finalement une œuvre conceptuelle toute en matière, un produit de substitution qui met en évidence avec humour et ironie la marchandisation non pas de l’art, qui est depuis longtemps un fait accompli, mais celle de l’artiste, dont la signature est devenue comparable à une marque. L’art qui assume son statut de produit de luxe doit se plier aux règles du marché, où c’est la griffe qui accompagne le produit et détermine et certifie son prix. Les titres des
Bootlegs se limitent d’ailleurs
indiquer le nom de l’auteur à l’origine de la copie, suggérant peut-être que dans l’économie de marché, l’art réside dans la renommée et la côte, l’aura de l’œuvre s’étant désormais disloquée de l’objet pour entourer et faire valoir la personne qui l’a faite.