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INTERVIEW
Antoine Gamard (Art urbain)



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Antoine-Gamard-<i>Sans-titre<-i>-2000-Autocollants-sur-metal-Berlin-©-Antoine-Gamard

Antoine-Gamard-<i>Sans-titre<-i>-2002-Composition-©-Antoine-Gamard

Antoine-Gamard-<i>Sans-titre<-i>-2003-Collage-Paris-©-Antoine-Gamard

Antoine-Gamard-<i>Sans-titre<-i>-2001-Autocollants-sur-metal-Berlin-©-Antoine-Gamard

Antoine-Gamard-<i>Canal-Saint-Martin-2<-i>-2002-Performance-ballons-serigraphie-helium-Paris-Xe-©-Antoine-Gamard

Antoine-Gamard-<i>Canal-Saint-Martin-1<-i>-2002-Performance-ballons-serigraphie-helium-Paris-Xe-©-Antoine-Gamard

Antoine-Gamard-<i>Camouflage<-I>-2002-Pochoirs-sur-affiche-Paris-©-Antoine-Gamard

Antoine-Gamard-<i>-Sans-titre<-i>-2004-Intervention-©-Antoine-Gamard

Antoine-Gamard-<i>Sans-titre<-i>-2000-Pochoirs-sur-mur-Paris-XIIIe-©-Antoine-Gamard

Antoine-Gamard-<i>Fan-Club<-i>-2003-Serigraphie-sur-toile-130-x-89-cm-©-Antoine-Gamard

  
gagner de l’argent ?
Vois-tu, c’est justement le côté que je critique quand je parle de la rue.

Tu es très critique ?
Par exemple, Space Invader a un concept qu’il a poussé super loin, à l’extrême. C’est vraiment bien son travail, mais je lui reproche de ne pas suffisamment se renouveler. Il a été assez loin, il a sorti son bouquin. Or, moi, ce que j’attends, c’est la suite: est-ce qu’il va sortir un bouquin sur toutes les villes et à chaque fois faire la même chose
? Moi le bouquin sur Paris ça me suffit, j’ai pas besoin d’en avoir trente-six mille.

Est-ce que je peux publier cette réponse, quitte à créer des polémiques ?
Ça va créer un petit truc, mais bon... Son concept d’Invasion, je le trouvais mortel, il y avait un côté mystérieux super, mais au bout d’un moment un artiste doit se renouveler. Moi j’ai pigé son idée, mais s’il me ressort le même message, je m’ennuie, j’attends son nouveau truc, j’attends de voir, en fait j’attends d’être surpris.

Pour moi, lui et Zevs sont les deux meilleurs.
Pour moi aussi, il fait partie des meilleurs artistes de “Street Art”.

Ta critique sur le manque de renouvellement, on pourrait l’appliquer aux Rayures de Buren, au Pot de Raynaud dans l’art contemporain !
C’est bien pour eux, si leur business leur permet de vivre c’est bien. César, ses Compressions, c’est super, mais il les a déclinées mille fois. Rothko a trouvé ses bandes, c’est super, mais tu peux pas faire ça toute ta vie. Non, pour moi, il faut une idée, une vraie démarche. Il ne faut pas vendre un super concept aux gens pour faire son biz et après essayer de répondre à cette demande.

Un artiste peut faire le même tableau toute sa vie ! Non, l’art est fait pour se mettre en danger, sinon tu fais un autre métier.

Faulkner par exemple, pour la littérature, il écrit toujours le même livre, mais dans des styles différents.
Moi j’adore Pessoa...

Ses fameux hétéronymes...
Moi, je fais la même chose en changeant d’identité. On me connaît comme le Corbeau, avant comme Halieutik, et maintenant avec mon vrai nom : Antoine Gamard. Je développe des chose comme ça.

C’est vrai que Pessoa change de nom pour écrire un nouveau livre, tu lui empruntes le concept.
Oui.

