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INTERVIEW
Jean Faucheur
Jean Faucheur et L’Atlas



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L-Atlas-<i>Cosmic-point<-i>-nd-Peinture-sur-plaque-d-egout-Courtesy-L-Atlas

L-Atlas-<i>Sans-titre<-i>-2006-Peinture-3D-noir-brillant-100-x-100-cm-Courtesy-L-Atlas

Vue-d-exposition-Jean-Faucheur-<i>Sans-titre-1<-i>-2006-Assemblage-bois-L-2-7O-m-et-<i>Sans-titre-2<-i>-2006-Assemblage-plastique-L-2-7O-m-;-L-Atlas-<i>Print<-i>-2006-Empreinte-aerosol-sur-toile-Courtesy-Jean-Faucheur-et-L-Atlas

L-Atlas-<i>Boussole<-i>-nd-Scotch-Gaffer-intervention-<i>in-situ<-i>-Photo-Emilie-Garnaud

Jean-Faucheur-<i>Tete<-i>-2004-Bronze-Hauteur-35-cm-Courtesy-Jean-Faucheur

Jean-Faucheur-<i>Sans-titre<-i>-nd-Bronze-Courtesy-Jean-Faucheur

Jean-Faucheur-<i>La-Dame-blanche<-i>-nd-Bronze-180-cm-Courtesy-Jean-Faucheur

  
peu d’affiches dans la rue finalement. C’est justement parce que ça disparaissait que les gens étaient interpellés. Ils voyaient bien qu’il ne s’agissait pas de quelque chose de commandé, ni de publicité.

Avez-vous connu le même écho en reproduisant cette performance lors des projets «Implosion/Explosion» et «Une nuit», plus récemment? C’est-à-dire à une autre époque, avec d’autres artistes, dans un tout autre contexte à la fois dans l’espace public et urbain, et dans les mentalités
J.F. Pour les artistes, c’est une expérience personnelle et collective. Il s’agit pour eux de réaliser un projet qui relève un peu de l’utopie.

Pour la beauté du geste?
J.F. Oui. Et puis pour voir leur travail dans la ville. L’artiste réalise une peinture en intérieur et va transposer ce que ça va donner à l’extérieur. Mais il découvre véritablement son œuvre dans la rue, et ça le fait évoluer.
C’est un peu comme lorsqu’un artiste se met à travailler une œuvre par terre et, qu’une fois la peinture finie, il redresse la toile et découvre ce qui se passe verticalement. Il se passe un truc que même l’artiste ne peut pas prévoir.
C’est cette idée de mise en danger de soi-même qui me paraît intéressante. Se confronter à quelque chose que l’on ne gère pas, que l’on ne contrôle pas. Et c’est d’ailleurs ce qui fait vibrer les artistes.

L’A. Pour revenir à cette question d’aller-retour entre intérieur et extérieur, ce qui me plaît c’est de jouer entre les deux. Par exemple, la série que je fais actuellement, ce sont des toiles. Cela s’apparente donc à un travail d’atelier, sauf que je les réalise dans la rue. Je prends les empreintes des plaques d’égout : je peins la plaque à la bombe, je déroule ma toile dessus et ensuite je la tends. Et ce travail, je le montre ensuite en galerie ou en musée: j’amène donc en intérieur ce qui est en quelque sorte le symbole de la rue… J’aime bien tirer l’un vers l’autre, amener les gens à ce croisement.

Tu ressens vraiment la nécessité d’opérer ce va et vient constant?
L’A. Je passe ma vie à passer de l’un à l’autre physiquement donc je ne vois pas pourquoi, dans la réalité mentale, il existerait une barrière… Je ne m’enferme ni à l’intérieur, ni à l’extérieur.

J.F. La difficulté dans le passage entre intérieur et extérieur, c’est de garder une certaine simplicité dans le procédé, comme sait le faire L’Atlas. Son intervention est minimale: elle conserve la simplicité de l’intervention en milieu urbain.

