ART | EDITOS
C’est par email, dans la torpeur d’une nuit de novembre, qu’a été annoncée la semaine dernière la fermeture prochaine de Glaz’art. Après douze années d’existence, l’équipe est «contrainte de stopper son activité de programmation artistique (concerts, expos, art vidéo) dans ses locaux au 1er janvier 2005». Très mesurée dans son expression, cette annonce résonne toutefois de la fermeture récente, à Paris, de La Flèche d’or, et de celle, à Belfort-Montbéliard,
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On connaissait les expositions à voir, à expérimenter, à arpenter, à vivre, etc. L’exposition que Bruno Peinado vient de présenter au Palais de Tokyo est un bel et intéressant exemple d’un autre genre : l’exposition à lire. Non qu’il n’y eût rien (ou peu) à voir, à entendre, à éprouver ou à ressentir, comme cela a pu être le cas avec l’art conceptuel. Bien au contraire, cette exposition avait du souffle et de la respiration, y compris au sens très physique du terme puisque quatre gros ventilateurs de cinéma faisaient, à intervalles réguliers, vibrer l’air,
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