ART | CRITIQUES
Saâdane AfifSaâdane Afif 08 oct. - 20 nov. 2005
Paris. Palais de Tokyo
C’est sous le signe de la lumière que s’ouvre l’exposition de Saâdane Afif. Metteur en scène d’une «rétrospective chantée», il réunit un ensemble de chansons traduites par plusieurs artistes et plusieurs interprètes. Par la mise en espace, il donne corps à l’impalpable en nous prenant à partie physiquement. Il nous transforme en acteur d’un jour et sollicite nos sens de manière particulière.
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Par Isabelle Soubaigné On pousse la porte. Lyrics écrit en lettres noires et argent nous plonge dans la pénombre d’une expérience inattendue. Une série de faisceaux projetés, recouvre le sol et se démultiplie dans l’espace. En attente, peut-être, d’un artiste à venir, ces flaques lumineuses font face à des textes inscrits sur les murs. Ces «partitions musicales» s’inscrivent dans le silence suspendu d’un &e cute;vénement improbable.
Nous sommes des interprètes muets. Au centre de chaque cercle immatériel dessiné sous nos pieds, nous sommes attirés par la lueur voisine. Nous sautons d’un endroit à un autre avec l’hésitation incessante de prononcer les phrases proposées par l’artiste. Les regards des autres visiteurs nous confinent dans un mutisme de simple spectateur. Le son ne résonne que dans nos têtes. Nous cheminons sur ces dalles circulaires comme on s’aventure avec prudence dans la lecture d’une nouvelle partition.
Même endroit, autre lieu : le fond de la pièce présente une toute autre configuration.
Des cubes de différentes hauteurs sont disposés tout autour d’une estrade et nous invitent à nous asseoir. Deux faisceaux lumineux éclairent la scène mais ces poursuites diaphanes ne sont les réceptacles d’aucune présence humaine. Des casques sont mis à la disposition des visiteurs afin qu’ils écoutent les textes inscrits précédemment sur les murs. Chantés, ils retrouvent leur propre dimension. Le temps gagne à nouveau en consistance. Il s’incarne et la mesure lui donne une tout autre existence.
Dichotomie des sens : Saâdane Afif nous fait entrer dans une sorte de paradoxe physique. Équipés de nos casques, nous sommes isolés des bruits extérieurs et notre regard se promène dans la pièce sans que notre corps puisse suivre ce mouvement.
Rattachés aux différents postes de diffusion, nous sommes dans l’obligation de prendre une décision. Traverser un espace aphone ou le ressentir de manière plus emphatique mais aussi plus abstraite. Lorsque le son est inaudible, il se matérialise dans les espaces lumineux qui rythment nos pas lors de la visite. A l’inverse, lorsque les bandes sonores nous contraignent à l’immobilité, il reste immatériel, en attente d’un spectacle qui ne commencera jamais.
Chaque visiteur crée sa propre représentation. Face à lui le vide prend forme en fonction de ce qu’il entend et de ce qu’il ressent. L’expérience est unique et sans cesse en devenir. Les images sont personnelles et l’intimité mise en œuvre ne souffre la présence d’aucun public. Œuvre(s)
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Lepolsk MATUSZEWSKI
ARTISTE PEINTRE PLASTICIEN lepolsk MATUSZEWSKI & l'Art INNABSTRAIT
Nommé le peintre des ombres et des lumières, mes œuvres sont des métaphores visuelles oniriques qui heurtent la sensibilité de chacun !
J'offre une démarche intéressante et différente, à l’antipode de l’art abstrait, baptisé « INNABSTRAIT » et joue avec les densités en combinant, avec des matériaux naturels; la lumière très forte et les ombres très foncées. L’association « Ombre et Lumière » devient indissociables voir énigmatiques.
Les techniques et matériaux sont inédits : argiles, fragments de roche, zinc, sable, sels, terre, acides, épices etc...Le tout sur toile !
Visiter mes galeries sur mon site officiel http://lepolsk.blog4ever.com
ou
contactez moi sur lepolsk@gmail.com
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