PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
NOMADE
Eric Doeringer
Eric Doeringer

De l’art à petit prix. Eric Doeringer propose les artistes les plus célèbres de l’art contemporain, ceux qui suscitent la convoitise des collectionneurs fortunés et font la fortune des galeristes. Le petit prix de ses œuvres (jamais plus de 250 dollars) se joue du fait que la cherté est souvent perçue comme un gage de qualité.


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR

Eric-Doeringer-<em>Richard-Prince<-em>-2004-Acrylique-et-collage-sur-toile-30-5-x-22-9-cm-©-Eric-Doeringer

Eric-Doeringer-<em>Julien-Opie<-em>-2005-Encre-sur-toile-25-4-x-20-3-cm-©-Eric-Doeringer

Eric-Doeringer-dans-son-stand-agrave;-Geisai-Miami-2007-©-Eric-Doeringer-Photo-Thierry-Malty

  
Par Rose Marie Barrientos

Inspiré par l’univers de la contrebande et de la contrefaçon, dont dérive le terme américain «bootleg», Eric Doeringer concocte sa propre version des œuvres les plus en vue du moment, c’est-à-dire celles qui se vendent bien et cher. Sa série Bootlegs réunit les œuvres phare d’une centaine de célébrités de l’art contemporain, cop
ées par l’artiste sur petit format et de façon artisanale. Depuis 2001, Eric Doeringer se sert de toute la panoplie des stratégies de reproduction pour fabriquer cette étrange marchandise, à mi-chemin entre le faux et l’original.
Il lui arrive de créer certains œuvres entièrement à la main, ses Julien Opie par exemple, où il a remplacé la figure du personnage par son autoportrait, de même que ses Damien Hirst, où il se limite à copier le geste plastique, laissant apparaître à chaque fois une œuvre unique. Il utilise aussi du collage, qu’il complète par une couche d’acrylique pour obtenir un aspect fait main, technique qu’il privilégie par souci de rapidité, car il conçoit son travail comme une production en chaîne et réalise ses œuvres en série illimitée.

Son œuvre photographique contient des images trouvées sur le web et imprimées en jet d’encre à côté de ses propres clichés, des prises de vue entièrement reconstituées et re-photographiées, parmi lesquelles ses Gursky et ses Bernd and Hilla Becker.

Les Bootlegs existent aussi sur support multimédia, une bande-son Matthew Barney et un Shirin Neshat enregistré avec caméra cachée en font partie. Quelques sculptures complètent la série, dont les très prisés Maurizio Cattelan, des petites masques en latex spécialement créées pour l’exposition «Maurizio Couldn’t Be Here», où Eric Doeringer avait été invité pour remplacer l’artiste italien, qui avait dû se décommander.

On l’aura compris, Eric Doeringer fait son art avec l’art des autres, et en cela il n’innove pas. «L’art se nourrit de l’art et forme du nouveau avec ce qui est devenu ancien», constatait le peu cité Emile Bernard en 1904, quelques années avant que Duchamp ne s’empare de la Joconde pour en faire sa moustachue embrasée (LHOOQ), et bien avant que Sherrie Levine ne découvre sa matière première dans le stock iconographique de l’histoire de l’art. Comme l’avaient fait auparavant Warhol et les artistes Pop dans celui de l’imagerie commerciale.

Le recyclage, de l’art et du langage visuel de l’économie, est depuis devenu une pratique somme toute banale, utilisée par nombreux artistes contemporains. Eric Doeringer s’inscrit dans le sillage de cet art «appropriationniste», il le retourne même en reproduisant une des œuvres la plus représentatives de ce mouvement, Kara Walker de Sherri Levine.
Il porte aussi cet art d’emprunt à son ultime dégré capitaliste en ciblant très précisément les artistes «blue-chip», c’est-à-dire les meilleurs en termes d’investissement financier.
Mais il ne fait pas que copier des images, des styles et des procédés. Il s’approprie aussi un mode de vente et invente de la sorte un mode de diffusion de l’art qui complète et donne du sens à son travail. Son geste dépasse donc l’appropriation de l’art ; il copie un système économique et crée ainsi sa propre économie.

