ART | EDITOS
Une biennale d’art contemporain, il n’y aura bientôt plus que Paris qui n’en aura pas ! Le 50e anniversaire de celle de Venise est l’occasion de constater que chaque année de nouvelles biennales voient le jour. Pour la seule Europe, après Istanbul, il y a eu Tirana, puis Valencia, Luléa (Suède), Prague, etc. Cela traduit une situation nouvelle de l’art contemporain dans les affaires du monde. Sans douter de la qualité artistique de ces biennales, force est de constater que, souvent, leur raison d’être relève moins de l’art que de la politique et de la diplomatie.
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Le thème de la cinquantième Biennale de Venise, «Rêves et Conflits, la dictature du spectateur», relance, après la Documenta, l’important débat sur l’art et la politique. Mais pas nécessairement de la meilleure façon. D’abord à cause de l’expression «dictature du spectateur», inappropriée conceptuellement autant que dans les faits. Trop massif, le mot «dictature» n’est guère opératoire, ni sur le plan de la politique, ni sur celui de l’art. Quant à certains des propos du directeur de la Biennale,
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