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ÉDITO
André Rouillé
Un art aveugle au monde
10 juil. 2008
Numéro 244



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TOUS LES ÉDITOS
privilégiés ; parce qu’elles soumettent sans vergogne l’art au funeste paradoxe de l’économie mondialisée qui sacrifie la production au profit de la diffusion.

Acheter, vendre, spéculer, diffuser sans égards pour la production, c’est-à-dire agir dans le présent des valeurs avérées sans même envisager leur nécessaire renouvellement, cela conduit le marché à se polariser sur des œuvres-choses : des œuvres matérielles, abouties et fixées dans leurs formes, facilement identifiables et échangeables, adaptées aux conditions somme toute traditionnelles de ce marché — l’essor de la peinture et le fétichisme du tableau se situent dans cet horizon.

Comme de fastueux supermarchés d’œuvres-choses, les foires, biennales et salles de ventes internationales illuminent ainsi la planète de leurs splendeurs, de leurs extravagances, voire de leur indécence (financière). Mais leurs excès sont à la mesure de leur déconnexion d’avec la réalité sociale du monde, et traduisent leur façon d’aller à contre sens du monde dans lequel les processus prévalent désormais sur les choses.

L’enjeu est aujourd’hui pour l’art de résister, de recouvrer ses capacités à capturer esthétiquement quelque chose de ce monde à la troublante impétuosité. Car la cécité de l’art est aussi la nôtre.


André Rouillé.

Consulter :
— Éditorial, n° 232 : Rapport Bethenod : pour un marché de l’art… de propriétaires
— Éditorial, n° 241 : L’argent : matériau de l’art contemporain
— Éditorial, n° 243 : Argent sale, argent matériau, argent fou

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VOS RÉACTIONS
13 réactions


Jean-Baptiste Guillotin
Discours de salon
Effectivement la lecture de l'article est très intéressante pour son constat avec lequel je suis d'accord. Mais pour faire bref, aucune alternative n’est proposée.
Dans une pensée globale au vu du système dans lequel nous sommes grâce à ce que l'on appelle le «droit de vote», les inspirations des citoyens ne sont plus représentées depuis que nous sommes dans une «démocratie sans le peuple» (Laurent Joffrin). Ce qui revient à dire clairement qu'il est déjà trop tard pour faire marche arrière.
La gestion étatique des disciplines artistiques est vouée à la même logique économique ultra libérale qui régit déjà notre triste quotidien. Alors il est bien dommage de voir des gens espérer (l'espoir fait vivre!) alors que le pire reste à venir.
L'annihilation de l'imaginaire, et donc de la création, est en marche. Préparez vos ceintures mais sachez qu'il n'y aura pas d'air bag quand le choc sera provoqué.
09 sept. 2008

Naiko
L'art vendu
Tout à fait d'accord avec vous. Mais il ne faut pas désespérer parce, comme vous le savez bien, il y a une pléiade de jeunes talents qui ne demandent qu'à s'exprimer, qui s'expriment, envers et contre tout!
Mais la mondialisation que vous dénoncez à juste titre n'a fait qu'exacerber à la puissance x ce qu'on a toujours constaté, la course à la facilité, au clinquant... Avec cette nouveauté de l'exaltation du rien et du vide.
Encore ne faut-il pas que cette façade brillante de "l'art mondialisé" ne détruise pas la possibilité pour ceux qui le souhaitent, de continuer à travailler en silence, à conquérir leur propre public. Or, vous le savez bien aussi, il est toujours aussi difficile à un jeune de "percer".
22 août 2008

