PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
ART | CRITIQUES
Gabriel Jones
Gabriel Jones
13 nov. 2007 - 05 janv. 2008
Paris. Galerie Lacen
La galerie Lacen expose le travail photographique étrange du Canadien Gabriel Jones. Ses images, basées sur la tension du rapport entre le personnage et le contexte, surprennent par leur ambiguïté narrative.


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR
INFOS PRATIQUES

Gabriel-Jones-<em>Explanation<-em>-2006-D-eacute;tail-Tirage-jet-d-rsquo;encre-sur-papier-archive-<br->
107-x-135-cm-Courtesy-Galerie-Lacen-Gabriel-Jones

Gabriel-Jones-<em>Hope<-em>-2004-Tirage-jet-d-rsquo;encre-sur-papier-archive-<br->
127-x-93-cm-Courtesy-Galerie-Lacen-Gabriel-Jones

Gabriel-Jones-<em>Reflection<-em>-2006-Tirage-jet-d-rsquo;encre-sur-papier-archive-<br->
107-x-122-cm-Courtesy-Galerie-Lacen-Gabriel-Jones

  
Par Magali Lesauvage

Après l’exposition des toiles énigmatiques de Jagna Ciuchta, Bertrand Grimont propose une nouvelle fois à la galerie Lacen le travail d’un artiste où la mise en œuvre formelle se révèle particulièrement exigeante quant au caractère indéfini de la narration. Titrées d’un simple mot, résumant un état d’âme (Lost), ou un sentiment (Lust, l’envie), les photgraphies du projet Somewhere On Time (2004-2006) de Gabriel Jones, dont on a pu voir cette année à la foire Show Off quelques exemples récents sur le stand de la galerie new-yorkaise Priska C. Juscha Fine Art, confrontent l’individu à son environnement, dans un rapport formel tout autant que réflexif.

En effet, l’évidence fait défaut dans les photographies de Gabriel Jones. Dans un certain nombre d’images de Somewhere On Time (intitulé lui-même indéfini), un unique personnage occupe le paysage, intégré à celui-ci dans un rapport architectural, presque orthonormé, à la manière d’un atlante ou d’une caryatide de l’architecture classique.
Ainsi en est-il de Registering ou de Cause, où le rythme équilibré de la composition, horizontales et verticales sagement alignées, dépend du caractère plus ou moins fluctuant du personnage au centre, qui dialogue ainsi avec l’environnement.

Incluses dans une nature plus ou moins vierge, elle-même close de murs la situant dans un contexte urbain, les figures de Gabriel Jones n’expriment aucun sentiment, et paraissent comme exclues du monde : seul l’appareil du photographe en a capté la présence (Lost). Cet effet est renforcé par des couleurs ternes, et une luminosité peu contrastée qui donnent aux images un aspect passé.

Dans des œuvres telles Explanation ou Changes, le personnage n’apparaît qu’au second coup d’œil, dissimulé derrière un imposant rocher, épousant la forme du paysage au point de s’y confondre. Falling, proposant une vision plus romantique, montre un homme, les pieds dans l’eau sur une triste grève, face aux éléments, et face à sa propre individualité.

L’artiste affirme aimer « raconter des histoires, mais les débuts seulement », et « préfère laisser le spectateur imaginer la suite ». Pour cela, il élude tout détail de la composition, et résout l’individu au rang de simple signe. Gabriel Jones incite ainsi le spectateur à développer sa propre trame narrative au sein de l’image, et laisse libre l’interprétation.

Œuvre(s)
Gabriel Jones
Falling, 2004. Tirage jet d’encre sur papier archive. 109 x 137 cm.
Changes, 2006. Tirage jet d’encre sur papier archive. 107 x 125 cm.
Lost, 2004. Tirage jet d’encre sur papier archive. 85 x 152 cm.
Cause, 2006. tirage jet d’encre sur papier archive. 107 x 125 cm.
Hope, 2004. Tirage jet d’encre sur papier archive. 127 x 93 cm.
Reflection, 2006. Tirage jet d’encre sur papier archive. 107 x 122 cm.
Close, 2004. Tirage jet d’encre sur papier archive.109 x 152 cm.
Registering, 2006. Tirage jet d’encre sur papier archive. 63,5 x 135 cm.
Knowledge, 2006. Tirage jet d’encre sur papier archive. 107 x 147 cm.
Lust, 2006. Tirage jet d’encre sur papier archive. 102 x 150 cm.
Explanation, 2006. Tirage jet d’encre sur papier archive. 107 x 135 cm.

     Page 1 / 1           
RÉAGIR
INFOS PRATIQUES
 

 
VOS RÉACTIONS
0 réaction




Rechercher une critique d'expo







 DÉPÊCHES
John Banville : «Un souper avec le diable» : Pendant l'été, chaque jour, un grand écrivain étranger offre une nouvelle inédit ...
Un château tout neuf pour les Picasso d'Antibes : Après des travaux de restauration, le Musée Picasso a renové l'atelier où le pei ...
Bienvenue chez les Bretons   : Avec «Fool Moon», ce premier long-métrage, Jérôme L'Hotsky raconte l'histoire d' ...
Le Venezuela, sous toutes les coutures : «Faut pas rêver» - Le magazine présenté par Laurent Bignolas est consacré à un ...
Une époque en noir et blanc : «Graffiti 50» - Après les années 1990, 1980, 1970 et 1960, Gérard Jourd'hui et ...
A Venise, la France célébrera l'architecture généreuse : À partir de septembre, le pavillon français de la Biennale italienne valorisera ...
Tim Walker, le photographe enchanteur : Ce doux rêveur originaire de Grande-Bretagne apporte fantaisie et légèreté aux 3 ...
Maurice Béjart en trois dimensions : Paris quartier d'été ouvre sa 19e édition avec le Ballet du Rhin dans un program ...
:
Michel Blanc retourne au lycée : Entouré de jeunes acteurs débutants, il joue un prof de philo compréhensif mais ...