ART | EXPO

Some Truths

21 Avr - 26 Mai 2018
Vernissage le 21 Avr 2018

L’exposition « Some Truths » à la galerie parisienne Almine Rech présente de récentes sculptures de l’artiste américaine Arlene Shechet, des œuvres en bois, en céramique, en bronze, en aluminium ou encore en ciment qui multiplient les assemblages et les associations de contraires.

L’exposition « Some Truths » à la galerie Almine Rech réunit pour la première fois à Paris des sculptures d’Arlene Shechet, des pièces qui reposent sur les assemblages et les associations.

Arlene Shechet, des sculptures fondées sur l’assemblage

Le langage plastique de l’artiste américaine Arlene Shechet se fondent sur le principe de la synthèse de contraires : utilisant une large gamme de matériaux, ses sculptures associent matières brutes et fabriquées, figuration et abstraction, humour et emphase. Ainsi les œuvres présentées dans la salle principale, des sculptures réalisées entre 2015 et 2018, regorgent-elles d’associations et d’assemblages.

Agglomérat de volumes élémentaires en céramique et en bois exclusivement peints en blanc, noir et gris, l’œuvre intitulée Equal Time (2017) évoque le constructivisme tandis que celle intitulée The Body is an Ear fait référence aux personnages, à l’architecture, aux costumes et au mobilier du XVIIIème siècle à travers une agrégation de morceaux de bois partiellement laissés bruts et s’équilibrant sur un bloc de céramique émaillée et un pied sculpté.

Arlene Shechet rend hommage à Auguste Rodin

On découvre ensuite, exposée pour la première fois, la grande sculpture en aluminium moulée Standing Paw, réalisée en 2018, impressionnante représentation d’une patte animale. Cette œuvre offre un clin d’œil à l’exposition en plein air que prépare Arlene Shechet et qui sera prochainement présentée au Madison Square Park de New York, autour de l’ambivalence entre espace public et espace privé.

Dans la dernière salle, la nouvelle sculpture moulée en bronze d’Arlene Shechet, intitulée Prophet: Madame F, évocation d’une boule de papier froissé placée au sommet d’une colonne blanche, rend hommage à une œuvre d’Auguste Rodin : l’installation qui fut présentée en 1900 au musée Rodin, dans laquelle l’œuvre du sculpteur Madame Fenaille, buste drapé, la tête relevée, sur gaine à rinceaux trône en haut d’une colonne classique au sein d’un ensemble de socles cylindriques divers réunis sur une vaste plate-forme ovale.