Monsieur loran
Justesse
C'est un édito d'une justesse édifiante.
Constat affligé d'un monde de l'art en dérive.
Oui, les conditions de production ne permettent pas de soutenir la création et la permanence d'un art critique et conscient du monde.
Oui, les artistes "non élus" par les grandes messes de l'art contemporain et leurs prêcheurs croulent sous les modalités de survie.
Oui, les enjeux esthétiques de l'art contemporain s'appauvrissent.
Oui, il y a encore des artistes qui essaient de résister tant qu'ils le peuvent sans savoir pour combien.
Artiste moi-même, j'ai eu parfois envie de jeter l'éponge, ce qui paraît étrange, improbable.
Je me souviens de la proposition d'un philosophe dont je donnerais pas le nom qui posait la question "pour une grève de l'art", ça m'avait fait sourir. Maintenant, quand j'y pense, je comprends l'urgence des questionnements alors soulevés.
J'espère trouver les modalités de créer encore. Mais ne saurais plus croire en cette providence nauséabonde que propose le monde de l'art contemporain en ces temps drastiques, en cette époque de la complexification.
Le monde de l'art n'est plus en avance sur le monde, mais en est malheureusement un triste reflet.
16 juil. 2008

veroniqueverstraete
Réponse à l'édito du jour
Je m'adresse avant tout à M. Rouillé que j'ai déjà eu l'occason de contacter. Je constate deux choses:
- Peu de réactions à l'édito (ou alors elles ne sont pas constructives et pas publiées) et la deuxième:
- comme souvent vous voyez très justement ce qui se passe
et même si pas mal de monde s'en moque (ou presque...) c'est important de continuer et je vous remercie (sans doute au nom d'un grand nombre d'artistes ou d'intellectuels) de continuer à dire, c'est indispensable.
La situation que vous décrivez est très juste. Pour ce qui est de l'Etat, certaines personnes en place sont tout à fait conscientes de la gravité de la situation et continuent à travailler à un développement de l'art en France et à une reconnaissance d'artistes qui ne sont pas sur le devant de la scène.
Pour ce qui est du marché ou de "ce qui marche bien" nous le savons il y a tout et son contraire. "Son contraire" prend le dessus en ce moment! Ce n'est pas une raison pour baisser les bras ou changer de pays (comme j'ai pensé très sérieusement à le faire récemment!)!
Je crois en l'Art (facile et bateau me direz-vous!) et je pense toujours que l'Art est le reflet de la Haute Pensée Humaine et qu'il doit être mis en avant. Nous avons des responsabilités! Nous devons oser, continuer, même si cela semble impossible et que c'est difficile, imposer des formes et des idées qui donnent la voie à suivre.
Il ne s'agit pas de mettre l'artiste au-dessus en tant que personne, il s'agit de continuer de donner à l'Art et à sa pratique la place prépondérante qu'elle a dans une société!
En France, nous pensons être les meilleurs, ce n'est pas une attitude à poursuivre, par contre nous pouvons affirmer ce que nous sommes et croyons au travers de nos pratiques! Ce sont nos formes et nos pratiques que nous devons imposer!
Véronique Verstraete
12 juil. 2008

Emerich
Et alors.
André Rouillé
Un art aveugle au monde
Une analyse très subjectivement prétentieuse dans son verbiage.
Enfoncer des portes ouvertes et parler de ce qui est évident ne mène à aucune action constructive.
12 juil. 2008

sonya
Votre edito
je trouve votre édito très juste,sauf lorsque vous evoquez un 'engouement' pour la peinture qui serait symptomatique d'un art devenu formaté par les nécessités du marché.
D'abord, en France, autour de moi,les artistes les plus découragés, ceux que l'on n'invite pas dans les biennales, les résidences ni dans aucun centre de création, ce sont surtout des peintres.
D'autre part, comme il ne vivent pas de leur travail et que l'élaboration déun tableau coûte en temps et qu'ils ont besoin d'un espace spécifique pour le réaliser (l'atelier), davantage encore qu'un vidéaste ou qu'un photographe par exemple, ils finissent par arrêter la peinture.
Ne tapez pas trop sur la peinture et sur les peintres, ce sont les plus désespérés d'entre nous.
Quant à dire qu'une oeuvre peinte, du fait du médium peinture n'aurait rien à dire sur le monde en devenir... je trouve que c'est un raccourci simpliste et fort regrettable.
Personnellement, je pense le contraire. Je pense qu'une peinture peut dire beaucoup de choses précisément parce que c'est un medium sale, artisanal, non institutionnel (du moins en France), loin des canons de beauté de l'univers de la communication et du divertissement, ce n est pas aussi efficace que d'autres médiums et que la lenteur qu'elle induit prend à rebours toutes les idées que l'on se fait sur le monde tel qu'il doit être.
En ce sens, un tableau peut-être a même de nous interpeler de la manière la plus inattendue.
12 juil. 2008

