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ART | CRITIQUES
Bernhard Martin
Non villages et oui villages
18 oct. - 17 nov. 2007
Paris. Galerie Thaddaeus Ropac
A travers d’une succession de nombreux petits cadres alignés sur les murs, Bernhard Martin propose, au fil d’un chemin labyrinthique fait de dessins merveilleux, sa vision de «la vie quotidienne», entre réalité à la fiction.


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Crayon-sur-papier-22-x-30-cm-Courtesy-galerie-Thaddaeus-Ropac-©-Richard-Deacon

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Crayon-sur-papier-22-x-30-cm-Courtesy-galerie-Thaddaeus-Ropac-©-Richard-Deacon

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Crayon-sur-papier-41-x-29-cm-Courtesy-galerie-Thaddaeus-Ropac-©-Richard-Deacon

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Crayon-sur-papier-61-x-43-cm-Courtesy-galerie-Thaddaeus-Ropac-©-Richard-Deacon

  
Par Léa Bismuth Léa Bismuth

De nombreux petits cadres chromés ou dorés se succèdent sur les murs de manière rectiligne. Ils dessinent un chemin, un chemin fait de dessins merveilleux qu’il faut suivre pour peut-être découvrir un secret ou sortir du labyrinthe…

Dans ces petits cadres, des dessins, ou plutôt des collages, ou plutôt de petites peintures… Non, décidément, il est difficile de savoir à quoi on a affaire,tant les formes sont hybrides et mêlent les supports. Mais, une chose est sûre, un univers se cache là, dans ces esquisses, un petit monde fantastique fait de visages de femmes échevelées, d’escaliers, de mains, d’œufs…

Il faut se laisser porter par le chemin des dessins, il faut voir cette exposition en déambulant, en marchant, en dérivant devant ces cadres. L’œil s’arrêtera sur un dessin plutôt qu’un autre, en faisant certainement appel à la part cachée du spectateur dont l’inconscient est comme appelé par une forme qui le frappe.

La déambulation du spectateur est irrationnelle, elle ne répond qu’à une logique poétique et onirique d’association d’idées et de formes à un moment donné. Ici l’œil s’arrête sur un homme pris dans un sablier : cet homme se transforme en sable et s’écoule sous forme de gouttelettes de temps à jamais perdu. Là, c’est une sorcière, une cartomancienne visiblement inspirée, qui nous envoûte à l’aide de sa boule de cristal dans laquelle un couple d’amants est retenu captif.

Dans la récurrence de certains motifs et dans le mélange des supports et des techniques, on peut penser à Magritte ou à Max Ernst par exemple. Ce sont les visages et les objets liquéfiés, les contes de fée statiques, les motifs oniriques et magiques qui sont surréalistes.

Bernhard Martin propose au spectateur sa vision de « la vie quotidienne » : c’est la vision d’une vie transformée par l’imagination et les passages de la réalité à la fiction.

Œuvre(s)
Bernhard Martin
6.4.07, 2007. Crayon sur papier. 22 x 30 cm.
19.4.07, 2007. Crayon sur papier. 22 x 30 cm.
20.12.04, 2004. Crayon sur papier. 22 x 30 cm.
13.12.06, 2006. Crayon sur papier. 41 x 29 cm.
14.7.07, 2007. Crayon sur papier. 61 x 43 cm.

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