu dans une nature indistincte, tropicale et périurbaine. Livrées à elles-mêmes, ces nouvelles Éve ne se laissent pas faire, et sont prêtes à livrer une dernière bataille pour survivre.


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES

Vue-de-l-rsquo;exposition-de-Naomi-Fischer-Galerie-Emmanuel-Perrotin-Paris-2005-Courtesy-galerie-Emmanuel-Perrotin-Paris-Photo-Andre-Morin

Vue-de-l-exposition-de-Naomi-Fischer-Galerie-Emmanuel-Perrotin-Paris-2005-Courtesy-galerie-Emmanuel-Perrotin-Paris-Photo-Andre-Morin

  
Par Pierre-Evariste Douaire

L’exposition de Naomi Fisher s’ouvre sur un monde que nous connaissons bien désormais, celui d’une nature post-humaine. L’homme plongé dans la jungle redevient animal, instinctif, brutal, sauf qu’ici l’homme est une femme. Cette même fureur se retrouve sous la plume colorée de l’artiste.

Après avoir fait la part belle au «porno chic» et aux peintres «mangas», la nouvelle tendance e la galerie Emmanuel Perrotin — qui vient de s’établir en Floride dans le sillage de l’implantation de la foire de Bâle à Miami — s’attache à une peinture expressive colorée. Les peintres sont souvent très jeunes, guère plus de trente ans.
L’ambition est d’être l’une des galeries parisiennes majeures. Les expositions se succèdent sans forcément se ressembler. Une petite en chasse une plus importante. A la rétrospective sur l’empreinte, avec des moyens muséaux, succède deux one man show de jeunes pousses. L’éclectisme, l’envie et la découverte sont au rendez-vous.

Naomi Fisher semble relever le défi, comme avant elle Daniel Arsham, Bhakti Baxter, Jin Meyerson ou Dana Schutz. Elle appartient à cette jeune garde. Sa peinture ressemble aux travaux exposés depuis un an. Elle est à la fois décomplexée et très énergique. Elle puise sa force dans une nature rebelle. Est-elle représentative d’un nouveau courant d’outre-Atlantique? Peut-être. En tout cas, on y retrouve la force et les tournures que nous avions déjà signalées ici. La touche est aussi libre que rapide. La primauté à la couleur se ressent très fortement.

L’exposition se divise en deux parties: d’un côté des œuvres graphiques, et de l’autre des travaux photographiques. Les premières sont réalisées à l’encre sur calque. Les traits sont dilués, elles ressemblent à des aquarelles tant le traitement est vaporeux, aqueux. Ce sont vers elles que se porte d’abord l’attention, tant elles sont pleines d’énergies primitives. Les tons et les couleurs chaudes prédominent, elles ensoleillent l’ensemble de ces travaux préparatoires. Le tout est bariolé et n’est pas sans rappeler les œuvres graphiques des expressionnistes allemands. On pense, par le traitement des couleurs et les thèmes, à Kirchner. Le mythe du bon sauvage est revisité à l’orée du post-humain du XXIe siècle. Ces calques coexistent avec des clichés représentant les mêmes scènes dionysiaques.

Les poses de ces amazones oscillent entre déchéance et agressivité. A même le sol elles semblent démantibulées comme des mannequins. Ces Barbies destroyed sont plongées dans la jungle avec du rimmel qui bave et des mi-bas velus.
Entre Mad Max et Lost, ces créatures combattantes sont livrées à elles-mêmes. Au lieu de fermer le poing elles brandissent des branches menaçantes. Amazones auto-proclamées, plus par dépit que par volonté, elles agitent la menace du Girl Power. Entre activisme et féminisme, elles se révoltent farouchement contre toute oppression en affichant fièrement une pubescence discrète mais réelle.

Œuvre(s)


     Page 1 / 1           
RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES
 

 
VOS RÉACTIONS
0 réaction




Rechercher une critique d'expo







 DÉPÊCHES
Visa pour l'image: les photos primées : EN IMAGES. Six clichés ont été récompensés au festival de photojournalisme de ...
Damien Hirst joue à quitte ou double : Le roi de la scène britannique met aux enchères à Londres près de 300 de ses œuv ...
L'ex «bad boy» britannique est un businessman assumé : L'artiste au look de rocker a créé très tôt un réseau de sociétés qui lui permet ...
Coldplay gagne enfin ses galons en concert : Le groupe anglais le plus populaire du moment poursuit sa campagne française et ...