L’artiste écoule ses Bootlegs, comme les contrebandiers qui l’inspirent, dans la rue. Il les vend dans un stand improvisé, où les trottoirs et les murs de la ville font office de cimaise. En 2001, il fixe son QG à Chelsea, sur la 24e ouest de Manhattan, pas très loin de la prestigieuse galerie Gagosian et d’autres importantes.
Il n’hésite pas cependant à déplacer son point de vente, en se laissant guider par une logique commerciale qui a assuré son succès. Artiste pragmatique, il s’installe dans des lieux de passage stratégiques, où il est sûr de rencontrer un public qui soit à même de reconnaître, et d’acheter, ses répliques. Il migre près des foires et des musées à l’occasion d’expositions importantes, occasion aussi pour renouveler son répertoire en copiant les œuvres exposées à l’intérieur.
Eric Doeringer fréquente également quelques galeries, lieux de vente par excellence qui imposent toutefois une contrainte : le partage des profits à raison de 50/50 (commission de vente pratiquée par les galeries aux Etats-Unis).

Eric Doeringer fait certes des copies, mais il n’a aucune intention de supercherie vis-à-vis de ses clients. Et si son affaire marche, c’est parce qu’il assume pleinement la nature de son produit.
Comme toute contrebande digne de ce nom, les Bootlegs sont plus accessibles que les objets qu’ils incarnent, argument

     Page 1 / 2           Page suivante  
RÉAGIR
 



Rechercher un nomade



 BLOGS               Voir tous les blogs
 
Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk & l'Art INNABSTRAIT Nommé le peintre des ombres et des lumières par le quotidien RL, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun ! J'offre une démarche différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant, avec des matériaux naturels; la lumière très forte et les ombres très foncées. L’association « Ombre et Lumière » devient indissociables voir énigmatiques. Les techniques et matériaux sont inédits : argiles, fragments de roche, zinc, sable, sels, terre, acides, épices culinaires etc... Le tout sur toile ! Visiter les galeries sur mon site officiel http://lepolsk.blog4ever.com LAURÉAT DU CONCOURS "LES NOUVEAUX TALENTS DE LA PEINTURE 2009" organisée par le ville de METZ, ville du futur centre Pompidou. Découvrez sur le site le tableau gagnant élu par le vote du public.
 
 
 
 DÉPÊCHES
L'hommage à Michael Jackson aura lieu mardi à Los Angeles : Ce ne sera pas à Neverland mais dans la salle du Staples Center, à Los Angeles, ...
La dernière répétition de Jackson en vidéo : Dans cette vidéo, révélée par son producteur AEG, le roi de la pop apparaît en b ...
La famille Jackson obtient la garde provisoire des enfants de Michael : La mère du chanteur a également obtenu le droit d'administrer provisoirement les ...
Vibrant hommage de Stevie Wonder : En ouverture du Festival international de jazz de Montréal, le chanteur américai ...
Francofolies : fallait-il interdire Orelsan ? : VOTRE AVIS - Le rappeur s'est attiré les foudres de politiques et d'association ...
«Les derniers jours du monde» : la bande-annonce : EXCLUSIF LEFIGARO/EVENE.FR - Découvrez les premières images du film des frères ...
Le «Hérisson» réussit son passage à l'écran : Pour son premier film, la réalisatrice Mona Achache transpose subtilement le rom ...
«Le cinéma n'est pas à la fête» : VIDEO - Malgré une prologation de la période dédiée à la fête du cinéma, les sp ...
La stratégie gagnante du Festival d'Aix : Son directeur, Bernard Foccroulle, maintient l'équilibre entre élitisme et démoc ...
Py :  «À l'opéra, l'œil entend et l'oreille voit» : INTERVIEW - Il met en scène «Idoménée», de Mozart, samedi, au Théâtre de l'arch ...

Vous rêvez d'un livre photo où vous êtes le héros ? Vous n'avez qu'à sélectionner vos photos, et PhotoBox se chargera de réaliser votre livre photos.
Le 118000 annuaire professionnel Paris et renseignements téléphoniques.
Besoin d'une location de salle de reception à Paris ? ShowRoom et Exposition sur www.location-salle-de-reception.com
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 



Page exécutée en 0.813898 secondes.- requetes : 274- requetes différentes : 223