dessein le rapport au réel et à la représentation, installant le spectateur dans le jouissance de l’attente d’une transformation. Les dessins des séries «J’embrasse le monde» sont autant de flux, de respirations, (
Deux sangs, Lien bleu—Lien rouge), de battements d’ailes de papillon, de frôlements ou d’explosions du fusain en myriades de tâches volatiles sur le grain du papier, du noir intense
ui se suffit à lui-même comme couleur.
Ces dessins «fragiles d’être uniques» sont une formidable énergie irriguée par les flux : l’énergie de voler comme un papillon, d’embrasser le monde, vaste de vide et de plein. Vaste comme «notre dedans» et «notre dehors», aime à dire Caroline Escaich. Ses œuvres hybrides amputent ou prolongent, escamotent ou superposent, emprisonnent ou libèrent. Elles nous confrontent au dualisme de la vie et dévoilent l’étrangeté obscure de l’homme.