PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
ÉDITO
André Rouillé
La culture à l’ère de la gouvernementalité
21 févr. 2008
Numéro 225



RÉAGIR
TOUS LES ÉDITOS
style="margin-top: 0in; margin-bottom: 0in;" class="western">C’est pour cela que les lieux culturels s’adjoignent des équipes chargées du mécénat, qu’elles accompagnent leurs manifestations de produits dérivés, ou qu’elles abandonnent ponctuellement leurs espaces à des opérations commerciales extra-culturelles.

L’alliage entre culture et économie de marché, entre art et entreprise, qui prévaut désormais, oblige les institutions les plus prestigieuses comme Le Louvre ou le Centre Pompidou à monnayer leur nom et leur prestige — métamorphosés en «marques» — dans les opérations culturellement les plus improbables (telles que celle d’Abou Dhabi).

Quant aux visiteurs (le public, la population), ils sont aujourd’hui définitivement devenus des clients…

 

Autre symptôme de la situation de la culture à «l’ère de la gouvernementalité»: l’aliénabilité des œuvres. On se rappelle que Maurice Lévy avait, dans un rapport retentissant, proposé que les musées publics français puissent, comme les musées privés américains, vendre une partie des œuvres de leur fonds. Autrement dit : les œuvres du patrimoine national devenaient des marchandises, les musées se voyaient confortés dans une posture d’entreprise commerciale, et les fonds d’œuvres transformés en stock à gérer conformément aux lois du marché.

Dans un très récent rapport, Jacques Rigaud se prononce pour l’inaliénabilité. Mais avec des exceptions qui pourraient bien être des brèches dans une situation très transitoire.

 

Le malaise qui agite le monde de la culture est directement lié aux restrictions budgétaires. Mais il est plus fondamentalement causé par l’avènement de cette situation où la culture est gouvernée par l’économie, où l’activité économique et les mécanismes du marché sont les principes régulateurs dominants de la culture.

 

 

 

André Rouillé.

 

 

Lire

Michel Foucault, Sécurité, Territoire, Population. Cours au Collège de France. 1977-1978, Paris, Gallimard/Seuil, 2004, p. 91-138.

Lettre de mission adressée à Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, par le Président de la République et le Premier Ministre, le 1er août 2007.

Discours de Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, prononcé à l’occasion du lancement des Entretiens de Valois sur le spectacle vivant, 11 février 2008.

 

Pétition

Contre les réductions budgétaires à l’encontre des Espaces culture multimédia.


 Page précédente             Page 3 / 3           

RÉAGIR
TOUS LES ÉDITOS

 


 
VOS RÉACTIONS
4 réactions


Joelle Ferly
I mean business…I’m in business (© Artist Joëlle Ferly)
Londres, UK Feb. 2008
Londres… la capitale européenne de la culture serait peut-être un exemple à mieux comprendre en ce qui concerne la stratégie adoptée pour financer l’Art.

Du secteur de l’éducation aux ventes des œuvres d’art imprimées sur les mugs (tasses de thé populaires) des Art shops soigneusement placés à la sortie de toute exposition institutionnelle, il y a du business !
Or si business il y a, ce n’est pas juste pour ces fat cats comme on veut souvent le crier… Les artistes qui ont décidé de vivre de plein gré par cette stratégie y trouvent aussi leur compte, et même mieux… leur liberté.

Un Damien Hirst enrichi devient à son tour collectionneur et curator. Cette position privilégiée lui permet alors de créer ses propres expositions (voir la Serpentine Gallery) sans craindre la censure de ses commanditaires (puisqu’il n’en a virtuellement pas, capitalisant sur son propre nom).
Une Tracey Emin est elle aussi in business, en transformant son statut d’artiste en celui de… columnist en publiant régulièrement pour le journal, The Independant.

