ART | EDITOS
Un nouveau support d’information sur l’art contemporain à Paris est né : c’est le guide paris-art. Au fil de ses 48 pages sont présentées les expositions de 81 galeries, musées, fondations, lieux transversaux, classés par quartiers. Les coordonnées de chaque lieu sont précisément indiquées, et une courte présentation accompagne l’annonce de chacune des expositions. L’ensemble est solidement charpenté, comme doit l’être un guide; graphiquement très soigné, comme il se doit pour un objet destiné au monde de l’art; amplement illustré et évidemment accompagné d’un ensemble de cartes et d’index pour que chacun puisse facilement se repérer. Pratique, efficace, soigné, paris-art est gratuit ! Et il devrait paraître tous les deux mois.
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Dans un récent entretien, le sculpteur Stephan Balkenhol parle de la beauté. De façon simple et forte. Pour en déplorer le déclin et envisager les voies de son renouveau. Selon lui, la beauté est, dans le monde d’aujourd’hui, victime d’une série convergente de facteurs: la profusion et la superficialité généralisées des images trop soumises à la logique marchande; la perte de la faculté des gens à voir, à apprécier; ou encore, l’hégémonie des modèles discursifs et visuels issus d’Hollywood et de la publicité. Dans cette situation où il devient nécessaire de «réapprendre à regarder», de restaurer «notre capacité de voir les choses telles qu’elles sont», l’artiste hérite de cette mission immense de «réinventer l’image» afin de la rendre capable de toucher les spectateurs, de les inspirer, de faire écho à leur vie.
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La guerre, encore la guerre. Parce que, la guerre, on ne s’en débarrasse pas comme ça, aussi vite que l’on croit. A cause des morts dont les images nous taraudent, même si l’on se croit blasé par l’excès et la banalisation médiatiques. A cause de l’exorbitante inégalité des forces qui fait que chacune des bombes qui frappe des civils nous touche, nous aussi, d’une certaine manière, comme par une sorte de partage spontané de la douleur. A cause, également, des effets de révélation de la guerre. Notamment ici, en France.
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On a beaucoup dit et écrit contre les Frac, les Fonds régionaux d’art contemporain. Aujourd’hui, après une jeunesse mouvementée et souvent bousculée, ils arrivent à l’âge adulte. Ils ont vingt ans ! Et plus personne, ou presque, n’ose les attaquer de front. A l’occasion de cet anniversaire, le ministère de la Culture organise une série d’actions qui s’articuleront, entre juin et décembre, autour de deux grands pôles : « Trésors publics », quatre expositions à Avignon, Nantes, Strasbourg et Arles; et « Détours de France », deux cents événements dans les régions.
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Depuis un moment déjà, la scène artistique parisienne décline un nombre somme toute assez limité de questions : la peinture (son "retour", sa pertinence, l’urgence à peindre, l’abstraction, etc.), les avatars de l’intime (les figures du miroir et du pénis, que l’on a déjà mentionnées, en sont des exemples parmi d’autres), le décoratif, la mémoire, etc.
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