Formacolor
Pas ma création artistique, en tout cas
Votre titre m'interpelle, fortement.
Et mon oeuvre s'inscrivant à contre courant de ce point de vue, je me dois de vous en toucher deux petits mots (si nécessaire ferai un courrier spécial sur ce sujet à votre rédaction).
Votre assertion générale est en partie vraie: il y a d'ailleurs toujours une part de vrai dans toute parole, puisqu'humaine.
Ce mail pour indiquer qu'il y a des exceptions, louables. Je viens d'exposer quelques œuvres engagées (ou dégagées, comme vous voudrez) au dernier colloque qui vient de se tenir à l'Université de Corse Pasquale Paoli, Corte, dont l'intitulé était «Social and solidarity based economy» (pardonnez cet anglais sans l'accent de Londres, mais presque tout y était dit in english please).
En soutien à une démarche de réflexion sociétale et donc globale.
Le lieu n'est pas anodin, lieu de parole s'entend, puique c'est ici dès 1729 (Cf ouvrages d'Histoire sur la période sous révoltes et révolutions de Corse, etc.) que s'est mis en place le modèle sociétal occidental moderne, bien avant les États-Unis (1776, et réfÉrence des Insurgents à Pascal Paoli) et à fortiori 1789.
Bien sûr, ce n'est pas une capitale (Corte le fut pour la Corse indépendante), mais des prémisses laissent augurer d'un léger vent de contestation qui fait dire à certains que ça ne pourra pas durer longtemps comme ceci: une politique uniquement au service des puissants.
Mais excusez-moi, je m'égare...car QU'EST-CE QUE LA POLITIQUE SINON LE RÈGNE DE LA PUISSANCE?
Je ne suis qu'un saltimbanque, et, vous avez sans doute raison sur le fond.
Encore une fois félicitations pour votre éditorial (je suis déjà intervenu sur d'autres).
Salutations artistiques et culturelles
FORMACOLOR
créateur artistique international

NB. Étaient exposés
— «Sous le soleil du pouvoir», huile sur toile relative à la puissance des nouveaux conglomérats (faite après moultes incursions à l'ombre des tours managériales du quartier de La Défense
— «Requiem pour une espèce», huile sur toile, traitant de la fin réelle ou supposée de l'espèce humaine suite aux différentes exactions industrielles et autres...
— Un texte, que je vous ferai un jour parvenir, sur votre site mon manifeste «POUR ART DE L'EXTREME», Paris, 2000.
Enfin, une autre œuvre plastique, qui sera sans doute mise aux enchères un de ces jours.
Merci de votre attention.
11 juil. 2008

Bruno
Cécité
LE HAS-ART EST LA NÉE CÉCITÉ.
11 juil. 2008

Debain
Un ministère de la culture, pour quoi faire ?
Désengagement des pouvoirs publics. Mais dans cette lutte où il fut réclamé justement plus d'engagements de ces mêmes pouvoirs, n'en voit-on pas aujuourd'hui les effets désastreux.
L'Etat a développé ses pouvoirs et le nombre de fonctionnaires attachés à ces fonctions. Sa longue tradition de gestion de monopoles n'a produit que ce qu'elle pouvait produire, c'est-à-dire une minorité surexposée, comme le dit A. Rouillé au dépens d'une majorité invisible. Il en est ainsi dans tous les secteurs de l'économie et la production artistique ne pouvait y échapper.
Alors au lieu de revendiquer, ce que certains du sérail sauront mieux s'approprier, ne vaudrait-il pas mieux faire d'autres propositions, mener d'autres réflexions ?
Il faut faire le parcours du combattant, contacter une galerie pour présenter son travail, vous verrez rapidement que celle-ci ne sera curieuse que si vous avez le soutien d'une institution, et si vous contactez une institution, il est préférable d'être représenté par une galerie.
Copains et coquins, peut-être ? Mais il est évident que dans la concurrence, il est nécessaire de faire des alliances, soit pour le plan de carrière d'un fonctionnaire, soit pour des aides publiques (sous de multiples formes), pour la survie de petites galeries.
Bref le système se mord la queue. C'est pourquoi je suis extrêmement sceptique à revendiquer un rôle accrû de l'Etat, dans sa mission de service public etc. etc.
Cordialement
Debain
11 juil. 2008