Depuis 20 ans la culture en Angleterre a été basée sur les financements reçus par le Arts council et autres organismes primant l’aspect démocratique : ces derniers s’assurant de trouver dans les dossiers de demandes un maximum de cases cochées «tick the box» pour encourager des projets répondant aux priorités fixées par le gouvernement.
Ainsi, un artiste faisant participer son public, celui-ci étant composé de personnes handicapées, de jeunes, d’enfants, d’adultes, de personnes vivant dans des zones défavorisées, etc. avait plus de chance de recevoir des subventions qu’un autre artiste désirant créer de façon égoiste, c.à.d., sans faire du social…
C’était l’époque du compromis, et pire, de l’auto-censure, puisque la dépendance des aides octroyées par des Arts council et compagnie, auprès desquels il faut savoir montrer pattes blanches avait forcément des conséquences sur la pratique de l’artiste.

Cette discrimination positive – puisqu’il s’agissait bien de cela - a cependant eu pour résultat de permettre l’émergence d’artistes issus de groupes sociaux peu connus du public. Après deux décennies de formation, d’intégration, d’échange et consultation, ces groupes sont aujourd’hui à même de mettre en place leurs propres structures, opérant en parallèle avec les institutions.

Question qualité : si elle n’était certes pas toujours au rendez-vous dans le passé, le public peut aujourd’hui apprécier des œuvres d’intérêt réel, plastiquement et intellectuellement novatrices. Car autour de ces artistes subventionnés, s’est mise en place une politique de former des spécialistes de l’art pour ces structures émergentes: des critiques, des commissaires, des écrivains mais surtout des professionnels du Art management via les grandes écoles d’art qui attirent à Londres la plupart des jeunes artistes étrangers qui prennent leur carrière au sérieux.

Ainsi, les premiers centres d’art alternatifs et viables se mettent aujourd’hui en place, dans une Angleterre qui sort de sa période de discrimination positive, pour entrer dans une ère de pur business, où tout se monnaie, y compris la signature de l’artiste.
Parmi eux : Le Bernie Grant Art centre et Rivington Place, tous les deux dédiés en grande partie à la culture noire. Toutefois, pour ce qui est de ce dernier, le propos est simplement rangé sous la thématique générique d’art contemporain.
Du site créé par un architecte africain aux décisions prises par un comité présidé par un illustre sociologue antillais, Rivington Place offre une alternative heureuse dont l’équipe peut-être fière, puisque s’ouvre aujourd’hui pour eux la possibilité de faire des partenariats outre Manche, outre-Atlantique et outre-Monde, en n’ayant qu’un public à qui rendre des comptes.

En France, ce genre de centre serait grossièrement qualifié d’«ethnique» et leur propos nous ramènerait certainement aux thématiques réductrices décidées par des commissaires continuant aveuglément à mettre les artistes dans des cases en proposant au public blasé des œuvres renvoyant à un «art de l’exil», une «esthétique de la mémoire», une «culture de la créolité», une «exposition de la diaspora», des «artistes de l’oubli», et autres belles thématiques dont la poésie pauvre nous fait oublier que l’artiste se doit comme tout le monde de payer son loyer et nourrir sa famille…

Dans un monde où les lois ont changé, où l’économie devient la principale préoccupation, ce serait un leurre de vouloir faire croire aux artistes qu’ils peuvent continuer de vivre d’amour et d’eau fraîche.
Etre businessman n’enlève rien à son statut d’artiste.

I mean business… I’m in business © Joëlle Ferly – Londres, UK Feb. 2008

24 févr. 2008

Jean
la culture à l'ère de la gouvernementalité
Les décisions de Mme Christine Albanel de ne pas systématiser la distribution des subsides aux assistés de longue date est une bonne chose.
Mais ne nous leurrons pas, d'autres prendront ces déformations d'aller manger à la gamelle des pouvoirs publics tout en les critiquant, si l'on continue dans un assistanat d'État.
Mais nous, artistes indépendants, peintres,nous avons besoin d'une réorientation Juridique facilitant l'accés plus large à la manne privée, la seule qui nous permet d'exister. A bon entendeur salut.
PS. André Rouillé oriente l'opinion par le choix de ses éditos, mais il n'énonce jamais de solutions aux problèmes qu'il évoque.
24 févr. 2008

formacolor
In limine litis
Bonjour à tous
Y compris aux galériens de la création artistique et culturelle, pour certains dans des situations intenables, maintenant obligés de s'adapter (si tant est qu'ils puissent le faire, car créer ce n'est pas faire n'importe quoi, n'est ce pas ?)
A L'OFFRE: le mot qui sent l'ultra libéral à vue de nez est lâché, la "cible" (vous aurez reconnu les pauvres termes de l'economie d'entreprise et du marketing) étant le public consommateur payant solvable.
Nous ne nous laisserons pas diluer dans ce type de mélasse, PARCE QUE NOUS AVONS TOUT A Y PERDRE: A COMMENCER PAR NOTRE AME !!!
23 févr. 2008

