PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
NOMADE
Nina Kovacheva , Valentin Stefanoff
Kovacheva et Stefanoff, Au-delà de ce qui est visible

Installation vidéo: depuis la rue, on suit des silhouettes en mouvement qui se succèdent à une fenêtre. Un monde d’ombres. Version inversée de la grotte de Platon, une réflexion sur l’art, formes de la solitude...


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR

Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff-<i>Au-dela-de-ce-qui-est-visible<-i>-2004-Installation-©-Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff

Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff-<i>Au-dela-de-ce-qui-est-visible<-i>-2004-Installation-©-Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff

Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff-<i>Au-dela-de-ce-qui-est-visible<-i>-2004-Installation-©-Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanof

Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff-<i>Au-dela-de-ce-qui-est-visible<-i>-2004-Installation-©-Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff

Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff-<i>Au-dela-de-ce-qui-est-visible<-i>-2004-Installation-©-Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff

Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff-<i>Au-dela-de-ce-qui-est-visible<-i>-2004-Installation-©-Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff

Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff-<i>Au-dela-de-ce-qui-est-visible<-i>-2004-Installation-©-Nina-Kovacheva-et-Valentin-Stefanoff

  
Par Irina Genova

Des silhouettes en mouvement, un monde d’ombres, s’étalant sur un écran : Au-delà de ce qui est visible de Nina Kovacheva et Valentin Stefanoff évoque la grotte de Platon où le mur-écran n’est accessible que par le regard (restreint). L’enfermement dans la grotte est aussi l’impossibilité de changer de position.

Sur la place du centre Pompidou, la situation est paradoxalement inversée. Le spectateur est en dehors, libre de choisir son point de vue. Les s
lhouettes, un « monde des ombres », sont enfermées dans cette chambre dont on voit la fenêtre.

L’espace visuel quotidien est encombré de publicités, d’affiches, de panneaux, d’informations et de vitrines, qui attirent, séduisent, vendent. Le regard (mon regard) est traversé par un flot de passants, avec autant de comportements et d’apparences.
Au-delà de ce qui est visible est une fente, une fissure dans le quotidien visuel. La fente se présente comme une fenêtre, une illusion optique. Le jeu avec les échelles me protège des erreurs. Il y a là une fenêtre, mais elle est obstruée par un écran. Non pas une vision entre la prison et la liberté, mais une impossibilité de contact entre l’intérieur et l’extérieur, qui empêche tout passage.

Le visuel modèle les idées et les convictions aujourd’hui avec la pléthore de programmes de télévision, l’internet, les grands écrans parcourus de clips publicitaires et informatifs qui jalonnent les espaces publics.

Les visages illusoires de l’écran m’appellent sans voix, me provoquent sans paroles, me séduisent par leurs gestes. Ils visent mes pensées et mes fantasmes. Mais ils ne proposent et n’expliquent rien. Le quotidien visuel se fend pour nous ramener à un autre espace.

Dans cette chambre il n’y a personne, et la chambre elle-même n’existe peut-être pas. On dit que la fenêtre est celle de l’atelier des artistes. Mais ces silhouettes illusoires sortent et entrent dans un autre atelier, sans topos et en dehors du temps.
J’observe des ombres, et je reconnais certains visages, alors que la plupart des gens qui passent près de moi se meuvent et parlent. Lorsque les silhouettes sur l’écran changent elles semblent descendre à travers la fenêtre directement sur le pavé de Paris.

Maintenant les ombres sont dans la ville, tandis que j’ai l’impression d’être à l’intérieur, dans l’atelier, à les observer par la fenêtre. Me regardent-elles, elles aussi ? Les ombres qui désiraient la communication sont devenues des silhouettes marchant, et règne l’absence.

L’installation de Nina Kovacheva et de Valentin Stefanoff peut être considérée comme un film en dehors le cinéma, une vidéo d’artiste en dehors la galerie, ou en similitude avec le théâtre de rue. La technologie permettant d’installer des « fissures » artistiques dans des endroits inattendus interroge les rapports entre beaux-arts et les arts de masse (films documentaires, clips, vidéo-art et publicités).

Qu’y a-t-il au-delà du visible ? Puis-je pénétrer au-delà ? Dans la multitude effrayante et son indifférente qui envahit mon espace privé ? Ou bien dans ma chambre/ atelier-grotte, où j’ai besoin de l’autre qui me semble si inaccessible ?

     Page 1 / 1           
RÉAGIR
 

 
VOS RÉACTIONS
0 réaction




Rechercher un nomade



 DÉPÊCHES
300 lettres inédites d'Hergé mises aux enchères : Organisée aujourd'hui, à Paris, cette vente, l'une des plus importantes de ces d ...
La bibliothèque numérique européenne : Le site Euopeana permet de consulter des millions de livres, de peintures, de do ...
«Par cette exposition, je voulais me surprendre moi-même» : INTERVIEW - A l'occasion de la rétrospective «No Discipline» que lui consacre l ...
James Gray, l'étoffe d'un grand : Pour son quatrième film, «Two Lovers», le cinéaste américain signe une cruelle h ...
Le diamant bleu des rois de France retrouvé : Le Muséum national d'histoire naturelle vient de résoudre l'énigme de cette pier ...
La bande-annonce de «Pour elle» : VIDÉO - Découvrez le premier film de Fred Cavayé, dont Le Figaro est partenaire ...
Les cent plus beaux films du monde : De «Citizen Kane» d'Orson Welles à «Napoléon» d'Abel Gance, 76 professionnels du ...
J.-F. Richet : «Mesrine, un rebelle sans cause» : Dans le second volet de la saga, le réalisateur se penche sur le phénomène qu'es ...
Jan Krugier, le dernier lion de l'art moderne : Le marchand genevois s'est éteint samedi matin.
Benoît Poelvoorde est sorti de l'hôpital : Le héros de «Podium», en profonde dépression, avait demandé, lundi, à être admis ...

Découvrez toute l'actualité de la culture, spectacles... en temps réel.
Le 118000 annuaire professionnel Paris et renseignements téléphoniques.
Besoin d'une location de salle de reception à Paris ? ShowRoom et Exposition sur www.location-salle-de-reception.com
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Vous souhaitez remplacer vos traditionnels calendriers par un calendrier personnalisé ? Sur PhotoBox vous pouvez facilement réaliser vos calendriers photo ou un livre photos avec vos clichés préférés.


Page exécutée en 1.016214 secondes.- requetes : 289- requetes différentes : 234