Yousra
Votre edito
Bonjour,
J'ai beaucoup aimé votre édito (comme toujours) mais ne peux m'empêcher de vous faire remarquer (en souriant) que vous rejoignez ainsi ce que Baudrillard en son temps avait aussi combattu et dénoncé (appréhension du monde d'aujourd'hui en moins ou du moins pas en ces termes).
J'ai la même sensation de bouffée d'air frais et d'espoir en lisant ces mots pour les artistes et pour l'art en général...
Merci !
11 juil. 2008

Pascal et Aï
Nous et notre travail
Ainsi se termine votre dernier article."L’enjeu est aujourd’hui pour l’art de résister, de recouvrer ses capacités à capturer esthétiquement quelque chose de ce monde à la troublante impétuosité. Car la cécité de l’art est aussi la nôtre. André Rouillé."
Votre attitude critique face au marché reste ambiguë, en temps qu'agent, ramasse miettes numéro 2; (le numéro 1, c'était Léotard)...; vous avez beau décrier l'état des choses auquel vous participez, vous continuez à faire le jeu de l'ennemi, à être l'agent ambiguë en informant sur l'activité des "majors"; des Templons, les Kusamas and Co, etc.
Une attitude plus efficace serait de n'avoir que faire des têtes d'affiche, de pratiquer le mépris, la désinformation et l'ignorance, si vous les citez, écorchez leur nom volontairement, ou ne les citez pas.
Ceci dit, vous pourriez, par exemple prendre la peine de vous intéresser à mon travail et à celui de ma femme...
ici: laPoseLongue.org, quelques traces résiduelles de nos activitées inactuelles.
PS:Nous sommes assistés sociaux depuis plus de 10 ans; ce qui veux dire que nous n'avons pas accès au statut d'artiste ni à celui d'intermittent du spectacle, parce que ces catégories ne sont pas adaptées à notre cas. (Maintenant, il suffit de repeindre des stands préfabriqués pour des foires industrielles pour obtenir le statut d'employé du spectacle, et par glissement philogénique progressif, le statut d'artiste...) parce que nous continuons notre activité pata, proto, experimentalo-artistique depuis prés de 30 ans maintenant, et que nous ne sommes pas prés de nous soumettre à la demande du marché, ou de nous adapter aux cadres et formes pré-existantes qui nous sont proposés; non pas pour cause d'inadaptations ou d'incapacités, mais pour cause de poursuite de nos engagements artistiques...(art pauvre, no-budget movie, proto-performance...)
Nous revendiquons le double statut de "hinin"(non-humain, en contact avec le non-humain), et shokunin (artisan, spécialiste, technicien, détenteur de savoir-faire, de technique); tel sont nos valeurs, dans la grande transvaluation qui nous emporte...


11 juil. 2008

Hyppolyte Cosntant
De la réduction saisie aux réductions subies
Résister
Je suis dans le spectacle vivant et il en va de même pour ses artistes. J'ai ouvert trois chantiers "les mouvements de la disparition", "Marges de manœuvre" et le dernier en cours sur la réduction dont je vous envoie le contenu ci-joint.
Où je convie 6 chorégraphes d'une ville à s'emparer de la réduction comme matériaux de résistance à celle subie (réduction de la visibilité, du financement, de la durée de fabrication, des espaces de travail, des équipes de travail...)
Il s'agit symboliquement de préserver à la fois une trace des œuvres de l'oubli et aussi, pour les artistes, de rentrer en résistance, de préserver en cachant ce qui, dans leur visibilité, ne rentre pas dans la diffusion et la production d'un marché... Et, pour ne pas être uniquement dans un acte de résistance, d'œuvrer à la construction, la réalisation d'un objet en soi.
Merci pour vos articles que je lis régulièrement et fais circuler

