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AGENDA | PHOTO
Jennifer Allora, Guillermo Calzadilla...
Land Marks
09 avr. - 18 juin 2005
Paris. Galerie Chantal Crousel


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INFOS PRATIQUES
au-dessus du sol. Elles représentent deux techniques, deux manières antinomiques d’effectuer un geste simple. L’occidental scie en poussant l’outil tandis que l’oriental tire la lame vers lui-même. Les deux cultures exécutent donc ici une chorégraphie de gestes, un mouvement de balancier parfaitement coordonné.

Alberto Garcia-Alix : Ce choix de photographies en noir et blanc témoigne aussi de l’occupation d’un territoire spatio-temporel : celui de la Movida madrilène des années 1980. À la manière d’un anthropologue, mais tout en vivant au rythme des acteurs de ce monde marginal –qui sont aussi ses amis, Alberto-Garcia Alix en décrit le quotidien, la vie nocturne, les émotions et les drames, tels le Sida ou la drogue. Ces photographies agissent comme un prisme reflétant la réalité de cet autre contexte socio-urbain, dont les « Land Marks » seraient les visages qui les peuplent, que ce soit dans la rue, devant l’étale d’une fête foraine ou dans un café.

Yorgos Sapountzis : Adoptant la pratique d’un espace intermédiaire qui émerge de la relation entre espace public et espace privé, Yorgos Sapountzis nous enmène vers des limbes urbaines où tout est redéfini. Engagé dans une pratique où il s’approprie l’espace urbain et le réorganise à sa façon, il élève l’objet du quotidien au rang de monument tandis que le monumental devient commun. Par ailleurs, éliminant ou ignorant toute frontière, il nous révèle son univers personnel à mesure qu’il recompose un espace à la fois social et historique dont le regardeur fait l’expérience à la manière d’un spectacle.

Melik Ohanian : Les « Selected Recording » appartiennent à une série illimitée de photographies dont chaque tirage est unique. Elles sont identifiées par un simple numéro ; aucune indication de lieu ou de temps. Elles ne livrent aucun indice permettant d’en définir le sujet, ni même de deviner les intentions de celui qui les a prises. Comme leur titre l’indique, par un processus proche de l’inventaire et de la sélection, elles constituent un « arrêt sur image » de moments et de lieux que l’artiste a traversé au cours de ses voyages. Ces images ne résistent pas seulement à tout idée d’autobiographie, elles se rendent directement accessibles au regardeur et l’encouragent à y projeter ses propres expériences. À ces portions d’espace du monde réel vient se superposer l’espace mental du spectateur.

Thomas Hirschhorn fait référence à un territoire et des trafics précis par les titres qu’il appose sur ses travaux sur papier. Il y superpose le collage et le dessin dans une profusion extrême. La superficialité, le sexe et la violence des images découpées se mêlent dans un enchevêtrement de lignes qui s’inspire des boubous africains, créant un all over à l’instar des virus ou des réseuax dans ses travaux antérieurs.

Anri Sala : La végétation luxuriante au premier plan, les montages embrumées en arrière plan, c’est dans cet environnement naturel paisible, presque silencieux, que vient se nicher dans un espace circonscrit ce que l’on identifie comme un terrain de jeu,vide : une empreinte de l’occupation humaine sur le paysage. À la différence de « 31°-131° », de 2003, où la présence humaine était rendue tangible par son absence -une portion de sol foulé au milieu d’herbes hautes, ici la ville n’est plus très loin. Mais là encore, l’artiste réussit à transposer cet espace physique qui ne révèle aucun indice quant à sa position géographique, mais cependant reconnaissable dans la mémoire collective, en une zone mentale où s’entremêlent sérénité et inquiétude, réalité et fiction.

Moshe Ninio : « Rainbow : Rug » consiste en une plaque miroirique contenant et découvrant l’image holographique d’un tapis : l’œuvre disposée à même le sol, et recevant de biais une projection lumineuse, invite le spectateur à s’en approcher et à en faire le tour. L’image holographique surgit alors, sous un angle de vue bien particulier : celle d’un tapis oriental aux couleurs vives, enroulé. Le parcours du spectateur dans la pièce est ici déterminant de sa relation avec l’œuvre et de l’énigme qu’elle recèle. L’apparition, qui était une simple plaque monochrome l’instant d’avant, projette soudain le spectateur vers un territoire inattendu : l’Orient. D’autre part, l’image du tapis, qui apparaît et disparaît selon le déplacement du spectateur, fais échos à la fonction même de cet objet dans la culture orientale, qui, enroulé, suggère le nomadisme, le passage, la mobilité.

Fikret Atay : Cette scène déroutante au premier abord, a été filmée lors

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