ART | EXPO

La Tempête

25 Nov - 11 Mar 2018
Vernissage le 24 Nov 2017

L’exposition « La Tempête » au Crac Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, à Sète, réunit autour de cette thématique les œuvres de quarante-sept artistes contemporains. Tableaux de Yan Pei-Ming, sculptures de Johan Creten et Jean-Michel Othoniel, vidéos de Douglas Gordon, photographies de Florence Paradeis ou installation de Philippe Ramette témoignent de notre rapport ambigu à la tempête, source de peur comme de fascination.

L’exposition « La Tempête » au Centre Régional d’Art Contemporain Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, à Sète, rassemble les œuvres de quarante-sept artistes autour de la thématique du déchaînement des éléments, naturels ou non.

La tempête, sujet récurrent de l’histoire de l’art, de William Shakespeare à William Turner

Le thème de la tempête traverse l’histoire de l’art depuis ses origines et son importance dans la littérature comme dans les arts plastiques reflète celle qu’elle revêt dans nos vies mêmes. La tempête renvoie à une contradiction intime : si, instinctivement, nous cherchons à nous abriter de la pluie, du vent et de l’orage, nous éprouvons aussi une fascination profonde pour la force de la nature qui se révèle à travers eux.

A la suite de nombreux écrivains et plasticiens qui se sont intéressés au sujet de la tempête, du tableau La Tempesta, de Giorgione à celui de William Turner intitulé Tempête de neige en mer en passant par la pièce de théâtre La Tempête de William Shakespeare, quarante-sept œuvres d’artistes dont plusieurs ont déjà exposé au Crac, ont été sélectionnées pour leur traitement des multiples notions qui lui sont associées.

La tempête traverse des œuvres de Dominique Figarella, Marcel Broodthaers, Johan Creten, Douglas Gordon et Annette Messager

Les œuvres s’articulent autour du bouleversement qui est au cœur de la notion de tempête, qu’elle soit externe et déchaîne les éléments naturels, ou interne et déchaîne des émotions. La peinture à l’acrylique sur bois intitulée Taille poison de Dominique Figarella s’inscrit dans une pratique en mouvement dont le tableau ne constitue qu’une partie, l’intérêt portant sur le processus créatif et sur la temporalité de la composition.

Une sculpture de Michel François est elle aussi le fruit d’une pratique en forme de work in progress permanent où chaque œuvre est porteuse de multiples possibles, la matière étant ouverte au parasitage, au recyclage et à tout autre bouleversement. La réalisation de Marcel Broodthaers intitulée Chère petite sœur, celle-ci pour te donner une idée de la mer pendant la tempête, basée sur une carte postale ancienne et sur le texte qui a été écrit dessus par son expéditeur en 1901, soulève les questions liées à l’utilisation d’un document préexistant, en même temps que les émotions évoquées par l’image d’un paquebot naviguant dans un port pendant une tempête et les mots de l’expéditeur évoquant un épisode de tempête qu’il vient de vivre.

A leur façon, des œuvres de Jean-Michel Alberola, Johan Creten, Douglas Gordon, Fabrice Hyber, Annette Messager, Jean-Luc Moulène, Jean-Michel Othoniel, Florence Paradeis, Philippe Ramette ou encore Yan Pei-Ming témoignent toutes des émois, peurs et excitations que suscite la tempête…