CONFIDENCES
Courtes portées chorégraphiques

Note d'intention pour les chorégraphes
— Ce projet propose à six chorégraphes de travailler sur la réduction d'une de leur chorégraphie pour un espace de 1,60m sur 1,60m pour 9 spectateurs, avec un seul danseur, chacun dans le fond d'une impasse de la ville, pour une durée réduite à 20 minutes maximum. Il s'agit de proposer à des artistes d'intervenir sur différents quartiers de leur ville.
— Pour ces six chorégraphes-danseurs, s’exposer à la réduction, c’est participer à l’idée d’une réciprocité du projet et du public, c’est poser au coeur de l’activité la question de la relation au public comme principe de métamorphose et de subjectivation. Le spectateur assiste au changement de sa perception, son attention précise la réalité de ce qui survit de la réduction de chacune des six pièces chorégraphiques.
— C’est aussi, face à la difficile visibilité et à l’épanouissement des œuvres — le manque de visibilité des compagnies indépendantes étant une évidence – proposer une sorte de miniature. Travailler la réduction (en un seul corps) plutôt que de la subir, comme un moyen aux œuvres de survivre, et de se saisir des interstices de la ville pour inventer nos espaces de visibilité et de relation à chacun des spectateurs en choisissant symboliquement les replis d’une ville.
— Il s'agit pour chacun des chorégraphes de contenir en un seul corps la mémoire d'une chorégraphie pour plusieurs danseurs. Quels sont les fragments importants à prélever afin de préserver le sens et la mémoire de l'œuvre ? Que dit cette ré-écriture des fragments prélevés et de tout ce qui n'est plus visible, passé sous silence, qui, cependant construit, emplit ce qui est donné à voir.
— Soustraire soi-même des fragments de son propre travail, c'est en agencer certains dans une construction, un montage qui repose, travaille sur des vides, des absences, des évidements, des oublis – dont on détient, secrètement l'origine, la durée, l'espace, les mouvements, les différents corps dont ils sont emplis et auxquels vivants ils appartiennent...
Quels signes et autres accidents transparaissent de cette mémoire, à la surface d'un seul corps ?
— Tout cela questionne le rapport à la durée, la vitesse, l'ampleur (dilatation/condensation) des événements, la réduction d'un fragment, d’un signe, d’une image, le travail sur la suggestion de ce qui n'est plus là entièrement mais qui pourrait transparaître, rester un devenir.
Le spectateur assiste au déplacement de sa perception, son attention s’en trouve précieuse, et précise la réalité de ce qui survit de (à) la réduction.
— Beaucoup de questions singulières sur le travail d'écriture et de construction seront posées en fonction de la pièce chorégraphique choisie par chacun et donneront lieu à des échanges entre les chorégraphes qui, souvent pour des questions de circonstances et de survie, d'isolement, n'ont pas lieu.
...« si on veut revenir au plus près de l’essence d’un objet esthétique des choses, il faut soustraire, toujours soustraire. Il faut soustraire tout ce qui se surajoute en termes de temps , de mouvements, d’histoire, de sens , de signification, qui fait que le génie propre de l’objet est effacé, en tout cas masqué» (Jean Baudrillard «D’un fragment à un autre»).



11 juil. 2008

Floz
Entre diffusion et production, pas de lien absolu
L’art contemporain du marché international est certes pris dans les rêts de la diffusion organisée, mais pas au détriment absolu de la production.
Le modèle économique du capitalisme s’applique au domaine de l’art, sans pour autant en être la copie conforme. À force de blâmer la richesse, on finit pauvre. À cette pauvreté, anticipée ou constatée, je n’adhère pas.
Bien au contraire, je crois que l’art contemporain, délesté de son aura starifiée et exclusive, est un produit culturel inestimable, profusément actif et parfaitement intégré à son univers social.
L’internationalisme n’est pas synonyme d’épuisement des ressources et la ressource, économiquement viable pour les diffuseurs organisés, ne signifie pas l’art contemporain.
11 juil. 2008


 



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