Je pense aussi à l’identité que tu endosses avec ton collectif “Art Is Stick”, tu le prononces comment?
“Artistique”: c’est un jeu de mots en français, mais dans l’argot new yorkais, ça vient du yiddish, et ça veut dire revendiquer un truc, taper du poing sur la table. Finalement avec le collectif, que j’ai créé en 2002, on revendique tous que l’on fait du collage, et que pour nous c’est une démarche artistique.

Cette série d’interviews est née de mon observation face au renouveau de l’affiche dans la rue. Ton travail sur toile est sérigraphique, une technique très proche du pochoir. Si l’on pense à New York et à l’histoire de l’art, ça évoque Warhol; si l’on pense à Paris, cela nous ramène à Mai 68 et à l’atelier des Beaux-Arts.
A l’école des Beaux-Art, on travaille sur les presses où ont été imprimées les affiches de Mai 68. En ce moment, il y a une réelle dynamique, avec plusieurs tendances: des gens mélangent la peinture et la bombe, d’autres se regroupent, alors qu’ils étaient isolés. A plusieurs, on est meilleur, des choses surgissent.

D’où l’idée du collectif “Art Is Stick” ?
En 2002, ce collectif regroupait une dizaine d’artistes de rue. On a fait une expo itinérante à Paris: on choisissait différents spots où on collait un visuel de chaque artiste. Ça a plutôt bien fonctionné, mais les critiques disaient que l’on était trop des artistes de rue.
J’ai rencontré Laïla Tamer-Morael, la directrice de la galerie Artcore, à qui j’ai proposé une exposition. Pour l’occasion, j’ai remonté ce collectif, on a gardé quelques artistes de la première version auxquels ont été rajoutés d’autres artistes qui travaillent en atelier et qui ne sont pas habitués à travailler in situ. On a réuni ces deux univers : on a amené les artistes de galerie dans la rue avec une proposition, et les artistes de rue dans la galerie avec une autre proposition. C’est une exposition autour de la fusion culturelle, du métissage et de l’identité.

Tu présentes quoi ?
Il y a un an et demi j’ai fait un happening où j’ai invité des gens à taguer leur nom, et à écrire leur numéro de téléphone sur des toiles, ce sont de grands formant d’un mètre trente sur deux mètres un peu près. Plein de gens qui sont venus, pas des graffeurs ni des tagueurs, mais des gens comme ça. Les toiles se sont retrouvées saturées de graffitis, ça coule dans tous les sens, et moi je suis revenu dessus, j’ai sérigraphié une trame dessus ou j’ai organisé ce chaos. Je présente cette série de toiles à Artcore. C’est un travail sur l’identité, comment fait-on dans notre société pour exister, alors que tout le monde veut devenir une star ? En sérigraphiant le tout j’ai réorganisé l’image, le résultat ressemble à notre société qui a besoin de tout organiser, de tout gérer.

Comment intervient “Art Is Stick” dans cette exposition ?
Le 1er mai 2004, on a créé une exposition itinérante pour vraiment faire venir les artistes de galerie in situ. On a fait dix lieux itinérants dans Paris, et on a terminé le soir au canal Saint-Martin où j’ai fait un lester de ballons sur le quai du canal.

Un lester de ballons, c’est une belle expression...
Les ballons sont reliés à une ficelle, ils sont gonflés à l’hélium, ils sont transparents avec le Corbeau sérigraphié. J’ai fais un lester symbolique car au départ je devais le faire dans le canal Saint-Martin, mais comme là on dépendait d’une galerie et que l’on pouvait pas tout faire à la sauvage, on a demandé une autorisation qui a été refusée par la Mairie du Xe. Du coup

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Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk MATUSZEWSKI & l'Art INNABSTRAIT Nommé le peintre des ombres et des lumières, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun ! J'offre une démarche intéressante et différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant, avec des matériaux naturels; la lumière très forte et les ombres très foncées. L’association « Ombre et Lumière » devient indissociables voir énigmatiques. Les techniques et matériaux sont inédits : argiles, fragments de roche, zinc, sable, sels, terre, acides, épices etc...Le tout sur toile ! Visiter mes galeries sur mon site officiel http://lepolsk.blog4ever.com ou contactez moi sur lepolsk@gmail.com
 
 
 
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