PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
ART | CRITIQUES
Sylvie Auvray, Delphine Coindet
Stupeur
08 mars - 26 avr. 2008
Paris. Galerie ColletPark
Sylvie Auvray peint, dessine ou sculpte les objets et les formes qui traversent sa vie et retiennent son regard. A l’occasion de son exposition personnelle à la galerie ColletPark, elle invite une autre artiste française, elle aussi manipulatrice de formes mais avec une esthétique opposée, Delphine Coindet.  


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES

Delphine-Coindet-<em>Chien-Chinois<-em>-2008-Technique-mixte-Dimension-variable-Courtesy-Galerie-Laurent-Godin-©-Delphine-Coindet

Sylvie-Auvray-<em>Sans-titre<-em>-2008-Dessin-sur-papier-27-x-26-cm-Courtesy-Galerie-ColletPark-©-Sylvie-Auvray

  
Par Magali Lesauvage

Le titre de l’exposition qui réunit ces deux jeunes artistes françaises, «Stupeur», fait référence à cet état d’engourdissement physique et mental, de brusque arrêt dans le temps qui survient à la suite d’un choc, de la confrontation à une réalité trop anormale pour être assimilée immédiatement par l’individu.

De fait, Sylvie Auvray comme Delphine Condet cherchent toutes deux dans leur travail l’effet de stupéfaction du spectateur face au paradoxe de l’image. Delphine Coindet, que l’on connaît pour ses sculptures et ses installations in situ monumentales, travaille d’une façon épurée, froide et désindividualisée, dans le registre de la sculpture comme image, symbolisation du réel. Les œuvres de Delphine Coindet sont «l’image d’une image», elles se situent dans l’écart entre la réalité et sa représentation.
Pour désigner cet écart, l’artiste utilise l’image numérique, qui transforme l’information visuelle en code,  et simplifie ainsi le réel, qu’elle reconstitue grâce à des matériaux froids et impersonnels pour frôler l’abstraction, avec lequel elle entretient un  rapport ironique.

De ces décalages naît une certaine esthétique du kitsch. Ainsi Rock Hard (2005) est la réappropriation d’un élément d’architecture préexistant dans un lieu d’expo, un pilier renversé reconstitué en bois et crépi noir, sur lequel miroitent des couleurs irisées, souvenirs de la monstration de l’œuvre sous la lumière des vitraux de la chapelle romane de Thouars.
A cette œuvre stalagmite, massive et monumentale, s’oppose une sculpture stalactite, légère et aérienne, intitulée Chien chinois (2008), constituée de matières volatiles (papier, plastique) aux couleurs acidulées, où l’on perçoit la capacité de l’artiste à s’approprier tous types de matières.

A l’opposé de cette désindividualisation de la forme se situe le travail de Sylvie Auvray, qui semble faire de sa vie et des objets, formes et images qui la traversent le sujet principal de ses œuvres. De photographies de magazines représentant des ménagères idéales semblant tout droit issues des années 50, l’artiste tire des images ambiguës (Patron, 2007 ; Corinne, 2008) où l’angoisse infiltre le quotidien. Plusieurs dessins, dédoublés sur la feuille de papier, symbolisent ce dédoublement de la vision et du sens.

Sylvie Auvray capte ainsi des images pour mieux les envoyer à la figure du spectateur, à l’instar des ses  «bibelots-projectiles».
Pour la sculpture Form (2007), l’artiste semble avoir choisi arbitrairement dans une planche de bois une silhouette ovale, qu’elle a ensuite découpée, à la manière des reliefs en bois peint de Jean Arp, laissant une place au hasard. Formant un contrepoint éloquent aux sculptures calculées de Delphine Coindet, les œuvres de Sylvie Auvray se réclament de l’esthétique du hasard et du «fait main», et rendent au regard de l’artiste sa subjectivité.

Œuvre(s)
Sylvie Auvray
Joashu Tree, 2008. Peinture huile sur toile. 261 x 220 cm
Corinne, 2008. Peinture huile sur toile. 265 x 195 cm
Sans titre, 2008, série. Dessin sur papier. 27 x 26 cm

Delphine Coindet
Rock Hard (avec son de fontaine), 2005. Sculpture. Bois, crépi, peinture. 125 x 125 x 260 cm
Chien Chinois, 2008. Technique mixte. Dimension variable.

     Page 1 / 1           
RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES
 

 
VOS RÉACTIONS
0 réaction




Rechercher une critique d'expo







 DÉPÊCHES
John Banville : «Un souper avec le diable» : Pendant l'été, chaque jour, un grand écrivain étranger offre une nouvelle inédit ...
Un château tout neuf pour les Picasso d'Antibes : Après des travaux de restauration, le Musée Picasso a renové l'atelier où le pei ...
Bienvenue chez les Bretons   : Avec «Fool Moon», ce premier long-métrage, Jérôme L'Hotsky raconte l'histoire d' ...
Le Venezuela, sous toutes les coutures : «Faut pas rêver» - Le magazine présenté par Laurent Bignolas est consacré à un ...
Une époque en noir et blanc : «Graffiti 50» - Après les années 1990, 1980, 1970 et 1960, Gérard Jourd'hui et ...
A Venise, la France célébrera l'architecture généreuse : À partir de septembre, le pavillon français de la Biennale italienne valorisera ...
Tim Walker, le photographe enchanteur : Ce doux rêveur originaire de Grande-Bretagne apporte fantaisie et légèreté aux 3 ...