PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
ART | CRITIQUES
Darren Almond
Only Sound Needs Echo And Dreads Its Lack
29 oct. - 24 déc. 2005
Paris. Galerie Chantal Crousel
L’artiste britannique Darren Almond nous immerge dans des ambiances mêlant la nostalgie, la douceur et l’angoisse. Cette première exposition française révèle l’univers d’un artiste qui, avec une économie d’effets, suscite chez le spectateur des sentiments venant réajuster son regard.


Cliquez sur les images
pour les agrandir et lire les légendes



RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES

Darren-Almond-<em>69th-Parallel-5<-em>-2005-Cibachrome-120-x-94-cm-©-Courtesy-galerie-Chantal-Crousel-Paris

Darren-Almond-<em>-Blood-and-Custard<-em>-2005-Diptyque-cibachrome-5-80-X-5-68-m-©-Courtesy-galerie-Chantal-Crousel-Paris

Darren-Almond-<em>Minus-60-000-(Double-Plate-1)<-em>-2005-Diptyque-cibachrome-1195-x-935-cm-chacune-©-Courtesy-galerie-Chantal-Crousel-Paris

Darren-Almond-<em>-Fullmoon@Yenisey-Mouth<-em>-2003-Cibachrome-122-x-122-cm-©-Courtesy-galerie-Chantal-Crousel-Paris

Darren-Almond-<em>-Arctic-Pull<-em>-2003-Vid-eacute;o-projection-DVD-8-min-©-Courtesy-galerie-Chantal-Crousel-Paris

  
Par Timothée Chaillou

Une série de photographies représente des architectures brisées par le temps, le manque d’entretien, l’abandon — architectures d’un pont délabré qui fut construit le plus au nord de la Sibérie et du monde. Ces structures, par leur fonctionnalité, font signe vers les architectures industrielles. Ce qui les rapproche du travail sans concession des Becher, ou des expérimentations radicales des minimal artists. ne volonté d’épuration permet d’exprimer la richesse des formes simples.

On pense au travail de Carl Andre lorsqu’il interroge la notion de matériau en conférant à un morceau de bois non poncé une valeur de sculpture. Mais, chez Darren Almond, les structures sont pourries, écroulées, recouvertes par la neige. La rigidité, parfois qualifiée de froide, des sculptures minimales s’effrite pour s’évanouir sous la neige, élément symbolique qui en rappelle le caractère «glacé».

Un pont devenu monument — non officiel — dédié à la mémoire des travailleurs fait retour sur une réalité passée. Le fait que cette architecture devienne monument pose un «voile sur la réalité» (Jacques Lacan) lui conférant une part de nostalgie et de désir, à la manière de la symbolique contenue dans la présence de la neige.

Au fond de la galerie, sur deux grandes plaques en aluminium peint est reproduit un extrait d’un poème de Joseph Brodsky, qui donne son titre à l’exposition : «Only Sound Needs Echo And Dreads Its Lack» (Seul le son a besoin d’écho et redoute son manque). Darren Almond rend la parole à un poète de la «génération du silence», cette génération d’artistes interdits sous le régime communiste en Russie. Le langage de Brodsky y trouve son écho.

Enfermé dans une obscurité totale, on visionne une vidéo qui présente un homme traînant la caméra qui le filme: décor de terres arctiques enneigées, filmage sans contrôle et en infrarouge.
Ce dispositif et son mode de présentation font surgir certaines angoisses liées aux peurs primaires: l’inconnu, l’absence de repère, l’enfermement. L’inconnu réside dans cet homme dont on ne peut saisir le visage, qui se retourne de temps à autre pour regarder sa caméra, en sachant qu’il pose regard sur nous, visionneur. L’absence de repère touche à l’espace obscur de visionnage et au lieu de tournage: dans une sorte de glissement, l’esprit comme le corps ne peuvent s’accrocher à une quelconque matière (l’espace est vide et la neige concourt à l’étouffement du lieu).

Par un minimum d’effet, on accède à une visibilité élargie grâce à une caméra spéciale qui ne transmet pas une vision naturelle. Caméra «spéciale», au sens que le philosophe Slavoj Zizek donne à cet adjectif: «spéciale» serait la représentation dans le langage d’un «stratagème» permettant l’évitement de la rencontre avec le «réel derrière les apparences». Par exemple, dans la formule «fonds spéciaux», l’adjectif vient masquer le secret entourant ces fonds.
La réalité de l’homme caché par la nuit est occultée par l’imagerie infrarouge qui ainsi tient lieu de filtre. Aboutissant à un dépassement des certitudes…

Œuvre(s)


     Page 1 / 1           
RÉAGIR
LIRE L'ANNONCE
INFOS PRATIQUES
 

 
VOS RÉACTIONS
0 réaction




Rechercher une critique d'expo







 BLOGS               Voir tous les blogs
 
Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk MATUSZEWSKI & l'Art INNABSTRAIT Nommé le peintre des ombres et des lumières, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun ! J'offre une démarche intéressante et différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant, avec des matériaux naturels; la lumière très forte et les ombres très foncées. L’association « Ombre et Lumière » devient indissociables voir énigmatiques. Les techniques et matériaux sont inédits : argiles, fragments de roche, zinc, sable, sels, terre, acides, épices etc...Le tout sur toile ! Visiter mes galeries sur mon site officiel http://lepolsk.blog4ever.com ou contactez moi sur lepolsk@gmail.com