Par Léa Bismuth
«Œuvres encombrantes» est une exposition de Noël, une exposition qui se veut un «bric-à-brac», un grand «déstockage», comme l’affirme son commissaire Jean-Max Colard. Pour cela, la galerie Vallois est allée puiser dans ses réserves afin de présenter un échantillon des œuvres qu’elle possède et des artistes qu’elle représente.
A ce titre, en entrant dans l
Les créateurs :
Boris Achour
Gilles Barbier
Joachim Mogarra
Peter Land
Saverio Lucariello
Bertrand Lavier
Arman
Alain Bublex
François Morellet
Julien Berthier
Martin Kersels
Keith Tyson
Jacques Villeglé
Matthew Antezzo
Raymond Hains
Mike Bouchet
Julien Bismuth
Olav Westphalen
Thomas Lélu
Arnold Odermatt
Julia Wachtel
Jean-Pierre Raynaud
Le lieu d'art :
Galerie G.-Philippe & Nathalie Vallois
Les interviews :
Philippe Valentin, galeriste
Boris Achour (Semaine)
Bertrand Lavier (Libération)
Raymond Hains
Jean-Daniel Compain
Georges-Philippe Vallois (galeriste)
Alain Bublex
Yann Delacour
Yvon Lambert
Jacques Villeglé
Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans
Gilles Barbier
Les vidéos des artistes :
François Morellet
Les autres expos liées aux artistes :
Crédac: La partie continue 1
Playlist
Les Nouveaux Réalistes
Rainbow Girls
My Own Cinema et Jeff Mills
Centre Pompidou: Dionysiac
Attention à la marche
Mots d’ordre mots de passe
Burlesques contemporains
Offshore
Herman de Vries et François Morellet
Jacques Villeglé et Massimo Furlan
Nedko Solakov et Matthew Antezzo
Sciences fictions
Conatus (Pilote)
Accidents
The Sum of all possible paths
Cinq milliards d’années
Marchand d’oubli
Chambre froide, bricolage, outils, machines
It doesn’t exist
Gilles Barbier
Airs de Paris
La Fondation Mogarra
The Best of...
Blow-up 1952-2007, Quand j’étais petit je ne faisais pas grand de François Morellet
Stardust ou la dernière frontière
François Morellet. Ma musée
Œuvres Encombrantes
Welcome Home
Photo Mystère
Oeuvres en papier
Ne pas jouer avec des choses mortes
Maitresses du Nouveau Réalisme
La jolie fille et le mauvais garçon
Des constructeurs éclectiques, 2e volet
Le cockpit, le vaisseau, ce que l’on voit depuis le hublot
Hélène Jourdan-Gassin, Regard sur une collection
Bertrand Lavier
+ De Réalité
Landscope
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Comme le verre à travers le soleil - autour de Raymond Hains
Coquillages et crustacés
... et pour quelques dollars de plus
Moi & les autres
La comédie urbaine
galerie, on se trouve nez à nez (l’expression est loin d’être exagérée !) avec une grande sculpture de Bertrand Lavier, un mur de plus de deux mètres de haut barrant le passage, fait de boîtes de rangement en carton recouvertes d’épaisses couches de peinture. A partir de là, rien ne peut plus vraiment étonner le spectateur : une baignoire jacuzzi-carton de déménagement intitulée
Jude Law de Mike Bouchet, ou encore les chaussures de Julien Bismuth qui sont comme prises dans une matière qui les a figées…
Dans la grande salle, la folie de l’encombrement prend, s’il on peut dire, toute la place. Alain Bublex propose une sorte de voiture aérodynamique jaune, ce qu’il appelle sa
Tuning car.
Martin Kersels est l’auteur de
Fat Man, une énorme forme arrondie déposée sur le sol et recouverte de petits miroirs. Progressivement, le sens de l’exposition s’impose dans la mise à proximité des œuvres et des artistes. Une filiation se crée du Nouveau Réalisme aux artistes de la jeune scène française. En effet, les œuvres de Raymond Hains, Arman, Jacques Villéglé et Jean-Pierre Raynaud éclairent celles de Gilles Barbier et Alain Bublex. C’est la notion même d’encombrement qui impose la filiation : l’encombrement est un geste quasi révolutionnaire de création — ou de destruction— des formes.
Ainsi, si le
Sens interdit barré de Jean-Pierre Raynaud semble dire qu’il est interdit d’interdire dans une perspective très Mai 68, le tag de Thomas Lélu demande
C’est tout ?. C’est tout ? A quoi fait appel cette question lancée dans le vide ? Assurément, Lélu interroge le geste artistique lui-même en questionnant la place du langage dans l’art.
De même, l’œuvre de Gilles Barbier intitulée
L’Enfer demande un effort de participation au spectateur puisqu’elle consiste en une installation dans un placard, un placard ménager bordélique où s’accumulent les outils de ménage, les sceaux de peintures et autres panneaux électriques.
Pourquoi cette installation est-elle infernale ? Parce que Gilles Barbier accompagne son œuvre d’une sorte de mode d’emploi à l’usage du spectateur dans lequel on peut lire des sentences de ce genre: «Faîtes fonctionner les fonctions hallucinogènes de votre cerveau et entrevoyez ici quelques scènes de tortures insoutenables», par exemple.
Imaginer donc, halluciner l’encombrement comme une puissance démoniaque. C’est Tout ? C’est déjà beaucoup.
Enfin, le parcours se termine dans la Project room — salle plus petite et plus confinée où l’encombrement étouffe —, sorte d’hôpital de l’exposition où Peter Land propose
Untitled (Man in Bed), un monstre humain en pyjama dont les bras et les jambes immenses dépassent du lit aux barreaux de fer, un être dont les membres ne peuvent plus se contenter d’un espace restreint. Telle serait peut-être la clé de l’idée d’encombrement : ne pas se limiter, refuser le raisonnable et sans doute briser les tiroirs du cerveau comme a pu le prôner Tristan Tzara.
Œuvre(s)Bertrand Lavier
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Fast, 1982. Peinture sur carton.109 x 215 x 70 cm
François Morellet
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Tableau 100° - 10, 1979-2007. Acrylique sur toile. 100 x 100 cm
Mike Bouchet
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Jacuzzi (Jude Law), 2005. Technique mixte. 145 x 105 x 165 cm
Keith Tyson
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Trajectory Painting - An afternoon in Blackpool, 2006. Métal, peinture. 223 x 190 x 43 cm
Julien Bismuth
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»...so I looked down at my feet and changed my mind", 2007. Chaussures de l’artiste, sulfate de magnésium. Dimensions variables
Mike Bouchet
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Cola Paintings, 2007. Cola sur tissu tendu sur toile. 123 x 180 cm
Boris Achour
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Contrôle, 1997. Porcelaine sanitaire émaillée 4 éléments.
Peter Land
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Untitled (Man in Bed), 2003. Technique mixte. 132 x 263 x 181 cm
Matthew Antezzo
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Map of the world, 1990. Feutre indélébile sur toile. 111,5 x 152,5 cm
Jean-Pierre Raynaud
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Psycho-Objet 27 A6 1966, 1966. Assemblage : technique mixte. 160 x 60 x 165 cm
Boris Achour
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Conatus (Une Égale Liberté), 2006. Technique mixte. 233 x 170 x 170 cm
Alain Bublex
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