Par Lison Noël
Double signe : la première œuvre est une photographie de deux ampoules identiques suspendues à leurs fils, qui diffusent une lumière vaporeuse, rendant la photographie énigmatique. Georges Tony Stoll détourne quelque peu la règle du jeu en choisissant de montrer une représentation de lumière. Sa &la
Les créateurs :
Pierre Ardouvin
Daniel Firman
Laurent Grasso
Claude Lévêque
Mathieu Mercier
Ingrid Luche
Michelangelo Pistoletto
Georges Tony Stoll
Graham Hudson
Anita Molinero
Franz West
Le lieu d'art :
Galerie Alain Gutharc
Les interviews :
Philippe Valentin, galeriste
Mathieu Mercier
Yvon Lambert
Gilles Fuchs
Patrice Joly
Les vidéos des artistes :
Faites le après dîner
Confrontation
Abstract Dream
Le jour où je me suis peint les mains en bleu
Gold
Claude Lévêque
Mathieu Mercier
Mathieu Mercier
Mathieu Mercier
Mathieu Mercier: Rétrospective
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Crédac: La partie continue 1
Fab
De vous à moi
Ingrid Luche, Gilles Berquet , Mïrka Lugosi, Marie-Laure Dagoit
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Vinaigre
Public: Pick-Up
Cohabitats
Minimal Pop
Galerie Édouard Manet : Push-Pull de Daniel Firman
Mots d’ordre mots de passe
Portrait
Laurent Grasso
Artistes Pages jaunes
Paracinéma
Carnets du Sous-Sol
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Domino
Mathieu Mercier
Zones arides
Sudden Impact
Arnaud Maguet & Guests
Zones de productivités concertées — Volet 2
Galerie Cent8 : Constellations de George Tony-Stoll
Anita Molinero
La masse grave
Dérive
Mathieu Mercier, 1993-2007
Rooms, Conversations
Propositions Lumineuses 2
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... et pour quelques dollars de plus
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uo;proposition» n’est pas une réellement une œuvre lumineuse; elle n’émet pas de lumière. Mais en tant que photographie, c’est une empreinte lumineuse… d’ampoules électriques.
Claude Lévêque pose un abat-jour sur des chopes de bière en verre disposées en cercle sur un plateau métallique, lui-même posé sur un miroir. Sont ici mis en présence quatre éléments qui reçoivent la lumière de manière différente : l’abat-jour l’arrête partiellement par son opacité, le verre des chopes la reflète et la laisse le traverser, et le plateau la renvoie partiellement, et le tout est reflété par le miroir sur lequel la pièce est posée.
L’installation d’Ingrid Luche, Long Time Blue, est un amas de fils noirs et blancs, alimentant des ampoules de différentes formes et de différentes couleurs, dans un remake quelque peu épuré de l’installation lumineuse Trinity de Alan Suicide (2001). Le désordre, l’agencement apparemment aléatoire et imprécis de cette guirlande hétéroclite font d’une œuvre «éclairée» une œuvre embrouillée.
L’ombre de Dan Flavin et Bruce Nauman plane sur les œuvres en néons. Mais l’agressivité des œuvres n’est plus le maître mot : Michelangelo Pistoletto présente un néon, cercle zigzagant branché à une mallette sur laquelle on peut lire «Tutti designers», intitulée simplement Lampe Tutti Designers.
Laurent Grasso nous montre, lui, un double cerceau de néons violet et rose, faisant circuler la lumière sans fin.
Anita Molinero propose un empilement de caissettes de fruits en plastique, qu’elle a creusé et au fond duquel elle a déposé deux ampoules rouges. Dans ISOP, la lumière surgit des profondeurs, au sein de la seule pièce de l’exposition dans laquelle elle se fait discrète, tapie au fond d’un trou.
Up down 2 de Daniel Firman est un lustre baroque dont deux supports d’ampoules sont penchés, prêts à tomber. L’artiste reprend un thème qui lui est cher : la chute et la suspension, comme on a pu le voir avec ses Suspensions, des mannequins suspendus par des barres horizontales à plusieurs mètres du sol, ou encore avec –8, présentée dans sa dernière exposition à la galerie et constituée de deux congélateurs dont le premier paraît être tombé lourdement sur le second.
Suspendue aussi, la pièce de Mathieu Mercier est une sculpture noire composée de plusieurs barres qui pointent dans trois directions et dont l’une de ses extrémités est munie d’une ampoule. Ici l’objet d’art se rapproche fortement de l’objet de design.
Enfin, l’ampoule de Franz West est placée au bout d’une chaîne dressée à la verticale. Private lampe des kuenstlers 2 est une œuvre « domestiquée » dans deux sens du terme : elle prend une forme animale, docile, comme sous l’emprise de la flûte d’un charmeur de serpent, et elle se termine par l’objet domestique qu’est l’ampoule.
Contrairement à ce que l’on aurait pu croire, les lumières n’interfèrent pas entre elles, les œuvres restent sagement dans leur propre halo. L’exposition rassemble alors les produits d’une recherche commune d’où ressortent des pistes plus différentes les unes que les autres.