DANSE | SPECTACLE

Amas

12 Jan - 19 Jan 2017
Vernissage le 12 Jan 2017

Dans le cadre du festival de danse « Faits d’hiver », le Théâtre de Gennevilliers présente Amas de Myriam Gourfink. Tentative de création d’une chorégraphie collective, ce spectacle privilégie l’exploration de l’espace par le corps en proposant aux interprètes d’être les maîtres-d’œuvre de la chorégraphie.

Spectacle pour huit danseuses évoluant à l’intérieur d’un espace restreint en forme de carré, Amas tente de saisir le rapport des corps à l’espace et son évolution constante. Myriam Gourfink suggère ainsi d’ouvrir des perspectives et créer des volumes au moyen de l’accumulation des corps des danseuses.

Construire l’espace

Myriam Gourfink propose à cette fin de mettre en place un dispositif chorégraphique dans lequel les interprètes participent entièrement à la création de leur propre espace. Les gestes, les formes produites, les déplacements et, plus encore, les relations avec les autres, sont autant de données que Myriam Gourfink intègre dans sa chorégraphie. La danse est alors envisagée comme l’organisation d’un espace en mouvement au sein duquel les danseurs ont un rôle prépondérant puisqu’ils construisent activement la chorégraphie. Pour Myriam Gourfink, il importe que le corps conquière l’espace, en l’occupant et en le représentant tout à la fois.

Amas : une chorégraphie collective

Amas radicalise en quelque sorte cette démarche en associant plus intimement encore les danseuses à la composition chorégraphique. En privilégiant avant tout l’anticipation des gestes, Myriam Gourfink conduit ces dernières à organiser les divers éléments de la chorégraphie selon leurs propres perceptions, leurs émotions, et leur vision d’ensemble du déroulement de la pièce. Devenant en quelque manière chorégraphes, les interprètes font de la danse un véritable champ de création et d’expérimentation dans lequel ils explorent l’espace et le rendent vivant.

Amas se révèle être une chorégraphie collective qui, sur une musique électronique originale de Kasper T. Toeplitz, donne à voir un enchevêtrement de rapports spatiaux faits de superpositions, de juxtapositions, et de formes géométriques.

Comme dans les pièces précédentes de Myriam Gourfink, Amas accorde une place essentielle à la respiration et à la lenteur. Car la danse, selon Myriam Gourfink, est étroitement liée aux pratiques du yoga et de la méditation. Tout mouvement doit ultimement exprimer l’intériorité individuelle dans laquelle il trouve son origine.