L’A. Il y a une évidence au niveau graphique. Ces plaques d’égout, ça ressemble à des labyrinthes modernes. C’est peut-être ça qui m’a finalement inspiré et conduit à réaliser des labyrinthes mêlant l’écriture.

J.F. Et c’est aussi un choix. Le choix d’une forme, qui n’est pas complètement isolée du contexte. Le noir neutralise tout l’espace qui est autour. Il ne reste qu’un squelette d’événement.

On perçoit l’idée et la forme même du squelette dans vos travaux respectifs présentés dans cette exposition. Une volonté de votre part?
J.F. Disons qu’au départ, on voulait en parler beaucoup, mais tous les deux, on n’est pas très bons à cet exercice. On est plutôt dans la perception, dans la sensibilité, que dans la palabre.

L’A. Et puis on se méfie aussi des concepts ou des mots, de trop anticiper sur ce qu’on va faire.

J.F. Il faut qu’il y ait une certaine fluidité. Avec les sculptures, c’est plus complexe. Ce sont des formes qui se construisent, dans lesquelles il y a de la matière. Alors que L’Atlas part pour faire ses bouches d’égout et, deux heures plus tard, il revient presque avec une expo!
Je travaille sur ces maquettes depuis deux ans. C’est curieux: L’Atlas arrive à une forme d’aboutissement avec ses bouches d’égout alors que moi, j’arrive à une forme de commencement avec mes squelettes…
Il a besoin que les choses se fassent dans l’instant. Pour moi, la réalisation demande une élaboration dans le temps qui est beaucoup plus lourde.

L’A. Tout ce que tu fais est souvent en rapport à l’homme: au corps, au visage. Alors que moi je suis en rapport avec la ville, que je représente à travers mes labyrinthes.
Depuis deux ans que je travaille en atelier, il y a des moments où je ressens le besoin de retourner dehors. Je me nourris plus de l’extérieur, de l’urbanisme même, des formes existantes, que je me réapproprie.
J’ai eu une formation de calligraphe: tu fais un geste, et il existe. Les plaques d’égout, c’est aussi ça. Et si je rate l’empreinte, ma toile est foutue.

J.F.Je crois que c’est aussi une des caractéristiques de ce qui se passe aujourd’hui avec les artistes. Et particulièrement les artistes de rue, qui ont choisi cette dimension urbaine dans leur travail.

C’est un choix ou bien certains artistes commencent à travailler dans la rue pour montrer leur travail car précisément, ils n’ont pas le choix?

L’A. Au début, on ne choisit rien du tout. Jamais je ne me suis dit, quand j’ai commencé à taguer, que c’était une façon d’arriver plus vite chez Agnès b. ou de faire le tour du monde. C’est juste que tu habites dans une ville de dix millions de personnes, tu as l’impression de ne pas exister, tu tombes sur une culture qui est celle du hip hop et du graffiti, et par mimétisme, à cet âge là, tu descends dans la rue et tu te mets à taguer.
Puis tu es pris là-dedans et tu te mets à exister malgré toi. Mais il n’y a pas de plan prédéterminé. C’est une intuition qui se réalise au fur et à mesure…

J.F. Cette culture graffiti n’existait pas en France dans les années 80. Ici, on est davantage dans une culture de l’artiste individualiste et d’une certaine manière, l’histoire de l’art urbain montre beaucoup d’individualités: Daniel Buren, Gérard Zlotykamien, Jérôme Mesnager… Rien ne les

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Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk MATUSZEWSKI & l'Art INNABSTRAIT Nommé le peintre des ombres et des lumières, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun ! J'offre une démarche intéressante et différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant, avec des matériaux naturels; la lumière très forte et les ombres très foncées. L’association « Ombre et Lumière » devient indissociables voir énigmatiques. Les techniques et matériaux sont inédits : argiles, fragments de roche, zinc, sable, sels, terre, acides, épices etc...Le tout sur toile ! Visiter mes galeries sur mon site officiel http://lepolsk.blog4ever.com ou contactez moi sur lepolsk@gmail.com
 
 
 
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