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INTERVIEW
Vincent Leroy
Vincent Leroy
26 févr. 2008
Retour sur la double exposition de Vincent Leroy à la galerie Baumet Sultana. Jouant sur des sculptures en mouvement, le jeune artiste aime à en ralentir toutes les révolutions. Prendre son temps, décomposer chaque geste est important à ses yeux. Ses installations sont l’occasion de tester des expériences visuelles mais surtout corporelles. A chaque fois le déclic se produit pour permettre à la “magie” d’opérer.


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-nbsp;-Courtesy-Galerie-Baumet-Sultana-©-Vincent-Leroy

Vincent-Leroy-<em>Big-Bubble<-em>-2005-Bois-aluminium-moteur-eacute;lectrique-accumulateur-cam-eacute;ra-eacute;metteur-Diam-egrave;tre-210-cm-Courtesy-Galerie-Baumet-Sultana-©-Vincent-Leroy

Vincent-Leroy-<em>Champs-m-eacute;caniques<-em>-2005-Installation-agrave;-la-Piti-eacute;-Salp-ecirc;tri-egrave;re-pour-<em>la-Nuit-Blanche-<-em>-agrave;-Paris-©-Vincent-Leroy

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-nbsp;-nbsp;-Courtesy-Galerie-Baumet-Sultana-©-Vincent-Leroy

Vincent-Leroy-<em>Eventail-d-eacute;ventails<-em>-2004-Eventails-publicitaires-japonais-acier-moteurs-220-x-220-x-40-cm-Courtesy-Galerie-Baumet-Sultana-©-Vincent-Leroy

Vincent-Leroy-<em>Lune-Brouill-eacute;e<-em>-2007-Bois-acier-moteurs-eacute;lecrtiques-160-x-100-cm-Courtesy-Galerie-Baumet-Sultana-©-Vincent-Leroy

Vincent-Leroy-<em>Moucharabiehs<-em>-2005-T-ocirc;le-perfor-eacute;e-acier-moteurs-eacute;lectriques-Courtesy-Galerie-Baumet-Sultana-©-Vincent-Leroy

Vincent-Leroy-<em>Respiration-<-em>-2007-Ventilateurs-bulles-en-plastique-Courtesy-Galerie-Baumet-Sultana-©-Vincent-Leroy

  
Pierre-Evariste Douaire.Tu es un artiste français mais peu visible dans l’hexagone pourquoi ?
Vincent Leroy. J’ai beaucoup moins de mal à exposer à Londres, Berlin qu’à Paris, cela me permet de voyager. Même si le Japon me propose quelques expositions je suis de retour.

La galerie Baumet Sultana t’as donné une double carte blanche à la fin de l’année. Pourquoi deu

Le créateur :
  • Vincent Leroy


    L'interview :
  • Vincent Leroy


  • expos consécutives ?

    Vincent Leroy. La décision a été prise en commun avec la galerie. Le nombre de pièces le permettait. La galerie s’est transformée en vitrine. J’aime cette idée que les choses changent à chaque fois.

    Quel était le parti pris des deux expositions ?
    Vincent Leroy. Les œuvres étaient nouvelles, elles n’avaient jamais été montrées. Elles permettaient un vrai échange avec le public qui pouvait entrer dedans, les sentir, avoir un vrai contact. Les sensations étaient privilégiées et les expositions globales. Ce type de pièce s’adresse moins au regard qu’à tous les autres sens.

    Parle nous des pièces exposées.
    Vincent Leroy. Electric Flower est une installation de fleurs mécaniques motorisée. L’unique pale de la tige se met à tourner, et son déséquilibre provoque une vibration. Elle se métamorphose immédiatement en fleur alors qu’il s’agit de l’assemblage d’une feuille de carton et d’une tige métallique.
    Respiration avait été montrée à Berlin et à la Biennale d’art contemporain de Lyon (2005). Ce sont des bulles de trois et quatre mètres de diamètre qui se gonflent avec l’aide d’un ventilateur pendant une quinzaine de secondes. Le système consiste à gonfler et à dégonfler ces poches d’air. C’est par le gonfleur que l’air pénètre et c’est par lui qu’il ressort. Par ce va-et-vient une respiration artificielle se crée. En couplant les bulles entre elles, en programmant les ventilateurs, une sorte de vague, de mouvement, d'aller-retour se met en place.

    Quels sont tes inspirations ?
    Vincent Leroy. Je ne sais pas d’où viennent mes idées. Je suis assez curieux, je regarde toujours autour de moi lors de mes voyages à l’étranger. C’est là-bas que je puise ma créativité. Je pose un regard sur tout ce qui nous entoure, mais pas spécialement sur le monde de l’art. Je m’intéresse beaucoup à l’univers technique, industriel, urbain. Je trouve cet éveil plus à l’étranger. La première fois que je vois ces nouveautés j’ai envie de les traiter à ma manière.

    Quel a été ton déclic pour Electric Flower ?
    Vincent Leroy. Ce n’est pas lié à quelque chose de précis. C’est un principe mécanique qui en est à l’origine. Le déséquilibre de la pale et la magie de son inertie sont à la base du projet. En tournant, en perdant l’équilibre cette pale développe quelque chose de spécifique et d’intraduisible. Elle ressemble à un hélicoptère fou. C’est ça le point de départ.

    Et pour Respiration ?
    Vincent Leroy. Je fais beaucoup de petites expériences dans mon atelier, pour tester des phénomènes physiques. J’ai envoyé de l’air dans une poche de plastique et j’ai découvert toute une richesse de possibilités. A partir de cette simplicité, de cet air qui s’en va, il y a toute une vie qui se matérialise.

    Moucharabiehs (2005) est une sculpture cinétique ?
    Vincent Leroy. C’est une expérience entre deux tôles perforées qui se superposent. A partir de là une magie s’opère, quelque chose se passe. C’est un phénomène intriguant, surprenant.

    Quel est l’apport de l’art cinétique dans ton travail ?  
    Vincent Leroy. J’ai ingurgité l’art cinétique très tardivement. J’ai tout découvert sur le tard : Takis, Duchamp, etc. Mais mes références sont plus contemporaines, plus technologiques. Je mélange tout, et mon travail ne se limite pas à ce simple apport. Beaucoup d’artistes travaillent avec le mouvement sans pour autant se revendiquer de l’art cinétique. Cet aspect de leur travail n’est qu’une dimension dans leur démarche.
    Le mouvement est la quatrième dimension qui s’invite dans les œuvres. Au lieu d’être limitatif il couvre tout un champ d’investigations possibles. Associé à tous les nouveaux médias, il provoque de nombreuses possibilités. Le mouvement permet d’appréhender différemment l’objet. Une démarche dans la rue, une silhouette aperçue modifie notre rapport aux personnes. Le mouvement anime mes pièces, je tente d’intégrer toute cette richesse à mon travail.

    Tes sculptures en mouvement sont de

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