Billy REnoir
La réflexion sur l'Art de Billy Renoir Peintre illustrateur
Pour réagir je vous soumets ma réflexion sur la situation actuelle de mes confrères en mal de commandes et d'expositions. Texte déjà envoyé à Pierre Souchaud à la M des A et à art Absolument.
Cordialement
BR
site web www.billy-renoir.fr



Ma conception théorique très personnelle de la situation du milieu artistique (section dessin, peinture, je n'ai pas d'infos pour la sculpture ) est que les instances politiques culturelles nationales et internationales ont depuis -1980-1990, tout remis à zéro. A savoir que les artistes antérieurs moyennement connus, seraient encore tolérés, auraient toujours une valeur marchande sur le marché de l'Art (ventes aux enchères), à la condition cependant d'avoir eu au moins une certaine notoriété, un produit négociable et fait commerce de leur Art de leur vivant.
Je constate qu'au troisième millénaire la peinture de chevalet, la sculpture classique disparaissent;

La peinture exposée dans les musées ne s'arrêterait pas définitivement avec le POPART, Basquiat ou Bacon, la figuration libre et narrative etc mais... Pour tous les artistes peintres actuels seraient supprimés les tickets d'entrée déjà réduits dans le circuit à un cénacle très fermé . Seraient tout de même privilégiés les artistes de certains pays à condition d'avoir le label post "quelque chose" ( ex rideau de fer, dictature ou autre avec prédilection pour une approche sociétale, littéraire ou phlosophique ).

N'oublions pas non plus le choix du prince ou le booster médiatique ( collectifs ou groupes sortis ou non du purgatoire Tags, provoc, performance, livre des records..." peu importe ce que l'on présente, l'important est d'appartenir à un mouvement subversif ou en rupture, habilement médiatisé et sponsorisé" ).

Autre cassure brutale, la géniale trouvaille du concept exposition, installation, véritable casse-pattes pour les jeunes créateurs frais émoulus des écoles d'Arts, réduits à la chasse au sponsor pour présenter ces mises en situations éphémères à valeur marchande très aléatoire et vouées à la décharge après démontage, ne pouvant être stockées sans dégradation.

50 à 100 artistes seraient agréés comme emblème de chaque pays.
On trouve d'ailleurs dans le commerce un répertoire regroupant les artistes vivants représentant la France , titre :100 artistes (qu'est - ce que l'Art contemporain édition Beaux-Arts couverture jaune, au prix de 20 € où figurent les "pointures" exposées en priorité dans les biennales du monde entier).

Ce qui fait que le marché a été étranglé et appauvri, les galeries de taille moyenne ayant péréclité et laissé la place à des loueurs de murs, trop heureux de se rémunérer en amont en exposant des amateurs désireux d'avoir leur quart d'heure de célébrité ( dixit Andy Warhol ) ou des collectionneurs soucieux de maintenir la cote de leurs achats ainsi que les prétendus marchés d'Art Contemporain loueurs de stands à quiconque susceptible de payer son espace, sans se poser la moindre question quant à la nature qualitative et professionnelle ou non des autres exposants (par exemple : Vendeurs de bijoux et bagues de pacotilles).

Signe plus inquiétant les espaces prestigieux, châteaux, parcs, centres culturels municipaux sont presque exclusivement réservés aux expositions à dominante conceptuelle, videos scolaires floues et sans son , vides de sens, installations baclées, performances, danses, hip hop...
En province les galeries ont pratiquement toutes disparu, exception faite des villes côtières aux éternels marines et champs de lavandes à touristes.

