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ART | NUMÉRIQUE

<br><br> Michael Mandiberg, Carlo Zanni
D.I.Y. or die (Exposition collective)
L’exposition en ligne D.I.Y. or Die nous propose de revenir sur une vingtaine d’œuvres commissionnées par les deux organisations new-yorkaises Rhizome et Turbulence durant les trois dernières années.


Par Brice Gessler

Depuis sa création en 1996, Turbulence encourage des formes de créations interdisciplinaires utilisant les nouvelles technologies à des fins créatives et collaboratives. Elle commissionne chaque année pour son site web une dizaine d’œuvres et entretient depuis 2004 un espace d’échange d’informations sur les pratiques performatives utilisant les réseaux, le blog Networked_performance.

Si le mode de fonctionnement de l’association Turbulence a peu évolué au fil des années, l’histoire de Rhizome est par contre plus mouvementée. Apparue en 1996 sous la forme d’une liste de diffusion offrant la possibilité à des artistes, des critiques, des commissaires d’expositions ou tout simplement des curieux de discuter et de faire circuler des informations autour du Net Art, le site web hébergea ensuite un espace de vente d’œuvres.
En 1998, Rhizome connut un changement d’orientation: la galerie ferma, la liste de diffusion fut repensée dans son fonctionnement et Rhizome commença un programme ambitieux d’archivage, Artbase, toujours en activité aujourd’hui.
Enfin en 2001, Rhizome lança un premier programme de commission. Organisée pour célébrer leurs dix années d’activités respectives, l’exposition en ligne D.I.Y. or Die nous propose de regarder plus avant les pratiques artistiques que défendent ces deux figures du Net Art.

Le titre de l’exposition, qui reprend le slogan punk do it yourself, rappelle que l’art utilisant les réseaux s’est surtout développé en marge des systèmes classiques de production, de diffusion et de promotion de l’art contemporain. Ce slogan est aussi une référence à la place importante que les artistes de l’exposition accordent à la participation: en effet, nombre de ces œuvres demandent aux spectateurs d’agir, de tester, de modifier, de jouer...

La première des œuvres de l’exposition — ou le premier des liens à cliquer puisque l’exposition se présente comme une succession de liens — est d’ailleurs un jeu vidéo en ligne. Average Shoveller de Carlo Zanni nous propose d’incarner un jeune new-yorkais aux prises avec un déluge d’images et de textes prélevés en temps réel sur la toile. Ici le monde réel entre dans un jeu à l’esthétique 80’s.

Quelques liens plus tard, le projet de Michael Mandiberg inverse ce mouvement : OilStandard est un plugin à installer dans le navigateur Firefox. Une fois ceci fait, il suffit d’aller faire un tour sur le site d’Amazon ou celui d’Apple pour constater que tous les prix s’affichent en baril de pétrole. L’artiste nous propose ici des lunettes déformantes ou des «correcteurs de réalité» pour reprendre le terme de Gilles Barbier. Mais à l’inverse de ce dernier qui mystifie la banalité à grand coup de post-it, Mandiberg se confronte à des contextes économiques et sociaux pour les dévoiler de manière directe, souvent didactique, comme c’est par ailleurs le cas pour la majorité des œuvres présentées dans l’exposition.
Au fil de l’exposition, notre participation est souvent limitée à la simple utilisation d’une œuvre d’art pendant quelques minutes, ou pendant quelques jours dans le cas de OilStandard.

Graph Theory de Jason Freeman va un peu plus loin en nous proposant d’intervenir dans le processus de composition d’une pièce musicale pour violon en perpétuelle évolution. La partie en ligne de ce projet permet à son utilisateur d’assembler de manière intuitive soixante et un fragments musicaux selon ses envies.
Ses choix, qu’il peut confronter aux choix les plus populaires, modifient automatiquement la partition de Graph Theory, disponible en téléchargement sur le site. Lors d’une présentation publique de cette pièce, proche de la musique sérielle, le soliste imprime à la dernière minute la partition la plus récente. Le projet nous place donc en tant qu’internaute dans une position hybride — entre une structure rigide conçu par l’artiste et des variations éphémères interprétées par un violoniste — permettant ainsi, au gré des contributions, qu’aucune forme définitive ne soit jamais fixée.

A l’inverse, Eternal Sunset d’Adriaan Stellingwerlff nous offre une vision figée du monde puisque ce site web se connecte sur des webcams au moment où celles-ci filment un coucher de soleil. En direct et 24 heures sur 24, il est ainsi possible de ne rien faire, ou plutôt de contempler la tombée de la nuit. Rien de bien réjouissant cependant dans cette succession de carte postale dans la mesure où la pixellisation des images entre en écho permanent avec la vacuité de la retransmission.
L’aspect délavé des images semble être moins dérangeant lorsqu’il s’agit d’une vidéo stupide sur YouTube ou d’une conférence de haut vol. Ici, le site devient une démonstration flagrante du fait que le charme de la nature ne passe pas le filtre technologique, et le regard s’ennuie vite. Peut-être vaut-il mieux participer?



Créateurs
puce rouge Michael Mandiberg
puce rouge Carlo Zanni





site_com


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