liberté de rythme et
de ligne. Elle s’approprie sur un mode irrévérencieux l’expérience de l’art minimal et processuel.
Jean Laube présentera plusieurs de ses
Chambres, petits studios de « poche » qui sont à la fois des « constructions » évoquant la peinture, la sculpture et une architecture imaginaire ; petits espaces spéculatifs, ils sont une expérimentation des relations aux formes, aux couleurs, à la lumière et à l’espace. Mais ils fonctionnent comme une invitation au spectateur, par l’expérience de son propre regard, à reconsidérer et réinventer chaque fois un univers qui se donne comme un fragment d’une oeuvre possible ou au contraire insaisissable dans sa totalité.
Al Martin exposera ses
Poubelles et d’autres travaux qui font appel à des procédures souvent paradoxales, et qui s’attaquent à la peinture par ses bas-côtés. Il aime s’attaquer à la production du tableau à rebours de sa tradition. C’est ainsi dans les chutes qu’il va trouver la matière de sa peinture, sa texture, sa couleur, sa densité sa capacité à donner une forme et une couleur au temps. C’est
l’expérimentation de l’aléatoire d’un geste répété, d’un processus qui va produire l’oeuvre.
Gilles Oleksiuk, tout jeune artiste de Marseille, réalisera deux sculptures avec des matériaux qui viennent de l’univers des objets et de leur conditionnement (sacs plastiques et sangles à colis) et dont les qualités semblent peu compatibles avec le principe érectile de la sculpture.
Wilson Trouvé proposera entre autres une série de dessins réalisés à la colle thermofusible (
Aquarium et
Drawing, 2007) où le processus produit, et la surface, et le dessin.
Arnaud Vasseux, qui vit et travaille à Marseille, proposera une nouvelle version de sa sculpture éphémère réalisée avec du plâtre projeté sur une bâche à la Grande Boise en 2007, ainsi qu’un ensemble de