Ceux qui maintenant s'obstinent à faire de l'Art leur profession sont assimiilés à des micro-entreprises dont on loue la prestation et que l'on jette ensuite.
A charge pour eux de trouver les moyens financiers, par le truchement d'entreprises, pour supporter les importants frais techniques et logistiques de la dite prestation et leur permettre de subsister.

Ce qui fait que l'artiste reconnu pour honorer une commande publique importante a tout intérêt à créer une société et à régler ses charges sociales au travers de cette société. Une fois la prestation réalisée ou l'œuvre livrée ( du monumental ou grande installation ) et commission remise " à qui de droit ", il liquide la société et s'inscrit aux chômage.

Autre conséquence les élus politiques pourront quand ils le souhaitent détruire une oeuvre dans un lieu public afin de la remplacer par du mobilier urbain, une artère nouvelle ou une opération imobillière,...
La notion d'oeuvre classée à valeur artistique, historique, marchande, impérissable n'existant plus, le droit inaliénable de propriété artistique de l'œuvre à l'artiste supprimé de fait.

Le phénomène Picasso starisé et devenu monstre sacré ne serait ni possible ni acceptable, place à l'artiste éjectable.


NB

L'État a proposé des ateliers d'artistes avec nécessité pour l'artiste de trouver des subsides pour de payer son loyer, sa facture téléphonique, son électricité, ses charges sociales... à condition de ne surtout pas mettre son nez dans les affaires des instances culturelles, le gâteau n'étant pas pour lui.
(je reçois déjà la lettre Paris Art



22 févr. 2008


 



Dans la même rubrique




Rechercher un édito



 BLOGS               Voir tous les blogs
 
Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk MATUSZEWSKI & l'Art INNABSTRAIT Nommé le peintre des ombres et des lumières, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun ! J'offre une démarche intéressante et différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant, avec des matériaux naturels; la lumière très forte et les ombres très foncées. L’association « Ombre et Lumière » devient indissociables voir énigmatiques. Les techniques et matériaux sont inédits : argiles, fragments de roche, zinc, sable, sels, terre, acides, épices etc...Le tout sur toile ! Visiter mes galeries sur mon site officiel http://lepolsk.blog4ever.com ou contactez moi sur lepolsk@gmail.com
 
 
 
 DÉPÊCHES
Ces séries qui rivalisent avec le cinéma  : Succès exponentiel des coffrets DVD, multidiffusions sur les télés ou télécharge ...
Des lettres oubliées de Napoléon aux Invalides : Plus de 500 documents signés de l'Empereur ont été rapatriés, cet été, de Boston ...
Le lion et le zèbre reprennent du service : Les animaux du Zoo de New York sont de retour dans Madagascar 2. Rencontre avec ...
Dans les coulisses historiques du «Parrain» : Un énorme volume de 444 pages, « The Godfather Family Album », retrace en photos ...
Grand vent de folie sur la pelouse de Reuilly au Cirque Phénix : Le Phénix prise l'aventure. Avec son nouveau spectacle « Extra », la 3D relief e ...
Un Souchon sans Voulzy  : Le chanteur sort lundi «Écoutez d'où ma peine vient»,un nouvel album concocté sa ...
36 artistes veulent ressusciter le «mail art» : Ils exposent leur «mail art» au café parisien Le Select, célèbre pour avoir accu ...
Sur les quais avec les peintres : Le Musée du Havre évoque la naissance du port industriel dans la peinture. Une h ...
Béatrix Beck s'est éteinte : Prix Goncourt 1952 pour «Léon Morin prêtre», un livre adapté avec succès au ciné ...
156 inédits de Robert Doisneau en Alsace : La Filature de Mulhouse et le Club de la presse de Strasbourg dévoilent une œuvr ...

Découvrez toute l'actualité de la culture, spectacles... en temps réel.
Le 118000 annuaire professionnel Paris et renseignements téléphoniques.
Besoin d'une location de salle de reception à Paris ? ShowRoom et Exposition sur www.location-salle-de-reception.com
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Vous souhaitez remplacer vos traditionnels calendriers par un calendrier personnalisé ? Sur PhotoBox vous pouvez facilement réaliser vos calendriers photo ou un livre photos avec vos clichés préférés.


Page exécutée en 1.418138 secondes.- requetes : 208- requetes différentes : 147